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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 18:40
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La ville de Bangassou dans la psychose après l’affrontement entre Minusca et les groupes armés

 

Par Fridolin Ngoulou le 10 mai 2017

 

BANGUI, 10 Mai 2017 (RJDH)—La ville de Bangassou dans le sud du pays est toujours dans la psychose, après l’affrontement qui a conduit à la mort de 4 casques bleus cambodgiens. Un comité de médiation a été mis en place ce 10 mai à Bangassou pour pousser les groupes armés au dialogue et à la libération d’un casque bleu toujours porté disparu.

 

La région sud du pays est plongée dans les violences après le départ de Ali Darass, chef de la faction rebelle de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) de Bambari au centre du pays. Dans la nuit du 8 au 9 mai, un accrochage a eu lieu entre des miliciens assimilés aux Anti-Balaka et les casques bleus de la Minusca à 25 Km de Bangassou sur l’axe Rafaï. Un soldat de la Minusca a été tué et trois portés disparus sur quatre ont été retrouvés morts.

 

Selon les informations du RJDH, la psychose gagne toujours la population, « les gens sortent un peu pour vaquer à leurs occupations mais dans la peur. Les écoles sont ouvertes ce matin à Bangassou centre. La Minusca a multiplié ses patrouilles terrestres et aériennes dans la ville et à Youngofongo. Le dernier soldat de la Minusca disparu est introuvable. Certaines sources affirment qu’il serait tué et son corps disparu », a confié une source locale jointe par le RJDH.

Des autorités locales se sont lancées dans la recherche d’un soldat marocain disparu, selon la même source, « des recherches se poursuivent. Un comité de médiation a été mis en place. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga dans région cherche des contacts et apaise la population. Je puis vous dire que l’enquête se poursuit », a ajouté la source.

 

Au village Youngofongo, à 25 km de Bangassou, là où l’attaque a eu lieu, la population est restée dans la brousse. Un membre du comité de médiation est dans le village, en attendant l’arrivée du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, qui se trouverait dans la commune de Ouango-Bangassou non loin du théâtre des opérations.

 

A Bangui, les blessés ont été admis à l’hôpital de la Minusca. Les corps des quatre casques bleus Cambodgiens sont rapatriés à Bangui. Les autorités politiques entre autres le gouvernement représenté par le premier ministre et une délégation de l’Assemblée nationale ont présenté à la Minusca leur condoléance ce matin.

 

La Minusca se dit profondément attristée de confirmer que trois des quatre casques bleus portés disparus depuis l’attaque d’hier ont été retrouvés morts et que le quatrième casque bleu reste porté disparu. « La Minusca coordonne étroitement avec les autorités centrafricaines pour assurer que les auteurs de cette attaque lâche soient arrêtés et traduits en justice. Elle rappelle que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires», peut-on lire dans ce communiqué.

 

Les députés de Mbomou ont alerté ces derniers temps sur la présence des groupes armés qui entourent la ville de Bangassou, jusque-là symbole de l’unité nationale et de la cohésion entre les communautés.

 

 

Centrafrique : Appel à la mobilisation des victimes en faveur de la justice et réparation

 

Par Judicael Yongo le 10 mai 2017

 

BANGUI, 10 mai 2017 (RJDH)— Le président de l’association des victimes d’événements d’octobre 2015(ASVI) Apollinaire Mokotemapa a appelé les victimes à plus de mobilisation pour obtenir justice et réparation. Propos tenu dans une interview accordée au RJDH ce 10 mai à Bangui.

 

Elles sont estimées à plusieurs milliers victimes de la crise politico sécuritaire de 2013, 2014 et 2015 à attendre justice et réparation. Il les interpelle à présenter leurs attentes en matière de la justice devant la Cour Pénale Spéciale. L’appel de Apollinaire Mokotemapa intervient un jour avant la célébration de la deuxième édition de commémoration de la journée en mémoire des victimes.

 

Conformément aux recommandations du forum de Bangui, le gouvernement centrafricain organise la journée de commémoration en la mémoire de victimes, appuyée par les ONG de défense des droits de l’Homme. Plusieurs activités sont prévues dont la visite sur lieux ayant marqué cette la crise.

 

Apollinaire Mokotemapa Président de l’Association des Victimes d’Evénements de 2015, conditionne la réconciliation véritable par la justice, « des milliers de victimes vivantes demandent d’abord la justice qui est la seule instance à déterminer les responsabilités des bourreaux. Et le jugement qui sera prononcé donnera lieu à la réconciliation nationale », a-t-il dit Apollinaire.

 

Des milliers de victimes ont été recensées à travers le pays par les associations des victimes et des organisations nationales, internationales œuvrant dans le domaine de Droits de l’Homme en République Centrafricaine./

 

 

Centrafrique : Une clinique chinoise suspendue de ses activités à Boali

 

Par Firmin Yaïmane le 10 mai 2017

 

 

BOALI, 10 mai 2017 (RJDH)— Une clinique médicale chinoise, installée à Boali, ville située à 95 km à la sortie nord de Bangui est suspendue par les autorités sanitaires de la localité pour inobservation des normes prescrites en la matière.

 

Les responsables en charge de Santé publique dans la localité de Boali ne sont pas convaincus de la fiabilité de ceux qui tiennent cette clinique « c’est un monsieur Clément Bill de nationalité camerounaise qui exerce depuis un mois sans avis des autorités locales et fait office de médecin généraliste avec des avis publicitaires sur les ondes de la radio locale ainsi des prospectus distribués dans les églises. Alors qu’il n’a pas l’autorisation », a justifié Nicaise Eloi Boufoungo médecin chef de l’hôpital de Boali.

 

En outre, il évolue frauduleusement selon le médecin « au fil des temps, ce monsieur s’est véritablement installé dans la ville et a commencé à circoncire les enfants et faire des petits soins. Il n’a pas présenté aux autorités locales et sanitaires des documents nécessaires », a-t-il remarqué.

 

Selon le constat du RJDH, le médecin chef à travers une correspondance, a suspendu les activités de cette clinique et qu’il est sommé d’avoir ses documents administratifs l’autorisant à ouvrir un cabinet médical délivré par le ministère de la Santé et l’autorisation de l’ordre des médecins, chirurgiens, pharmaciens et dentistes centrafricains. La région sanitaire, le district et le centre de santé locale n’ont pas encore réagi.

 

Clément Bill rejette en bloc ces allégations et affirment disposer de sa personnalité juridique et l’autorisation des autorités du pays pour commencer à exercer « je suis surpris de ce qu’on dit de moi, j’ai toutes les pièces afférentes et je dispose de l’autorisation d’installation du directeur de Cabinet du ministre de la Sécurité publique », a-t-il justifié.

 

Plusieurs centres de santé et officines pharmaceutiques évoluent dans l’informel et constituent un problème de santé publique dans le pays car l’Etat ne contrôle pas assez la qualité et la fiabilité de ceux qui exercent dans ces centres et officines.

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