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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 00:11
Lu pour vous : Centrafrique : L'ampleur de la crise sécuritaire réveille les Nations Unies

 

 

 

Christophe SESSOU  14 juin 2017  beninmondeinfos.com  

 

Après deux ans de transition couronnée par l’élection d’un président de la république, les violences se poursuivent toujours en Centrafrique. Après le retrait des forces françaises, les forces onusiennes ont de difficultés à contenir les nombreux groupes armés dont elles deviennent parfois la proie. Une situation qui inquiète les Nations Unies qui veulent désormais revoir leur mandat aux fins d’endiguer ces violences.

 

Deux ans de transition et une année de gestion du pouvoir par un président démocratiquement élu n’ont pas suffi pour ramener la paix en République centrafricaine. La question sécuritaire reste toujours de mise et tel un serpent de mer, demeure difficile à être cernée par les dirigeants. Cette situation est devenue plus critique depuis le départ des soldats de la force française, Sangaris en mars dernier. En effet, il ne manque presque pas de jour où il n’est question de violences contre des minorités ethniques et religieuses de la part des milices armées, dont les principales sont les anti-balaka et les séléka. Des Casques bleus ont même été pris pour cible et plusieurs sont morts, il y a quelques semaines.

 

Une telle situation est préoccupante pour les Nations Unies qui, ont décidé de changer d’option au sujet de la mission onusienne en Centrafrique (Minusca). Lors de la réunion du Conseil de sécurité, les nations unies ont décidé de rendre la Minusca plus mobile et plus réactive pour mieux répondre aux éruptions de violence qui secouent le pays.

 

A cet effet, il est envisagé un possible redéploiement de contingents depuis l'Ouest relativement préservé des violences vers l'est et le centre. L'ONU travaillerait aussi à la création d'une deuxième force de réaction rapide, en plus de celle déjà formée de bataillons portugais sans modifier le plafond de troupes déployées sur le terrain.

 

Certes, ces changements visent à mettre fin aux violences qui secouent la Centrafrique depuis de longs mois. Mais une telle initiative aurait dû être prise depuis plusieurs mois. Les Nations Unies savaient pertinemment que le retrait de la force Sangaris allait créer un vide au niveau de la protection des populations. C’est dès lors qu’il fallait revoir le mandat de la force onusienne. Paradoxalement, il a fallu attendre la mort des centaines de milliers de Centrafricains des suites d’une fusillade avant que l’ONU ne se réveille de sa longue torpeur.

 

La Centrafrique a basculé dans une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans. Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes. L'intervention conjointe de la force militaire française Sangaris et de la Mission des Nations unies (Minusca) avait permis de diminuer les tueries massives et l'élection du président Faustin-Archange Touadera. Mais depuis le début de l’année 2017, il y a une nouvelle vague de violences qui n’épargne même pas les soldats de la paix.

 

Christophe SESSOU

 

beninmondeinfos.com

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