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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 21:25
Centrafrique: l'ONU réclame un «sursaut national»

 

 

 

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 12/06/2017 à 18:07

 

L'ONU a appelé aujourd'hui Les Centrafricains à un "sursaut national" pour trouver une solution politique et les bailleurs de fonds internationaux à "tenir leurs promesses" d'aide.

 

S'exprimant devant le Conseil de sécurité, le représentant spécial de l'ONU en Centrafrique Parfait Onanga-Anyanga s'est déclaré "très inquiet de la situation humanitaire déjà critique du pays" et a estimé qu'elle "pourrait empirer si les autorités centrafricaines ne facilitaient pas le retour dans leurs foyers des réfugiés et des personnes déplacées".

 

Plus de la moitié des Centrafricains, soit 2,2 millions de personnes, ont besoin d'aide ou sont dans une situation d'insécurité alimentaire, a-t-il rappelé.

 

"Il est essentiel, a-t-il souligné, que tous les partenaires internationaux tiennent leurs promesses envers la RCA (...) afin de consolider les dividendes de la paix et maintenir une Minusca (mission de l'ONU en RCA), forte et dotée des ressources suffisantes pour remplir son mandat".

 

"L'heure est grave et, si nous ratons ce rendez-vous, le jugement de l'histoire sera sans concession", a-t-il estimé, affirmant qu'"un sursaut national est plus que jamais indispensable".

 

Le plan de réponse humanitaire de l'ONU pour 2017, qui s'élève à 399,5 millions de dollars, n'a jusqu'à présent été couvert qu'à hauteur de 25%.

 

La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balakas.

 

Les interventions de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont ramené le calme dans Bangui mais 50 à 60% du pays reste sous le contrôle des groupes armés.

 

La Minusca a subi au mois de mai ses plus lourdes pertes depuis son déploiement en 2014. Six Casques bleus ont été tués en mai à Bangassou et sa région, théâtre avec d'autres localités (Alindao, Bria) d'un regain de violences.

 

Dans son dernier rapport sur la situation en RCA, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'est déclaré "préoccupé par l'instabilité généralisée" et s'inquiète d'un possible "embrasement" en raison d'un regain d'affrontements "à connotation religieuse et ethnique".

 

 

Centrafrique : l'envoyé de l'ONU appelle à un sursaut national pour résoudre la crise

 

http://www.un.org 12 juin 2017 – Intervenant lundi devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine (RCA), Parfait Onanga-Anyanga, a estimé que l'heure était grave et a appelé les acteurs centrafricains à un sursaut national pour résoudre la crise.

 

La recherche d'une solution politique a été compromise par la dernière flambée de violence qui, le mois dernier, a embrasé certaines villes de l'est et du centre de la RCA et aggravé les souffrances de la population civile, a déploré M. Onanga-Anyanga, qui est également le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

« Un sursaut national est plus que jamais indispensable », a-t-il estimé en appelant à l'unité des Centrafricains.

 

M. Onanga-Anyanga a évoqué l'intensité des attaques, leur caractère prémédité ainsi que le ciblage des minorités ethniques qui rappellent les plus sombres moments de la crise en RCA. « Le fait nouveau, aussi troublant que révoltant, c'est l'agression systématique et acharnée contre les soldats de la paix », s'est-il alarmé.

 

Alors qu'un calme relatif règne à Bangui, les affrontements entre groupes armés ont continué de faire rage dans l'ensemble du pays, particulièrement dans les préfectures de la Haute-Kotto, du Mbomou, de la Ouaka, de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé, alimentés par la transhumance saisonnière et les opérations visant à prendre le contrôle de territoires riches en ressources.

 

A ce stade critique du processus en vue de l'instauration d'un état de droit dans une RCA paisible et réconciliée avec elle-même et vivant en harmonie avec ses voisins, il est indispensable que tous les acteurs nationaux et internationaux œuvrant à cet objectif parlent d'une seule et même voix, a déclaré le Représentant spécial. « Si nous ratons ce rendez-vous, le jugement de l'histoire sera sans concession », a-t-il mis en garde.

 

La longue liste des abus et violations du passé est malheureusement en train de s'allonger, a enchainé le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Andrew Gilmour, pour qui le moment est venu de lancer un message sans équivoque à leurs auteurs, pour les avertir que leurs méfaits sont documentés et qu'ils devront rendre des comptes.

 

M. Gilmour a présenté au Conseil une version actualisée de son rapport sur la situation des droits de l'homme en RCA. Ce rapport concerne les violations des droits de l'homme commises entre 2003 et 2015. Il vient d'être publié conjointement par les représentants des Nations Unies à Bangui et les autorités centrafricaines, le 31 mai.

 

Il s'agit, a précisé M. Gilmour, d'appuyer l'engagement de la communauté internationale à lutter contre l'impunité en RCA et contribuer aux efforts qui tendent à empêcher la reprise du conflit.

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