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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 18:03
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement
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RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement

 

 

 

Désarmement en RCA: un projet pilote pour réintégrer d'ex-combattants

 

Par RFI Publié le 21-04-2017 Modifié le 22-04-2017 à 03:30

 

En Centrafrique, la quatrième réunion du comité de suivi du DDR, le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion, s'est achevée vendredi après-midi 21 avril. Quelques avancées notables, comme la mise en place d'un projet pilote engageant 40 ex-combattants par entité à un retour à la vie civile et dans l'armée.

 

Le message est clair pour le gouvernement, le processus de DDR est en marche.

 

Bien que le FPRC de Nourredine Adam et la branche Mokom des anti-balakas n'aient pas encore signé l'accord, ces derniers ont accepté de se rendre à la table des négociations et feront part des discussions à leurs bases respectives.

 

Ce comité de suivi est considéré comme un succès pour le gouvernement. D'abord, parce que pour la première fois les quatorze groupes armés du pays étaient présents autour de la table. Notamment le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam, qui était là en qualité d'observateur, et la branche Mokom des anti-balakas, même s'ils n'ont pas encore signé l'accord.

 

Douze des quatorze groupes ont donc répondu présents aux propositions du gouvernement et de la Minusca, notamment sur le projet pilote qui va réintégrer des ex-combattants dans la vie civile et dans l'armée. Chaque groupe armé s'est mis d'accord avec le gouvernement pour présenter dès la semaine prochaine quarante anciens combattants qui intégreront le projet pilote du DDR.

 

Jean Willybiro-Sako, ministre en charge du DDR s'en félicite. « Nous avons été surpris que les membres des différents groupes armés aient adhéré à ces projets sans trop de commentaires et soient prêts à nous faire parvenir d'ici la semaine prochaine la liste de leur 40 éléments. »

 

Vingt d'entre eux seront réinsérés dans la vie civile, notamment à travers des programmes de formation, et les vingt autres réintègreront les forces armées centrafricaines.

 

Prochaine réunion fin mai

 

La réunion a également permis de former les comités locaux qui feront le lien entre Bangui et les provinces pendant toute la période du DDR.

 

De son côté, Lambert Lissane, le porte-parole du FPRC, a rappelé que toutes les conditions n'étaient pas réunies pour aboutir à un désarmement total, et qu'il avait émis des conditions pour intégrer ce processus du DDR. Notamment des postes dans la haute fonction publique et des conditions d'amnistie. « Nous avons demandé qu'il y ait un accord préalable parce que nous n'avons pas confiance, explique-t-il. L'expérience nous a démontré lorsque nous avons connu la période de gruerre en 2006-2007 que parfois les autorités promettent. Nous voulons un document qui pourrait nous servir de portefeuille. Si les autorités n'appliquent pas, nous aurons un témoignage à brandir. »

 

La prochaine réunion du comité de suivi devrait se dérouler les 25 et 26 mai. Cela laissera le temps à chacun de prouver sa bonne volonté pour le retour de la paix en Centrafrique.

 

 

RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement

 

Par RFI Publié le 20-04-2017 Modifié le 20-04-2017 à 20:43

 

En Centrafrique, les 14 groupes armés que compte le pays se sont retrouvés ce jeudi 20 avril pour la première fois autour de la table du Comité consultatif de suivi chargé de piloter le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR). Le président centrafricain Touadéra a promis qu’il n’y aurait pas de sujet tabou.

 

C’est dans la grande salle de cinéma du palais présidentiel que s’est tenue cette séance d’ouverture du comité de suivi du DDR. A la tribune, Lambert Lissane, le représentant du FPRC de Noureddine Adam, a rappelé pourquoi son groupe avait refusé de participer aux précédentes réunions, notamment en raison de campagnes médiatiques mensongères, a-t-il affirmé.

 

C’est ensuite Maxime Mocome, le chef d’une branche des anti-balaka, qui s’est exprimé devant l’assemblée, justifiant ses précédents refus de participer au Comité consultatif au nom du droit à la résistance contre la répression. En affirmant désormais qu'il faut que la guerre cesse en Centrafrique.

 

Après cette première journée solennelle, les participants doivent entrer dans le vif du sujet ce vendredi. Mais le détail des points qui fâchent, à savoir le nombre d'éléments de chaque groupe reversés dans les forces de défense et de sécurité et le volume d'éléments renvoyés dans leurs communautés, seront discutés plus tard. Selon les estimations du gouvernement, le programme DDR concernerait environ 5 000 combattants. La grande majorité serait accompagnée vers un retour à la vie civile. Une minorité, 10 à 20 %, seraient reversée après évaluation dans les corps en uniformes (armée, police, gendarmerie, etc.). Un programme test concernant 500 combattants doit être discuté dès ce vendredi.

 

Mais les dissonances se sont déjà fait entendre à la tribune. Le FPRC n'est pas d'accord avec les conditions d'éligibilité des combattants démobilisables et intégrables aux corps en uniformes. Conditions fixées par le Forum de Bangui en 2015. « Le FPRC conditionne sa participation effective à la signature préalable d'un accord politique », martèle Lambert Lissane, le représentant du mouvement de Noureddine Adam. Celui-ci prévoirait notamment des postes dans les administrations, voire au gouvernement et pourquoi pas des amnisties.

 

Cette question d’amnistie paraît tout de même peu probable alors que la communauté internationale continue de militer contre et que cette affaire avait été exclue par tous les signataires lors du Forum de Bangui il y a deux ans.

 

Les anti-balaka de Maxime Mocome critiquent quant à eux le nombre trop faible selon eux de places réservées aux combattants dans les corps habillés. Les discussions s'annoncent donc longues et difficile, d'autant que sur le terrain les combats se poursuivent entre la coalition dirigée par le FPRC et l'UPC dans l'est du pays.

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Jean Willybiro-Sako: première réunion des «14 groupes armés» sur le DDR en RCA

 

Par Christophe Boisbouvier RFI

 

En Centrafrique, c'est une nouveauté, les rebelles nordistes de l'ex-Seleka acceptent de parler du programme Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR), que la Banque mondiale s'apprête à financer. La preuve : jeudi 20 avril à Bangui, les 14 groupes armés du pays se sont retrouvés au côté du président Touadera pour en discuter. Jean Willybiro-Sako, le ministre conseiller spécial à la Présidence chargé du programme DDR, témoigne.

 

RFI : Les quatorze groupes armés autour de la table ce jeudi c’était une première ?

 

Jean Willy Biro Sacko : Oui, depuis le début du Comité consultatif de suivi, qui a été mis en place par le chef de l’Etat, c’est la première fois que nous sommes arrivés à réunir tous les quatorze groupes armés, effectivement.

 

Combien de combattants seraient concernés par le futur DDR ?

 

Nos estimations tournent autour de 5 000 environ.

 

Mais 5 000 combattants pour quatorze groupes, ça veut dire qu’il n’y a pas plus de 300 combattants par groupe ?

 

Le DDR va surtout s’appliquer à ceux qui seront capables de restituer une arme de guerre. Mais cela ne signifie pas que nous allons nous contenter que de prendre en compte ces 5 000 hommes. Egalement, il y aura un programme spécifique pour répondre aux problèmes de tous les accompagnateurs et autres assistants à la vie de leur communauté.

 

Et alors ces 5 000 combattants que vont-ils devenir ? Est-ce qu’ils vont plutôt être intégrés dans l’armée et la police ou est-ce qu’ils vont plutôt revenir à la vie civile ?

 

Il y a quelques-uns qui vont intégrer les forces de défense et de sécurité, qu’il s’agisse de l’armée, des forces de police et de gendarmerie, les Eaux et forêts, etc. Mais l’essentiel du DDR va concerner surtout ceux qui doivent être réintégrés dans leur communauté à travers des activités agricoles, d’élevage, etc.

 

Quand vous dites que l’essentiel va revenir à la vie civile, c’est 80% ?

 

Il faut compter au moins 80 à 90% qui doivent regagner normalement la vie civile. Tous ne pourront pas regagner l’armée pour tenir compte de l’équilibre dans les forces armées qui ne pourront pas être constituées seulement d’anciens éléments des groupes armés.

 

Les quatorze groupes armés étaient donc tous là ce jeudi, mais du côté des ex-Seleka, le FPRC de Noureddine Adam par exemple, n’a été représenté que par l’un de ses porte-parole et il n’est venu qu’en traînant des pieds.

 

Il a traîné des pieds, c’est vrai, parce qu’il est l’un des derniers à avoir regagné vraiment l’équipe du DDR, mais il fallait faire une longue négociation pour arriver à le convaincre d’envoyer enfin des représentants au sein du Comité consultatif du DDR. Ce n’était pas chose facile, mais finalement nous avons ces représentants qui sont là. D’ailleurs, l’occasion leur a été donnée de pouvoir intervenir publiquement devant les chefs de l’Etat, donc ils ont pris part activement aux travaux de la journée.

 

Le FPRC, par exemple, il n’est pas satisfait des résultats du Forum de 2015 qui excluait toute amnistie et il veut la signature d’un nouvel accord politique comme préalable à sa participation au DDR à venir.

 

Oui, comme le président Touadéra le dit, il n’y a aucun sujet tabou, toutes les questions seront examinées sur la table. Néanmoins, dans le programme DDR tel qu’envisagé, le DDR ne va pas soutenir une idée d’impunité, une idée d’amnistie, qui pourrait donner l’impression qu’on peut commettre tous les actes et comme par le passé, être amnistié et recommencer. Donc cette fois-ci, la justice doit fonctionner normalement, elle doit se faire.

 

L’accord-cadre de ce DDR, c’est donc ce fameux Forum qui s’est tenu à Bangui, il y a deux ans, mais aujourd’hui, il y a une médiation de l’Union africaine en vue de la signature d’un nouvel accord politique. Est-ce que cet accord pourrait être signé avant le démarrage du DDR ?

 

Non, je crois qu’il s’agit d’activités d’accompagnement des efforts du gouvernement, des efforts du chef de l’Etat. Il ne s’agit pas de venir lui imposer une nouvelle démarche. Qu’il s’agisse de l’initiative africaine, qu’il s’agisse de l’initiative de l’OCI, ou de Sant’Egidio, toutes les initiatives cherchent à apporter des contributions dans le dialogue qui se met en place et en tenant compte des engagements de l’Etat dans le cadre de la réconciliation nationale. Nulle part, il n’a été encouragé l’esprit de créer l’amnistie, l’esprit de créer l’impunité, ce qui pourrait porter préjudice à toutes les nombreuses victimes de tous ces crimes. D’ailleurs, il y a un tribunal pénal spécial qui se met en place, justement pour essayer de juger les actes qui ont été commis pendant cette période-là. Donc ce tribunal va bientôt entrer en activité.

 

Et du coup, vous ne craignez pas que les ex-Seleka comme ceux du FPRC de Noureddine Adam refusent d’être démobilisés ?

 

Je ne pense pas parce qu’on ne peut pas venir au DDR en ayant encore l’esprit de pouvoir plus tard continuer à faire usage des armes.

 

Mais tout de même, pour rassurer ces anciens Seleka, pour rassurer aussi ces anti-balaka pro-François Bozizé comme ceux de Mocome, est-ce qu’il ne faut pas prévoir un accord politique qui accompagne le futur DDR ?

 

Oui, l’accord politique, il en a été question lors des travaux effectivement. Les discussions politiques pourront avoir lieu, mais les accords politiques ne signifient pas forcément amnistie et autres. Les accords politiques peuvent porter sur les rôles à jouer dans l’administration, dans le gouvernement, dans la vie sociale, etc. Il s’agit de venir discuter, voir quelles places peuvent être offertes à ces compatriotes.

 

On peut envisager l’entrée de plusieurs représentants de ces groupes armés dans un futur gouvernement ?

 

Je ne suis pas Premier ministre ni chef d’Etat, je ne peux pas me prononcer sur une telle chose parce que ce n’est pas de la compétence du DDR.

 

RCA: tous les groupes armés se réunissent pour parler désarmement

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