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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:18
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un front anti-amnistie prend forme dans le pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 24 AVRIL 2017

 

BANGUI, 24 avril 2017 (RJDH)—L’idée d’amnistie défendue par l’Union Africaine en Centrafrique, est combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation. Un bloc s’est naturellement créé contre cette idée.

 

L’amnistie, selon une source à la représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, fait partie des recommandations du sommet de la CEEAC tenu à Libreville le 30 novembre 2016. Le communiqué final dudit sommet consulté par le RJDH, n’a cependant pas explicitement évoqué la question d’amnistie. Le document parle « d’accord de paix avec les groupes armé ».

 

La représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, mène depuis quelques semaines des consultations pour comme nous a confié un leader religieux, « préparer l’esprit des forces vives de la nation à l’idée d’amnistie ».

 

De nombreuses organisations de la société civile, des formations politiques se sont d’ors et déjà liguées contre cette idée. Mathias Morouba, coordonnateur national adjoint du Réseau des ONG de défense des droits de l’Homme qualifie l’idée de projet funeste, « c’est avec indignation que le réseau des ONG de promotion et de défense des Droits de l’Homme a appris, le projet funeste et macabre de l’Union Africaine d’inciter le gouvernement centrafricain de faire adopter une loi d’amnistie », dénonçait cet avocat.

 

L’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga souhaite que les responsables des crimes commis ces dernières années répondent de leurs actes. Pour le prélat, « l’amnistie ne résoudra pas le problème bien au contraire » a-t-il déclaré au micro de nos confrères de Ndeke Luka.

 

De sources concordantes, des contacts sont pris au niveau de la société civile et des politiques pour faire bloc contre l’amnistie, « nous savons que certaines organisations poussent cette idée mais à l’heure où je vous parle, nous avons mis les batteries en marche pour qu’une synergie se dégage contre cette idée malsaine que le peuple centrafricain a rejetée lors des consultations populaires à la base et le forum de Bangui », confie un leader de la société civile.

 

Un front anti-amnistie est en train de prendre forme en Centrafrique. Des actions pourraient être organisées dans les jours à venir pour dénoncer l’amnistie, selon des sources proches des organisations de la société civile contactées par le RJDH.

 

Mais ce front devrait faire face à l’habileté de la communauté internationale qui, dans la plupart des cas, obtient toujours en Centrafrique ce qu’elle veut. Le président Faustin Archange Touadéra s’est toujours dit opposé à l’impunité. Mais là, il s’agit encore des déclarations publiques et des positions officielles qui, en politique ne reflètent pas toujours la position réelle des officiels.

 

Le président tchadien, Idriss Déby lors d’une visite d’Etat en France s’était montré favorable à l’idée d’amnistie en Centrafrique, idée qui selon lui « favoriserait la réconciliation entre les frères centrafricains ». Vu le poids qu’a ce chef d’Etat dans le circuit diplomatique africain voire, mondial, on ne peut penser qu’à un combat rude entre la frange de la communauté internationale qui se propose de porter cette idée et les organisations nationales qui s’y opposent.

 

 

Centrafrique : Des combattants du FPRC désignés responsables des sites miniers dans le Sud-Est du pays

 

PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 24 AVRIL 2017

 

NZACKO, 24 Avril 2017(RJDH)—Le haut commandement du FPRC a désigné certains de ses cadres militaires, responsables des sites miniers qu’il a conquis ces derniers jours dans le Sud-Est. Ces derniers ont été présentés ce 24 avril à la population de Nzacko.

 

Ces nominations, selon les informations RJDH, ne concernent pas seulement le secteur minier. Une source locale contactée parle de la nomination des chefs de la police, de la gendarmerie, des douanes et des mines. Le FPRC prend le contrôle de tous ces secteurs dans le Sud-Est de la République Centrafricaine après avoir chassé les éléments de l’UPC qui étaient entre temps maitres des lieux.

 

Les combattants du FPRC nommés, ont pris fonction après avoir été présenté aux autorités municipales et à la population réunie. Les autorités locales contactées n’ont pas souhaité se prononcer sur cette question par peur pour leur vie. « C’est eux qui contrôle tout ici. Nous devons faire avec comme cela était le cas avec l’UPC », confie un notable sous l’anonymat.

 

Azor Khalit, sous-chef d’Etat-major du FPRC, contacté par le RJDH trouve normal la nomination de ces combattants. Pour lui, ce dispositif va leur permettre de subvenir aux besoins du mouvement. « Nous avons chassé ceux qui maltraitaient la population mieux vaut mettre un système en place pour nous permettre de subvenir à nos besoins et de veiller aussi sur la population », confie-t-il.

 

Selon une source au ministère des finances, le contrôle des sites miniers et des douanes par les groupes armés fait perdre à l’Etat des centaines de millions de Fcfa par mois.

 

Depuis 2013, les zones minières du nord, du centre et du Sud-Est sont sous contrôle des groupes armés qui, dans ces zones lèvent aussi l’impôt et perçoivent les droits de douane.

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