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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 21:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Environ 40% d’enfants souffrent du retard de croissance, selon PAM

 

Par Nina Verdiane Niabode le 3 mai 2017

 

BANGUI, 03 Mai 2017 (RJDH)… Plus de 40% d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrent du retard de croissance qui s’ajoute à la mortalité maternelle et infantile. Un bilan rendu public par le revue « chiffre de planification 2017 » du programme alimentaire mondial (PAM).

 

L’insécurité alimentaire et l’absence des infrastructures sanitaires dans certaines régions sont les facteurs de l’augmentation du taux de malnutrition infantile, selon le PAM. Ce bilan intervient alors que le plan de réponse humanitaire 2017 requiert seulement 10% du financement.

 

En Centrafrique, 40% d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans sont modérément touchés par la malnutrition ; 9.600 enfants souffrent de la malnutrition aiguë et sévère avec des complications médicales ; 36.000 enfants de 6 à 23 mois, sont issus des familles en état d’insécurité alimentaire et extrêmement vulnérables. Environ 5000 personnes malnutries vivent avec le VIH et sont sous antirétroviraux. Peut-on lire dans ce document.

 

En réponse à cette situation, le Programme Alimentaire Mondial en collaboration avec le ministère de la santé publique, les agences onusiennes ainsi que des organisations non gouvernementales ont secouru environ 94.000 personnes et distribué 1.017 tonnes de nourritures. Plus de 160 centres de santé ont reçu de l’assistance pour prévenir et traiter la malnutrition.

 

Le pays est extrêmement fragilisé après la crise avec une économie exsangue. L’absence de service sociaux de base impacte de façon désastreuse sur la situation humanitaire de la population.

 

 

Centrafrique : Liberté de la presse, une amélioration fragile selon RSF

 

Par Fridolin Ngoulou le 3 mai 2017

 

BANGUI, 3 Mai 2017(RJDH)—La République Centrafricaine est classée 113e sur 180e, selon Reporter Sans Frontière. Ce classement fait régresser le pays de trois rangs, contrairement à l’année 2016.

 

La Centrafrique, plongée dans des violences depuis 2013, peine à se relever. Des radios et autres structures médiatiques ont connu le pillage, des journalistes menacés, mis en prison et d’autres ont perdu la vie dans les moments forts de la crise. C’est dans ce contexte que pour 2017, Reporter Sans Frontière RSF observe une « amélioration fragile » de la situation des journalistes en Centrafrique.

 

Depuis le 23 décembre 2016, les journalistes centrafricains n’ont plus de Maison de la presse, « cette dernière ayant été fermée et son matériel confisqué à Bangui, après un long conflit foncier opposant les journalistes à la famille de l’ancien président Patassé », a relevé RSF. Face à cette situation les professionnels des médias, ont exprimé leur mécontentement autour du thème : « Les médias Centrafricains dans la rue ».

 

Selon les données de RSF, en Centrafrique, aucun journaliste n’a été tué, aucun net-citoyen aussi tué ni un collaborateur tué en 2017.

 

Le tableau de bord de la liberté de presse en Centrafrique n’est pas que rose pour autant. En fin mars dernier, un journaliste directeur de publication a été mis en prison sans le respect de la procédure. Bienvenu Doumta, directeur de publication du journal « la Fraternité » a été maintenu pendant 4 jours à l’office de répression de banditisme (OCRB) à Bangui après son audition par la police de répression du banditisme. La publication d’un article dénonçant un contrat de gré à gré signé entre le gouvernement et une société ivoirienne serait à l’origine de sa convocation par la police selon la rédaction du journal la Fraternité.

 

Des menaces des groupes armés et de certains proches du pouvoir rythment aussi le travail des journalistes en Centrafrique. L’esprit critique pour des temps critiques thème de cette journée demeure un défi majeur à relever pour la presse en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : Les journalistes du RJDH appellent à la libération de Ahmed Abba

 

Par Jean Fernand Koena le 3 mai 2017

 

BANGUI, 3 Mai 2017(RJDH)—Les journalistes du Réseau des Journalistes pour le Droit de l’Homme (RJDH) exigent la libération de leur confrère Ahmed Abba condamné à 10 ans de prison pour blanchiment de produit terroriste par le tribunal militaire camerounais sans en apporter la moindre preuve d’accusation. Appel lancé ce 3 mai à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

 

La condamnation de notre confrère par ce tribunal n’est autre que la volonté politique de contrôler et mettre les professionnels des médias dans l’angoisse ; pousser les journalistes à choisir la partialité et la dépendance. Journaliste des faits et non d’opinion, notre confrère Ahmed Abba correspondant de RFI en Haoussa, a payé le prix de sa conviction et son engagement à informer. Le pouvoir politique loin de venir au bout du terrorisme préfère s’en prendre au pauvre qui n’a que son micro et sa plume pour informer l’opinion. Ce qui est devenu pour lui un crime de l’aise majesté.

 

Sylvestre Sokambi, rédacteur en chef du RJDH justifie cette prise de position par la solidarité et la protection de la liberté de la presse « nous sommes solidaires de notre confrère Ahmed Abba pour exiger sa libération et nous le faisons pour défendre l’élan de la protection des médias dans l’exercice de leur profession », a-t-il insisté.

 

De part cette manifeste, la rédaction du RJDH exige des autorités politiques camerounaises la diligence en libérant sans condition notre confrère. « Les terroristes se sont toujours revendiqués comme tels. Ils sont connus à travers leurs actes, ce qui est loin d’être la profession et le rêve de notre confrère. Lorsqu’on condamne un journaliste de blanchiment de preuve de terrorisme, il faut que la raison d’Etat dans cette affaire soit prouvée et motivée. Où sont les preuves des faits ? » S’interroge Fridolin Ngoulou, journaliste et Webmaster au RJDH.

 

Plusieurs facteurs expliquent la tentative de museler la presse au Cameroun « la pratique est à la mode, lorsqu’on voit la coupure du réseau internet dans les régions hostiles au pouvoir, l’arrestation et la condamnation devant un tribunal militaire sont des signes extérieurs qui ne trompent pas et expliquent que la presse est sur la sellette et appelle à l’unité des médias » selon Jean Fernand Koena.

 

Ahmed Abba a été condamné le 24 avril 2017 de 10 ans d’emprisonnement assortie d’une amande de 55 millions de FCFA. Il avait passé 2 ans en prison sans jugement. Le Cameroun est classé 126e dans le classement de RSF sur la liberté de la presse.

 

La situation dans laquelle se trouve Ahmed Abba prouve à suffisance que le journalisme est incompatible aux régimes lorsque les journalistes épousent l’esprit critique pour de temps critique, et Ahmed Abba a tout le soutien pour son combat pour une presse plurielle à travers le monde.

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