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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:00
Lu pour vous : Coup de ceinture et piment pour corriger l'enfant

 

 

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr  27/06/2017 05:32

 

Une Centrafricaine, habitant l'agglomération de Tours, a été condamnée à six mois de prison avec sursis, hier. Elle éduquait sa nièce par des châtiments corporels.

 

Le signalement est venu d'une école primaire de l'agglomération de Tours. A plusieurs reprises, au cours de l'année 2016, l'enfant s'était plainte de violences perpétrées par sa tante qui l'héberge chez une cousine.

 

 L'écolière évoque de l'huile de piment sur les yeux pour un bol mal lavé, un coup de ceinture pour le vol hypothétique d'un collier, des coups avec une cuillère en bois ou des privations de nourriture (jusqu'à trois jours) quand elle ne lisait pas bien. Un médecin légiste confirme les traces de coups.

 

La fillette a déjà eu une enfance difficile : un père assassiné en Centrafrique cinq ans auparavant, une maman décédée de maladie un an plus tôt, puis, pendant des mois, ballottée chez des oncles et tantes en différents pays d'Afrique, avant d'être finalement accueillie en France par son grand-père. Un aïeul qui, trop âgé, n'a finalement pas pu s'occuper d'elle. Celle-ci a donc été confiée à une tante qui est devenue sa tutrice légale et qui l'héberge chez une cousine dans l'agglomération de Tours. 


Devant les juges, hier, à Tours, la femme de 45 ans a reconnu les violences : « Pour faire comprendre à la petite, qui faisait beaucoup de bêtises, qu'il fallait se comporter correctement. C'est une méthode d'éducation qu'on utilise en Afrique. Moi aussi, je suis passée par là. »

 

L'avocate de l'Adavip (*), administrateur ad hoc de la mineure, a rappelé que cette enfant, certainement traumatisée par la séparation d'avec ses parents, avait, au contraire, besoin de réconfort et d'un suivi particulier : « Les violences ont été répétées sur la durée, elles ne doivent pas être minimisées. »


 « En France, les maltraitances corporelles sont punies sévèrement », a rappelé le procureur, avant de requérir quatre ans de prison avec sursis.

 

 " Un mode d'éducation normal "

 

 « C'est une enfant perturbée, a plaidé l'avocate de la prévenue. Ma cliente, qui n'est en France que depuis un an et demi, a été très vite dépassée. Pour elle, ces violences étaient un mode d'éducation normal. Cette famille n'a connu que des périodes d'extrêmes violences, ces dernières années, en Centrafrique.


 « Des violences qui ont d'ailleurs éparpillé ses membres en plusieurs pays d'Afrique. Toute cette agressivité a malheureusement été intégrée par la famille. Maintenant, ma cliente a compris que ce mode d'éducation n'est pas acceptable. »


La petite est aujourd'hui placée en famille d'accueil. La tante a été condamnée à six mois de prison avec sursis. Elle devra verser 800 € de dommages et intérêts à l'enfant.

 

 (*) Association d'aide aux victimes d'infractions pénales.

 

Cécile Lascève

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