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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 23:13
Violences en RCA : l'avertissement du président Touadera

 

 

Violences en RCA : l'avertissement du président Touadera

 

 

Faustin-Archange Touadéra a lancé cet avertissement à l'occasion de la célébration du 57ème anniversaire de l'indépendance du pays.

 

Un anniversaire fêté sans fastes, selon l'Agence France Presse.

 

"Je demande aux commanditaires des crimes d'arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la justice sera implacable" a déclaré le président Touadera dans un discours à la nation.

 

Depuis le mois de juillet, la Centrafrique connait des violences, notamment dans le centre et dans l'Est.

 

Ces violences ont entraîné la mort d'au moins 60 personnes.

 

 

 

Centrafrique: "justice implacable" face aux violences

 

Par   Mis à jour 

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a affirmé ce dimanche que la justice sera "implacable" envers les groupes armés qui ravagent le pays en toute impunité, à l'occasion de la fête de l'indépendance du 13 août.

 

"Je demande aux groupes armés d'arrêter toutes les hostilités, conformément à leurs engagements", a déclaré le président Faustin-Archange Touadéra dans un discours aux Centrafricains à Bangui. "Je demande au commanditaires des crimes d'arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la justice sera implacable", a-t-il martelé, renouvelant des appels déjà exprimés depuis plusieurs mois à "zéro impunité" envers les groupes armés.

 

Une Cour Pénale Spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, devrait commencer son travail d'enquête vers octobre 2017.

 

Soixante morts depuis juillet

 

Depuis plusieurs mois, la Centrafrique est en proie à un regain de violences, dans le centre (Bangassou en mai, Bria en juin, Kaga-Bandoro en juillet), et dans l'est (Zémio en juin). Des tueries ont fait au moins 60 morts depuis début juillet de Bangassou et Gambo (sud-est) à Ngaoundaye (nord-ouest) en passant par Alindao (sud).

 

Les groupes armés "ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique (notamment l'or et le diamant) un élément central de leur stratégie", explique dans un rapport publié début août l'ONG Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires.

 

La Centrafrique peine à sortir du conflit entamé avec le renversement en 2013 du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka. L'intervention militaire de la France (opération Sangaris, 2013-2016) et le déploiement de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca, 12.500 hommes) ont d'abord considérablement réduit les violences, mais les groupes armés ont progressivement repris leurs activités depuis le départ de Sangaris

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