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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’inspecteur général des services judiciaires appelle à l’application du code de justice militaire

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 25 Septembre 2017 (RJDH)—Joseph Bindoumi, Inspecteur général des services judiciaires plaide en faveur de l’application des textes du code de justice militaire comme un moyen dissuasif des hommes en treillis, impliqués dans des infractions pénales et des crimes. Plaidoyer fait lors d’une interview accordée au RJDH ce 25 septembre à Bangui.

 

L’absence de la chaîne pénale au sein de la grande muette inquiète les défenseurs des droits humains dans un contexte où plusieurs personnels militaires et paramilitaires sont visés dans les violences basées sur le genre sans aucune forme de sanction adéquate. Selon l’Inspecteur des services judiciaires la redynamisation du tribunal militaire est un début de la réponse.

 

Selon Joseph Bindoumi, cette faiblesse a des conséquences graves « si cette instance a été efficace, les auteurs des infractions et crimes commis par nos forces devant l’Ecole nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) par exemple, devraient être traqués, jugés et condamnés », s’est-il indigné.

 

Il a relevé que l’embargo pèse encore sur nos forces de défense, parce que cette juridiction ne fonctionne pas, «  malgré que la loi portant code de justice militaire ait été votée à l’Assemblée Nationale en 2016,  l’opérationnalisation de cette instance juridique  spéciale pose problème. Le redéploiement des FACA, la nomination des nouveaux fonctionnaires et leur redéploiement à ce poste, la stabilité de l’autorité de l’Etat à l’intérieur du pays, sont les conditions de la redynamisation du tribunal militaire permanent », a-t-il suggéré.

 

Le tribunal militaire permanent (TMP) a été sous Bokassa. En 2016, l’Assemblée Nation a adopté la loi portant code de justice militaire permanent. Le rôle de cette juridiction est de traduire et e juger les auteurs des infractions et crimes commis par des hommes en uniforme.

 

 

Centrafrique : Bozoum accueille par vague les déplacés de Bocaranga

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

BOZOUM, 26 Septembre 2017(RJDH)— Plusieurs déplacés de la ville de Bocaranga arrivent par vague à Bozoum, localité située à 127km de Bocaranga, fuyant les exactions des éléments de 3R. Ils sont accueillis dans des familles d’accueils dans l’attente d’une aide humanitaire.

 

L’arrivée massive des déplacés de Bocaranga à Bozoum est signalée au lendemain des attaques armés contre la population civile de Bocaranga. Attaque attribuée aux éléments de 3R dirigé par Sidiki dans la localité de Bocaranga. Lesquels combats ont fait plusieurs morts et des déplacés et qui suscitent au sein de l’opinion nationale des réactions tant au sein de la classe politique que de la société civile.

 

L’un des déplacés de Bocaranga à Bozoum a souligné qu’il a pu rejoindre Bozoum en moto avec sa famille, « dès que les combats ont commencé, j’ai vite pris ma femme et mes trois (3) enfants pour regagner Bozoum malgré que je n’ai pas des parents à Bozoum. L’essentiel est que je puisse sauver ma peau et celle ma famille. C’est vrai, nous sommes dans une situation critique pour le moment », a expliqué Patrick chef de ménage après avoir gagné Bozoum.

 

La venue des déplacés de Bocaranga commence à inquiéter les habitants de Bozoum et les humanitaires, « nous sommes inquiets de l’arrivée massive des déplacés, les conséquences commencent à se faire sentir car depuis le lundi, les humanitaires ne sont pas sortis sur les axes notamment axe Paoua, Bocaranga et autres pour distribuer des vivres aux vulnérables comme ils le font habituellement en période de crise. Et c’est regrettable », s’inquiète Martine habitante de Bocaranga.

 

Selon des informations à notre possession, une réunion en faveur les déplacés est en train de s’organiser pour apporter de l’aide à ces déplacés.

 

Des sources sécuritaires encore non recoupées indiquent que des renforts en provenance de Bossangoa et Paoua seraient en route pour rejoindre les Anti-Balaka de Bocaranga.

 

 

Centrafrique : les usagers de la route s’inquiète des véhicules sans plaque d’immatriculation

 

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 26 septembre 2017(RJDH)—Plusieurs véhicules circulent dans le pays sans plaque d’immatriculation. Une situation qui inquiète les usagers de la route et fait réagir les services de transport de surface à Bangui. Un dossier du RJDH réalisé après le constat.

 

L’absence de ces plaques d’immatriculation complique la tâche aux usagers de la route et à la police routière quand il s’agit de l’accident de circulation. Certains usagers de la route justifient cette inquiétude par des arguments sécuritaires dans un pays fragilisé par la crise et qui doit renforcer la sécurité à tous les niveaux. Au niveau du département de transport, cette question se justifie par l’arrêt de la délivrance depuis le 4 avril 2016 et indique qu’il existe des autorisations de transports et toutes pièces afférentes provisoires.

 

Le service des transports routiers au ministère des transports reconnait ce problème et dit avoir pris des dispositions, juste pour le secteur des transports en commun, « pour la carte grise et les plaques d’immatriculation et les autorisations de transport, je pense que des mesures ont été prises depuis le 04 avril 2016 en ce qui concerne les taxis et bus. Tous ont une carte provisoire de circulation et dès que la situation du pays sera stable, le département de transport et de l’aviation civile va lancer un communiqué à tous les usagers de venir régulariser leur situation. C’est en partant de là que les véhicules peuvent avoir leur propre numéro, leur carte grise, titre de transport et plus de carte provisoire pour les conducteurs », confie Jean Christophe Ngoamati, chef de service des transports routiers.

 

Certains conducteurs de taxis et bus interrogés sur ce sujet accusent le gouvernement de n’avoir pas pris des dispositions préalables, malgré le retour à l’ordre constitutionnel. « Il est bien vrai qu’après la crise, nous nous sommes confrontés à d’énorme difficultés concernant les titres de transport, les plaques d’immatriculation et les numéros personnels. Mais le gouvernement a pris des dispositions pour nous délivrer des titres provisoires de transport surtout à tous les usagers de la route, mais cela traine encore.  Donc nous souhaitons que les usagers puissent avoir leur carte grise et leur titre de transport »  a lâché un conducteur rencontré au Km5.

 

Les difficultés de la délivrance des cartes grises, plaques d’immatriculation interviennent au moment où le gouvernement suspend les activités de la société d’une entreprise privée sensée délivrer ces pièces et tout autre acte d’état civil.

 

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