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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 23:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Le peuple centrafricain écarté de débat sur la justice », constate Jeffrey Hawkins

 

 

PAR THIERRY KHONDE LE 3 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 03 Août 2017 (RJDH) – Il est temps pour le peuple centrafricain de s’exprimer sur les questions de DDRR, l’amnistie et les pourparlers de Paix de façon républicaine et pacifique avec un engagement politique. Un souhait qu’a formulé le diplomate américain Jeffrey Hawkins au terme de sa mission diplomatique en Centrafrique.

 

Jeffrey Hawkins, Ambassadeur sortant des Etats-Unis en Centrafrique a fait cette déclaration dans son allocution devant certains membres de la Société civile ce jeudi 03 août 2017 au centre Martin Luther King de l’Ambassade des Etats Unis en Centrafrique.

 

Au moment où la société civile avec la coalition pour la Cour Pénale Internationale se mobilise pour que la voix du peuple soit écoutée sur la question de la lutte contre l’amnistie et l’impunité, Jeffrey enfonce le clou avec cette interpellation de la société civile à aider le peuple à s’exprimer.

 

« Je pense que le moment est venu pour que le peuple centrafricain s’exprime encore. Dans tous les débats qu’on aurait pu avoir sur le DDRR, les pourparlers de Paix avec les groupes armés le peuple a été écarté de tout ce débat-là, je pense qu’il est temps pour ce peuple de s’exprimer de façon républicain et  pacifique avec un engagement politique pour trouver une vraie solution durable », a-t-il dit.

 

Il trouve que le leadership centrafricain devrait d’être à l’écoute des vœux  de ce  peuple meurtri. Il a évoqué l’élan de l’expression qui s’est déclenchée depuis les consultations populaires et le Forum de Bangui, où les centrafricains ont refusé l’impunité en optant pour la justice. « J’ai encore les souvenir de la population du KM5, lors du référendum  constitutionnel, qu’on avait voulu empêcher de voter, mais qui a lutter pour que leurs voix compte.  Aujourd’hui, nous avons des institutions acceptées par tous et qui fonctionnent », a-t-il expliqué.

 

Pour lui, il est de la mission de la société civile d’aider le Gouvernement en donnant les opportunités à la population de s’exprimer de manière pacifique avec un esprit de dialogue constructif en respectant les institutions pour une paix durable.

 

Jeffrey Hawkins est rappelé après avoir succédé à David Brown qui était chargé d’affaire après deux ans de fermeture de l’Ambassade des Etats Unis en Centrafrique avec le déclanchement des violences à Bangui. Il a été le premier Ambassadeur accrédité auprès de la RCA après l’ouverture de leur ambassade. Il a le mérite de beaucoup d’impliquer dans le succès de la table ronde de Bruxelles organisé par l’Union Européenne et le Gouvernement Centrafricain.

 

 

Centrafrique : Le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko réhabilité à plus de 60%

 

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 3 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 03 Juillet 2017 (RJDH)—Les travaux de réhabilitation de la piste de l’aéroport évoluent positivement et niveau d’exécution est de 60% selon Alain Guy Kamegba, directeur général de planification, suivi et évaluation au ministère des Travaux publics lors d’une interview accordée au RJDH à Bangui.

 

Dans le cadre de coopération entre la République Centrafricaine et l’Emir d’Arabie Saoudite, une convention de réhabilitation des infrastructures aéroportuaire a été signée entre ces deux pays. 7 milliards 500 millions de francs est déboursé pour financer les travaux en cours d’exécution. Ces travaux sont lancés à un moment où le tarmac de l’aéroport connait un affaissement avancé, alors que le gouvernement projette faire de cet aéroport d’un standard international.

 

Alain Guy Kamegba indique  que les travaux répondent aux exigences de la structure qui veille sur les aéroports. «  Suite à une inspection de L’OACI, la structure qui gère les aéroports il nous a été demandé de réhabiliter très rapidement notre aéroport qui est la seule porte d’ouverture à l’internationale. C’est ainsi que nous avons bénéficié d’un fond Saoudien  qui consiste a renforcé la chaussée aéronautique de cet aéroport. Les travaux consistent premièrement  au traitement des fissures des couches de base ; il y a aussi l’aspect reprise des balisages » a-t-il précisé.

 

Il a en outre précisé que les travaux ont  déjà atteint 60%   « C’est une entreprise  Sud-africaine, qui a décroché le marché et elle travaille  sous le contrôle d’un bureau d’études  Français Eddy-Sevia, le montant déboursé pour  ses travaux est de 7.500.000.000 Francs et à ce jour les travaux sont à 60% parce que tout ce qui concerne le traitement des fissures, le curage des fossés et d’assainissement de drainage sont déjà finis, nous sommes à l’ultime phase qui est le renforcement de la piste d’atterrissage en béton bituminé »  a-t-il ajouté.

 

Les cadres de la navigation aérienne sont mis à contribution pour leur expertise et le délai d’exécution est de 6 mois. Les travaux s’effectuent entre 18h à 4h du matin et n’empêchent pas les avions d’atterrir ni de décoller le jour.

 

 

Centrafrique : L’insalubrité, une préoccupation oubliée à l’hôpital de l’Amitié à Bangui

 

PAR NOURA OUALOT LE 3 AOÛT 2017

 

BANGUI, 03 aout 2017(RJDH)—L’insalubrité à l’hôpital de l’Amitié est de plus en inquiétante. Cette situation constitue une menace pour la santé des malades et de leurs parents.

 

Il est 10h à Bangui, nous sommes à l’hôpital de l’amitié situé au quartier Fouh dans le 4ème arrondissement. A première vue, l’hôpital est somptueux avec une devanture propre. Les signes de l’insalubrité apparaissent lorsque nous empruntons les couloirs. Un peu partout, des toiles d’araignées. Les murs sont sales ainsi que les persiennes dont beaucoup sont cassées. Au service de la traumatologie, nous rencontrons Adèle qui depuis deux semaines est au chevet de son père. Cette femme d’une trentaine fait le même constat, « l’hôpital est trop sale. L’entretien des salles est nul, les sols ne sont pas bien nettoyés. Les eaux nous envahissent même à l’intérieur pour ne pas parler des toilettes où on n’a même pas envie d’y aller. Ce qui fait que les moustiques nous piquent».

 

En passant derrière la traumatologie, on tombe sur le foyer, là où la nourriture des malades est préparée. Mais, là encore, l’insalubrité est à son comble. L’endroit est envahi par de hautes herbes, ce jusqu’au niveau de la morgue. Nous sommes accueillis par une odeur qui fait vomir malgré tout, les parents des malades sont là pour préparer. Marina, un des parents parle de leur souffrance, « nous respirons avec peine, mais nous sommes obligés de supporter ces odeurs qui proviennent de ces ordures et parfois des produits périmés brulés juste à côté de là où nous dormons et préparons pour nous et les malades ».

 

A côté d’elle, Maryse est assise sur une natte. Elle prépare avec une certaine rapidité parce qu’elle veut vite quitter les lieux.  Pour elle, la santé des malades et de leurs parent est menacée, « l’alentour et même l’intérieur de l’hôpital sont sales. Je fais vite ici pour quitter le foyer à cause de cela. Ici, c’est la santé de tout le monde qui est en danger.  Nous sommes vraiment exposés aux moustiques au risque d’attraper encore des maladies. Je demande au directeur et surtout au chef du service d’assainissement de prendre  leur responsabilité», a lancé Marlyse sur un ton coléreux.

 

A quelques pas du foyer et à gauche, se trouve un groupe de parents des malades. Pour les rejoindre, nous passons entre des tas d’ordure avec le bourdonnement des mouches. Nous sommes obligés de nous boucher le nez. Pour Pierre, un des membres de ce groupe, il faut aménager la place du point d’eau, « en dehors de hautes herbes qui nous  envahissent, je remarque aussi que là où l’on fait les vaisselles et la lessive  n’est pas propre. L’eau, c’est la vie mais aussi un moyen facile pour attraper des maladies, nous supplions le personnel soignant de mettre ces places au propre ».

 

L’insalubrité est l’un des problèmes majeurs de l’hôpital de l’Amitié même si l’on ne semble pas le voir ainsi. Joachin Paterne Témbéti, directeur intérimaire de l’hôpital ainsi que le chef du service d’hygiène n’ont pas souhaité se prononcer sur cette situation qui constitue une menace réelle pour la santé des malades et de tous ceux qui fréquentent cet hôpital qui est le deuxième hôpital en Centrafrique en terme de capacité d’accueil.

 

Inauguré en 1987, cet hôpital est le fruit de la coopération sino-centrafricaine.

 

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