Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 19:07
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : L’arrivée du Procureur de la CPS conditionnée

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 12 mai 2017

 

BANGUI, 12 Mai 2017 (RJDH)—Le lancement des activités de la Cour Pénale Spéciale est conditionné par plusieurs facteurs. Des sources judiciaires s’inquiètent du non-respect du calendrier de cette institution judiciaire hybride avec un mandat initial de cinq ans.

 

Le procureur de cette Cour Pénale Spéciale (CPS), Toussaint Moutanzi Moukimapa n’est pas encore arrivé dans le pays alors qu’une délégation ministérielle a fait le déplacement du Congo Démocratique pour discuter avec lui et les autorités de ce pays. Le bâtiment devant abriter cette Cour n’est pas encore libéré et le recrutement et formation des officiers de police judiciaire pouvant enquêter sur les dossiers est loin de faire son chemin.

 

La CPS depuis sa création n’est pas à la page alors que des crimes relevant de sa compétence sont commis dans certaines localités du pays sauf qu’elle n’est pas opérationnelle. C’est le cas des événements dans le Mbomou, la Basse-Kotto, l’Ouham et l’Ouham Pendé même si certains magistrats nationaux et internationaux ont été nommés, ils ne sont pas encore investis du pouvoir d’agir.

 

Certes, la lutte contre l’impunité se remet à travers la nomination progressive des 25 membres de la CPS, « le procureur général de nationalité congolaise a été nommé en février par décret présidentiel, son adjoint et les autres magistrats s’effectuent progressivement. Le bâtiment qui va abriter cette CPS n’est pas encore libéré », constate Maître Bruno Hyacinthe, coordonnateur CCPI en RCA.

 

Bruno Hyacinthe Gbiegbia reste dubitatif sur le chronogramme de la Cour pénale spéciale « le calendrier de démarrage des activités du procès prévu pour le mois de juin est susceptible de modification », souligne-t-il avant de relancer que « les officiers de la police spéciale pour ces crimes spécifiques n’ont pas été formés, et donc, cela n’est pas possible maintenant », relève-t-il.

 

En ce qui concerne les victimes, l’avocat Bruno Hyacinthe Gbiégba pense que les partenaires qui appuient le gouvernement pour la mise en place de la CPS ont le devoir de s’y atteler, afin que cette structure spéciale s’installe le plus tôt que possible. « Le nombre des victimes continue de s’accroitre. Il est impossible à l’heure actuelle de donner un chiffre exact des dossiers qui attendent cette CPS », s’indigne-t-il.

 

Cinq magistrats nationaux sont nommés et trois internationaux sur 25 que doivent composer la CPS créée en juin 2015. Avec ce rythme le démarrage effectif des activités pour le mois de juin semble être hypothétique selon des observateurs.

 

Inquiétude similaire à celle de l’Amnesty International et des organisations de la société civile centrafricaine qui ont lancé ce 11 mai une campagne nationale demandant aux autorités de la République centrafricaine (RCA) de résoudre le problème de la culture de l’impunité profondément ancrée dans le pays, qui empêche des milliers de victimes d’atteintes aux droits humains et de crimes de droit international d’obtenir une quelconque forme de justice.

 

 

Centrafrique : La commune de Niem-Yelewa à l’ouest toujours sous contrôle de 3R

 

Par Nina Verdiane Niabode le 12 mai 2017

 

BOUAR, 12 Mai 2017 (RJDH)…Les éléments de groupe armé 3R sont encore visibles dans la commune d’élevage de Niem-Yelewa, dans la Nana-Mambéré, 72h après l’expiration de l’ultimatum de la Minusca exigeant le retrait de la ville des éléments de Sidiki.

 

Les éléments de 3R ont opposé une fin de non-recevoir à l’ultimatum qui leur a été lancé par la division droit de l’Homme de la Minusca de quitter la ville. Le refus de 3R intervient alors que le président Faustin Archange Touadera est favorable à un DDRR négocié avec les groupes armés.

 

« Les hommes de Sidiki sont encore dans la ville, mais ils sont empêchés de faire mouvement vers la sortie de Niem. Les contingents congolais et camerounais de la Minusca sont chargés de veiller à ce qui découle de l’inobservation par les 3R de l’ultimatum mais attendent la décision du gouvernement », a rapporté une source sécuritaire.

 

La population civile qui a fui les hostilités et tente de revenir à Niem-Yéléwa est dans la psychose, « nous sommes sérieusement inquiets parce que le silence de la Minusca et le renforcement de leur dispositif après l’ultimatum ne rassure pas », a indiqué au RJDH un habitant de Niem.

 

Les éléments de 3R sont pointés du doigt dans l’incendie des villages et l’attaque contre la population civile. Le porte-parole de 3R n’a pas été joignable sur son portable pour sa version des faits.

 

 

Centrafrique : L’ANE annonce la date des législatives partielles à Damara

 

Par Jean Fernand Koena le 12 mai 2017

 

BANGUI, 12 MAI 2017(RJDH)—Le premier tour des élections législatives partielles se tiendra le 18 juin 2017 à Damara. L’annonce a été faite ce 12 mai par la présidente de l’autorité nationale des élections (ANE) Marie Madeleine N’kouet Hoornaert, lors d’une conférence de presse à Bangui.

 

Les conditions sont réunies pour l’organisation et la présidente appelle les électeurs de la circonscription électorale de Damara à la mobilisation « la campagne électorale s’ouvrira du 2 au 16 juin et les élections se dérouleront le 18 juin. L’ANE va tout mettre en œuvre pour la réussite de la consultation », a-t-elle rassuré.

 

La présidente de l’ANE a en outre indiqué que le gouvernement a validé le budget prévisionnel de 25 millions de CFA escompté pour l’organisation de ces élections. Mais n’empêche que l’ANE compte sur la Minusca pour la sécurisation avant, pendant et après les élections.

 

Ces élections vont se dérouler sur la base du code électoral en vigueur, alors que l’ANE n’a pas encore corrigé la liste électorale, ni amendé certaines dispositions du code électoral. Au moins deux candidats ont fait acte de candidature à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et devra évoluer jusqu’à la clôture de dépôt, selon l’ANE.

 

Les élections législatives partielles sont organisées à Damara cinq mois après le décès de l’honorable Etienne Sélékon, suppléant de Faustin Archange Touadera qui siège à sa place à l’Assemblée nationale.

 

Partager cet article

Repost 0
Centrafrique-Presse.com