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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 21:47
L'archevêque de Bangui n’a mandaté personne pour signer l’accord de Sant’Egidio

 

 

 

L’archevêque de Bangui dément avoir signé l’accord de Sant’Egidio pour la paix en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com  Loup Besmond de Senneville (avec Laurent Larcher, à Bangui), le 26/06/2017 à 16h38

 

Archevêque de Bangui, en Centrafrique, le cardinal Dieudonné Nzapalainga dément avoir mandaté quiconque pour signer en son nom un « accord politique pour la paix en République centrafricaine » sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio.

 

Le cardinal Dieudionné Nzapalainga n’a jamais signé ou fait signer l’« accord politique pour la paix en République centrafricaine ». Quelques jours après la publication par la communauté de Sant’Egidio d’un texte de dix pages entendant mettre un terme aux violences en Centrafrique, l’archevêque de Bangui dément formellement l’avoir paraphé.

 

La signature d’un certain Godefroy Mokamanede, présenté comme étant le « représentant du cardinal Nzapalainga », figure sur le document. Mais dans un communiqué publié le 22 juin, le cardinal centrafricain précise qu’il n’a « mandaté personne pour le représenter et prendre des engagements en son nom, ni à titre personnel, ni comme président de la CECA (Conférence épiscopale centrafricaine, NDLR), ni comme membre fondateur de la Plateforme des confessions religieuses ».

 

Cette plate-forme interreligieuse, qui réunit également un responsable musulman et un représentant protestant centrafricains, est impliquée dans de nombreux pourparlers de paix.

 

L’archevêque de Bangui salue, dans son communiqué, « tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en RCA ». Interrogé par La Croix samedi 24 juin, il portait toutefois un regard critique sur l’accord publié par la communauté italienne. « Le texte tel qu’il a été publié est une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violences », affirme-t-il.

 

L’accord signé à Rome lundi 19 juin prévoit un cessez-le-feu immédiat. Au terme de trois jours et nuits de travail, ses signataires – les nombreux groupes politico-militaires présents dans le pays, ainsi que les envoyés du président de la République Faustin-Archange Touadéra – se sont mis d’accord sur des points qui touchent aux aspects politique, sécuritaire, économique, humanitaire et social. Ils ont donné à cet accord le caractère d’une « feuille de route » vers la sortie de la crise, censée ouvrir « la voie à la pacification de la Centrafrique ».

 

Le texte a été signé à Rome, en présence du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, d’observateurs de la communauté internationale de Sant’Egidio, de représentants de l’Union européenne et du gouvernement italien. Le cardinal Nzapalainga était le seul responsable religieux à voir figurer son nom sur ce texte.

 

Mais sur le terrain, les combats violents et meurtriers se sont poursuivis, notamment dans les zones de Bangassou, Alindao et Bria.

 

Loup Besmond de Senneville (avec Laurent Larcher, à Bangui)

 

L'archevêque de Bangui n’a mandaté personne pour signer l’accord de Sant’Egidio

 

Par RFI Publié le 27-06-2017 Modifié le 27-06-2017 à 20:41

 

Polémique en Centrafrique autour de l'accord de paix signé sous l'égide de la communauté de Sant'Egidio, signé le 19 juin à Rome entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain. Parmi les signataires, figure Godefroy Mokamanédé, présenté comme le «représentant du cardinal Dieudonné Nzapalainga». Problème : dans un communiqué, le cardinal centrafricain, archevêque de Bangui, déclare n'avoir mandaté personne.

 

Dans son communiqué, le cardinal Nzapalainga salue « tous les efforts pour ramener la cohésion sociale en RCA », mais précise qu'il n'a mandaté personne pour le représenter lors des discussions de Sant'Egidio, ni en son nom personnel, ni au nom de la conférence épiscopale.

 

Les évêques, qui se sont réunis la semaine dernière, font remarquer qu'à aucun moment la conférence n'a été associée à ces discussions. D'où leur surprise de voir figurer au bas de l'accord le nom d'un soi-disant représentant du cardinal.

 

Godefroy Mokamanédé, ancien vice-président de l'autorité nationale des élections, a participé plusieurs fois à des rencontres de ce type, mais comme observateur, indique Mgr Nestor Aziagba, vice-président de la Conférence épiscopale. Mais cette fois c'est de « l'usurpation » ose le prélat.

 

Du côté de Sant'Egidio, on cache mal son embarras. Mauro Garofalo, chargé des relations extérieures de l'organisation, parle d'un « malentendu » que Godefroy Mokamanédé et le cardinal -- qui se connaissent bien selon lui-- devront clarifier entre eux.

 

Cette polémique est-elle de nature a discréditer cette entente de Sant'Egidio ? « Non », répond Mauro Garofalo. « Cette polémique nous permettra d'être encore plus inclusifs. Cet accord est né, mais il faut encore travailler pour le faire apprécier par tout le monde », ajoute le diplomate qui se rendra à Bangui pour des explications de texte auprès des leaders religieux, dont les évêques, la semaine prochaine.

 

 

Centrafrique: les évêques démentent avoir envoyé un émissaire aux négociations de Rome

 

mardi 27 juin 2017  |  AFP

 

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, président de la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA), a déclaré n'avoir mandaté personne à Rome pour la signature d'un accord de paix entre groupes armés, alors qu'un des signataires s'est réclamé de la CECA.


"Tout en saluant tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en République centrafricaine (...) la CECA et son Eminence Dieudonné Cardinal Nzapalainga tiennent à préciser que Son Eminence n'a mandaté personne pour le représenter et prendre des engagements en son nom", explique le prélat dans un communiqué parvenu mardi à l'AFP.


Le texte dénonce le fait qu'"un des signataires s'est présenté comme l'émissaire de S.E. Dieudonné Cardinal Nzapalainga", sans préciser qui était ce signataire.

Le 19 juin, 13 groupes rebelles sur les 14 recensés dans le pays ont signé à Rome un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat, sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio.


Dès le lendemain de la conclusion de l'accord, le cessez-le-feu avait été rompu à Bria, dans le centre, où de violents affrontements ont fait une centaine de morts, selon les autorités locales et des sources sécuritaires.

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