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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:27

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 14/06/17 (Xinhua) -- Les tensions politiques persistent dans certains pays d'Afrique centrale, "principalement liées à des processus électoraux récents ou à venir", a expliqué mardi au Conseil de sécurité le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (BRENUAC), Francois Lounceny Fall, cité par l'ONU dans un communiqué publié mardi.

 

M. Fall présentait le rapport du Secrétaire général sur la situation en Afrique centrale et sur les activités entreprises par le Bureau depuis la fin du mois de novembre 2016.

 

Depuis son dernier briefing, a-t-il relevé, les tensions continues ont entravé le progrès vers la consolidation de l'état de droit, la paix et le développement, et ont constitué une menace pour les droits de l'homme, notamment les libertés d'expression et de rassemblement, alors que l'espace politique continue de se rétrécir.

 

Au Gabon, le dialogue national, qui s'est tenu du 29 mars au 25 mai, a produit une série de recommandations, notamment sur les réformes institutionnelles et électorales.

 

Au Cameroun, a poursuivi le Représentant spécial, les tensions semblent s'apaiser progressivement suite aux mesures annoncées par le gouvernement pour répondre aux revendications formulées par des avocats et des enseignants dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest. Après trois mois d'interruption, Internet a été restauré dans ces régions.

 

Par ailleurs, en République du Congo, où M. Fall s'est rendu la semaine dernière, les tensions liées à l'élection présidentielle de mars 2016 et la crise qui a suivi dans la région du Pool entre le gouvernement et l'opposition ont continué de s'envenimer.

 

En République centrafricaine (RCA), le Secrétaire général a lancé un plan d'action pour répondre à la récente flambée de violence dans le sud-est du pays. Le BRENUAC, a-t-il assuré, collaborera étroitement avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) pour revitaliser le processus de paix.

 

Les activités de Boko Haram ont sapé le développement et exacerbé les difficultés économiques dans la région du bassin du lac Tchad, a poursuivi le Représentant spécial. En dépit des progrès militaires réalisés par la Force multinationale mixte (FMM), le groupe terroriste continue de menacer la stabilité régionale. Le mois dernier, deux équipes du BRENUAC se sont rendues au Tchad et au Cameroun afin d'évaluer l'impact de Boko Haram sur la population.

 

Il ne faut pas sous-estimer la menace posée par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), a également averti M. Fall, d'autant plus que l'Ouganda et le Soudan du Sud se sont retirés de la Force régionale d'intervention de l'Union africaine après le retrait des Forces spéciales des Etats-Unis. Il s'est inquiété de l'impact de ce retrait qui va créer "un vide sécuritaire" que la LRA et d'autres groupes armés dans la région pourraient exploiter. La MINUSCA n'est pas mandatée pour mener des opérations militaires contre la LRA et les Forces armées centrafricaines ont encore besoin d'être formées, a-t-il souligné.

 

 

Rébellion LRA: l'ONU redoute un "vide sécuritaire" après le départ de soldats

 

14/06/17 (AFP)

 

L'ONU a dit mardi redouter un "vide sécuritaire" en Afrique centrale après le retrait des troupes ougandaises, sud-soudanaises et américaines qui traquaient en vain depuis des années le chef de la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony.

 

"La menace persistante que représente la LRA pour la stabilité régionale ne devrait pas être sous-estimée, en particulier au moment où les forces ougandaises et sud-soudanaises se désengagent de la force régionale de l'Union africaine, de même que les forces spéciales américaines", a souligné le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale, François Lounceny Fall.

 

"Je suis préoccupé par l'impact de ce retrait car il va créer un vide sécuritaire qui peut être exploité par la LRA et d'autres groupes armés opérant dans la région", a-t-il affirmé devant le Conseil de sécurité.

 

Il a fait valoir que les Casques bleus de la Minusca (mission de l'ONU en République centrafricaine) "ne sont pas mandatés pour mener des opérations militaires anti-LRA" et que l'armée régulière centrafricaine, "qui pourrait à long terme remplir le vide laissé par les troupes ougandaises, a encore besoin d'entrainement et de réformes structurelles".

 

Malgré l'affaiblissement de la rébellion -- raison invoquée pour les retraits de troupes -- "nous avons encore besoin collectivement de rester concentrés sur l'éradication totale de la LRA" , a-t-il estimé.

 

Cette rébellion ougandaise ne compte aujourd'hui plus qu'une centaine de membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'années, selon le commandement américain en Afrique (Africom).

 

Le 19 avril, l'Ouganda a entamé le retrait de ses troupes de l'est de la République centrafricaine (RCA).

 

Une centaine de militaires des forces spéciales américaines qui traquaient Kony depuis 2011 dans cette région ont également commencé à se retirer fin avril.

 

Seuls des petits contingents des forces armées centrafricaines (FACA) et de la Minusca sont présents actuellement dans l'est de la Centrafrique.

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA est une des rebellions les plus sanglantes au monde.

 

Selon l'ONU, elle a fait plus de 100.000 morts et enlevé plus de 60.000 enfants en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique.

 

En 2005, Kony a été inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Afrique centrale: les tensions politiques persistantes entravant les progrès vers la paix, selon l'envoyé de l'ONU

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