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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’UE finance la lutte contre l’insalubrité à Bangui et Bimbo à hauteur de 19,2 millions d’euros

 

Par Bienvenu Matongo le 7 avril 2017

 

 

BANGUI, 07 Avril 2017 (RJDH)—La représentation de l’Union Européenne a octroyé 19,2 millions d’euro soit 12,6 milliards de FCFA pour des travaux de développement urbain des communes de Bangui et Bimbo et des activités du renforcement des capacités de personnel desdites mairies. Le chiffre est annoncé par Jean Pierre Reymondet Commoy ambassadeur de l’Union européenne ce 6 mars à Bangui.

 

Ce fonds représente le coût des équipements payés par l’Union Européenne premier partenaire financier du pays pour les travaux d’assainissement et de rechargement à travers les deux communes. L’annonce est faite une semaine après l’appui de l’union européenne au relèvement du secteur de santé dans le pays et constitue un pas après la table ronde de Bruxelles organisée en novembre dernier où des annonces ont été faites pour soutenir le pays.

 

Ce don est constitué de 4 camions, 30 conteneurs bacs à ordures, des pièces de rechange et un lot d’équipement technique composé d’appareils de levée topographique.

 

Ce projet du 10e Fonds européen pour le développement va contribuer à l’urbanisation de la ville de Bangui et ses environs, selon Emile Gros Raymond Nakombo, président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui. « Ce projet s’appuie sur six piliers importants dont le désenclavement des quartiers, l’appropriation des infrastructures, la réduction de l’inondation, l’amélioration des conditions sanitaires et la conservation des axes de communication », a-t-il énumérée.

 

Jean Pierre Reymondet Commoy souligne l’importance des communes dans le développement du pays en ces termes : « Alors que les groupes combattants s’imposent encore trop souvent dans le pays par la force, la capitale Bangui a un rôle important à jouer comme pôle d’apaisement et de réconciliation nationale ; assumer tout son rôle comme pôle de développement économique et social, de modernisation et d’intégration fructueuse ».

 

Ce financement de l’Union Européenne intervient au moment où l’Europe s’engage à financer le projet Backbone de fibre optique qui vise le raccordement de Bangui à l’internet Haut débit.

 

 

Centrafrique: Des institutions mises en place sont dotées de leur bureau

 

Par Suzan Daworo le 7 avril 2017

 

BANGUI, 07 avril 2017 (RJDH) —Le staff managérial des institutions mises en place en fin mars est désormais connu, José Richard Pouambi à la tête du Haut Conseil de la Communication, Alfred Poloko, n°1 du Conseil Economique et Social, Jacques Mbosso, premier médiateur, Mme Darlan à la Cour Constitutionnelle ainsi que la haute autorité à la bonne gouvernance et la haute cour de justice qui vont connaitre leurs leaders prochainement.

 

Ces institutions prévues par les dispositions transitoires de la constitution du 30 mars sont instituées avant la célébration de l’an 1 de Faustin Archange Touadera au pouvoir. Le vote des leaders de chaque institution s’est fait sous la supervision du secrétariat général du gouvernement alors que le Sénat, la deuxième chambre n’est pas encore mise en place.

 

Le mandat de chaque institution ainsi que les règles de fonctionnement de ces institutions sont prévues dans les dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.

 

Certains postes qui devront être pourvus et réservés à la discrétion du président du Sénat sont encore vacants.

 

 

Centrafrique : Des habitants d’une partie du 2e arrondissement de Bangui manifestent pour réclamer l’électricité

 

Par Noura Oualot le 7 avril 2017

 

BANGUI, 07 avril 2017(RJDH)— Le délestage est de plus de plus accru dans certains quartiers de Bangui. Les 8 heures de délestages annoncées ne sont pas respectées et certains quartiers de Bangui en sont privés, ce qui a occasionné une frange de protestation de la population du 2e arrondissement ce 7 mars à Bangui.

 

Un mois après la mise en exploitation des turbines de Boali, la population de Bangui ne voit pas le changement dans la distribution de l’électricité par l’Enerca. Ils sont nombreux, des jeunes hommes, femmes et enfants munis de sifflets, pancartes sur lesquels on peut lire des slogans comme « trois semaines sans électricité, impossible », « insécurité, braquage c’est trop sans électricité ». Ces jeunes qui ont investi l’avenue Barthelemy Boganda avec des concerts de casseroles en guise de protestation, peut-on constater dans la rue prise d’assaut.

 

Une habitante de Bakongo, un quartier sans électricité a expliqué au RJDH les raisons de sa participation à cette manifestation. « Nous en avons marre des braquages, agressions à mains armées, conséquences du délestage abusif, mais ce n’est pas tout, nous préparons les examens de fin d’année, nous n’arrivons plus à avoir de l’électricité pour étudier. Pour les réserves à la maison, on n’en parle pas. Nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que l’Enerca nous trouve une solution au cas contraire, nous marcherons sur l’Enerca le lundi prochain », a-t-elle lâché.

 

Ce problème de délestage est aussi souligné par les habitants du quartier Castors dans le 3ème arrondissement dont les huit heures de programme de délestage prévues par l’Enerca ne sont pas respectées, d’après Maurice Providence Bofo. «Il n’y a pas de changement concernant les délestages dans notre secteur même après le changement des turbines. Les heures qui nous ont été promises ne sont pas respectées, l’Enerca ne donne pas le courant à l’heure indiquée pour nous couper l’électricité bien avant. Le temps initial prévu n’est vraiment pas respecté, pourtant, on nous dit que l’électricité est un droit pour notre sécurité», a-t-il remarqué.

 

La population de Kpètènè dans le 6ème arrondissement partage les mêmes causes. Boris, étudiant à l’université de Bangui exige de l’Enerca des réformes structurelles pour sauver la situation. « Ce problème est partout sauf que dans certains secteurs, le courant est permanent. Mais je tiens à ce que l’Enerca mène des réformes profondes concernant la distribution de l’électricité et aussi le personnel ne réagit pas vite au cas de problème. Le programme de délestage de huit heure n’est pas respecté, et je me demande quand-est-ce qu’on aura de l’électricité en permanence dans tout Bangui ? », s’est-il interrogé.

 

Au quartier Bruxelles dans le 2e arrondissement de Bangui, c’est l’indignation. « C’est de l’escroquerie ce que fait l’Enerca et les autorités du pays. Nous payons ce que nous ne consommons pas. Et, c’est de l’injustice. Dans certains quartiers où il ya des autorités comme ministres, premier ministre, président et Directeur général de l’Enerca, les gens n’ont pas de problème. Nous avons plusieurs ONG et entreprises dans notre quartier mais pas d’électricité. C’est regrettable », a déclaré sous l’effet de la colère un leader communautaire.

 

Selon le constat du RJDH, certains secteurs sont privilégiés et d’autres non. Contacté par le RJDH, les responsables de service de distribution et exploitation se disent préoccuper de la monté de protestation et promettent réagir dans un bref délai.

 

Installées dans les années 1950 à Boali, les machines de l’usine de Boali sont vétustes et n’ont pas la capacité de satisfaire la clientèle. Réhabilitées à plusieurs reprises, l’Enerca doit cependant compter sur l’appui de ses partenaires chinois pour convaincre et faire une distribution rationnelle

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