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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 22:22

 

 

 

 

http://www.un.org 16 mai 2017 – Les Nations Unies ont exprimé leur vive préoccupation face à la récente recrudescence des violences et des tueries dans plusieurs régions de la République centrafricaine (RCA) qui a aggravé la situation humanitaire de milliers de civils déplacés.

 

Lundi soir, le Conseil de sécurité a fermement condamné les violences perpétrées par des éléments anti-Balaka dans la ville de Bangassou, dans le sud du pays, notamment les attaques et provocations à l'encontre des civils, de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) et des travailleurs humanitaires.

 

Le weekend dernier, des hommes armés ont attaqué à l'arme lourde la base de la MINUSCA à Bangassou ainsi que le quartier musulman de Tokoyo où de nombreux civils ont été tués et blessés. Le nombre exact de victimes est encore indéterminé mais la MINUSCA a confirmé la mort d'un Casque bleu marocain lors de ces attaques portant à six le nombre de soldats de la paix tués en RCA la semaine dernière.

 

Inquiet face au nombre croissant d'attaques des groupes armés contre des civils dans tout le pays ces derniers mois, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a fermement condamné mardi les actes de violence et les atteintes aux droits de l'homme.

 

« Je rappelle à ceux qui commettent, donnent l'ordre, dirigent ou omettent d'empêcher ces attaques contre les civils, les travailleurs humanitaires et les Casques bleus de l'ONU, qu'ils peuvent être poursuivis pour crimes de guerre » a souligné M. Zeid dans un communiqué, appelant les autorités de Bangui à traduire en justice les combattants impliqués dans des violations et abus des droits de l'homme.

 

Le sud de la RCA a également été récemment touché par cette recrudescence des violences. A Alindao et dans les villages aux alentours, des informations non confirmées indiquent que du 7 au 9 mai, des affrontements entre des éléments des anti-Balaka et le groupe 'Unité pour la Paix en Centrafrique' (UPC) – une faction des ex-Séléka – auraient entraîné la mort d'environ 56 civils.

 

« La violence et les tensions croissantes se répandent dans les régions de la République centrafricaine qui étaient jusqu'à présent épargnées des terribles brutalités déjà observées dans d'autres régions du pays – ceci est très inquiétant et cette tendance représente un signal d'alarme fort », a déclaré le Haut-Commissaire.

 

« Le calme relatif durement gagné à Bangui et dans certaines villes importantes de la République centrafricaine risque d'être compromis par le regain progressif de la violence confessionnelle dans les zones rurales où les civils sans défense paient ainsi un lourd tribut », a-t-il prévenu, soulignant toutefois que les préparatifs pour le démarrage des activités de la Cour pénale spéciale représente un signal fort des autorités et de la communauté internationale que le climat continu d'impunité est désormais inacceptable.

 

La résurgence de la violence en RCA a également eu un impact sérieux et direct sur les acteurs humanitaires. Au cours des premiers mois de cette année, plus de 45 incidents ciblant des humanitaires ont été enregistrés dans tout le pays. La moitié de la population centrafricaine est dépendante de l'aide humanitaire et un Centrafricain sur cinq est déplacé.

 

Lors d'un point de presse mardi à Genève, un porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Jens Laerke, a indiqué que les récentes violences à Bangassou ont contraint plus de 7.000 personnes à partir.

 

Entre 25.000 et 30.000 Centrafricains ont besoin d'une assistance humanitaire immédiate à Bangassou. Le Bureau d'OCHA en RCA a également indiqué mardi sur Twitter que de nouvelles violences à Bria (est du pays) ont entrainé le déplacement forcé de plus de 3.000 personnes en quelques heures.

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Des centaines de morts dans le cadre d’affrontement et nombreux civils réfugiés dans des églises et des mosquées dans le sud-est

 

Bangui – Plus de 130 personnes ont trouvé la mort à Alindao, dans le sud-est de la République centrafricaine, de la main de groupes armés, qui ont également attaqué Bangasso – à 230 Km de distance d’Alindao – provoquant la mort de six Casques bleus dans le cadre de deux différents épisodes.


Selon ce qu’indiquent à l’Agence Fides des sources locales depuis la capitale. « à Bangui, la situation est tranquille. A Bangassou, on ne dispose pas encore d’un bilan précis mais on parle de dizaines de morts et la tension demeure forte. Des personnes se sont réfugiées dans les églises et les mosquées. Tant l’Evêque de Bangassou que l’Archevêque de Bangui cherchent actuellement à faire quelque chose pour mettre un terme aux combats ».

 

Les groupes armés responsables des violences qui, au cours de ces dernières semaines, ont frappé certaines zones du pays « ne sont pas bien identifiés. Ils sont assimilables aux antibalakas, qui souvent prennent pour cible des militaires de l’ONU » indiquent les sources.


L’armée centrafricaine a depuis peu terminé sa phase de formation mais demeure privée d’armes et n’est pas en mesure de rétablir l’ordre » concluent les sources.

Centrafrique : l'ONU dénonce la recrudescence des violences et alerte sur la situation critique des déplacés

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