Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 19:18
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Deux chefs de guerre sanctionnés par les Etats-Unis pour menace à la paix et à la stabilité

 

Par Fleury Agou le 13 avril 2017

 

BANGUI, 13 Avril 2017 (RJDH)—Les avoirs des chefs de guerre, Abdoulaye Hissene et Maxime Mokom aux Etats-Unis sont désormais gelés. La décision a été rendue publique le 12 avril dernier par le Trésor des Etats–Unis d’Amérique.

 

Les avoirs de ces deux chefs militaires se trouvant sous juridiction américaine sont gelés et les ressortissants américains se voient interdire toute transaction avec eux. C’est la portée de la sanction qu’impose l’OFAC (Office Of Foreign Assets Controls), à Abdoulaye Hissene et de Maxime Mokom.

 

Abdoulaye Hissene, est un cadre de la Séléka rébellion qui a renversé le Président François Bozizé en mars 2013. Maxime Mokom, quant à lui est un leader de la milice Anti-Balaka.

 

Selon John E. Smith, directeur par intérim du Trésor, cité dans un communiqué, « les individus désignés aujourd’hui sont responsables d’avoir prolongé l’instabilité dans la République centrafricaine ».

 

Les Etats-Unis reprochent à ces deux chefs de guerre leur entente et engagement « pour perturber un référendum constitutionnel en 2015 et pour fragiliser, en 2016, l’autorité du président Faustin-Archange Touadéra ».

 

Dans son communiqué, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du département du trésor américain a rappelé qu’ « à l’été 2016, M. Hissene et un groupe d’hommes armés avaient également engagé des combats avec les forces centrafricaines avant d’échapper aux soldats de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) ».

 

Ses sanctions sont-elles suffisantes pour rétablir la paix?

 

L’OFAC est l’agence américaine qui régit les sanctions économiques et commerciales au sens de la politique étrangère américaine. Le travail principal de l’OFAC est d’être la «police» des transactions et des échanges financiers qui sont effectués par les sociétés américaines et / ou des personnes des États-Unis avec des individus / sociétés étrangères.

 

Bien avant Abdoulaye Hissene et Maxime Mokom, en mai 2014, l’Amérique avait imposé des sanctions à cinq Centrafricains, « responsables des violences et des violations des droits de l’homme en RCA ». Il s’agissait des anciens Président François Bozizé et son tombeur Michel Djotodia (Séléka). Le défunt Lévy Yakété (Anti-Balaka) et Noureddine Adam (Séléka) sont visés par cette mesure de gel des avoirs et d’une interdiction de visa, ainsi qu’Abdoulaye Miskine, chef des rebelles du FDPC.

 

Une année après, le 21 août 2015, le Trésor américain étend encore sa mesure à deux sociétés : La société Badica, une des plus importantes compagnies diamantaires en Centrafrique et sa succursale belge Kardiam, située à Anvers. Deux leaders Anti-Balaka sont aussi concernés, notamment Alfred Yekatom et Habib Soussou.

 

Aussi, le Conseil de Sécurité avait sanctionné Haroun Gaye, François Bozizé, Nourredine Adam (Séléka), Habib Soussou (Anti-Balaka), Alfred Yekatom(Anti-Balaka) et Eugène Barret Ngaïkosset (Anti-Balaka) pour meurtres et assassinats.

 

Le regain de la violence dans certaines provinces en Centrafrique continue d’occasionner le déplacement de la population. La moitié de ses habitants est confrontée à l’insuffisance alimentaire./

 

 

Centrafrique : Les troupes ougandaises engagées dans la traque de la LRA, annoncent leur retrait de Obo

 

Par Richardo Dimanche le 13 avril 2017

 

OBO, 13 Avril 2017 (RJDH)—Les troupes ougandaises, engagées dans la lutte contre la LRA vont se retirer de la ville de Obo où elles sont basées d’ici le mois de mai. L’annonce de ce retrait a été faite mercredi 12 avril 2016 par le commandant de la troupe ougandaise lors d’une réunion avec les autorités locales.

 

Selon les informations du RJDH, les éléments ougandais ont commencé à se retirer des villes de Nzako, Sam-Ouandja, Banagui et Bakouma. En annonçant ce retrait, le commandant de la troupe ougandaise se réjouit de ce que son pays a fait dans la traque de Joseph Kony. « Nous avons réduit l’effectif des éléments de la LRA à moins de 150 hommes. Bien que Joseph Kony ne soit pas encore arrêté ou tué, nous nous réjouissons du travail battu. Le gouvernement ougandais a fixé la date butoir du retrait de l’armée ougandaise au mois de mai prochain », annonce t-il sans donner de précision sur le calendrier du retrait.

 

Ghislain Dieu Béni Kolengo, préfet du Haut-Mbomou, s’inquiète de ce départ. « Le retrait des troupes ougandaises intervient au moment où la LRA multiplie les exactions. Cette nouvelle nous inquiète tous dans la région », déclare t-il. Le préfet du Haut Mbomou appelle au renforcement du dispositif militaire centrafricain à Obo et dans les environs pour maintenir la pression sur la LRA, cette rébellion ougandaise très active dans la partie ouest de la RCA depuis 2008.

 

Ces trois derniers mois, une dizaine d’enlèvements et plusieurs attaques sont attribuées à la LRA, rébellion combattue par des forces américaines, ougandaises et centrafricaines. Le retrait de la troupe ougandaise déployée en 2009 en Centrafrique, est annoncé quelques jours après celui des conseillers militaires américains, attendu pour le 25 avril prochain. D’ici fin mai, les forces centrafricaines très limitées seront seules dans la lutte contre la LRA.

 

 

Centrafrique : La Minusca se désengage de protection des services publics dans le Nord-Ouest

 

Par Parfait Teddy Komesse le 13 avril 2017

 

BANGUI, 13 Avril 2017 (RJDH) — La Minusca ne va plus s’occuper de la sécurisation des services publics dans le nord-Ouest du pays. Position exprimée par Vladimir Monteiro porte parle de cette institution lors de la conférence hebdomadaire ce 12 avril à Bangui.

 

L’annonce du désengagement est faite dans un contexte d’occupation des bâtiments administratifs par les groupes armés et en particulier les éléments armés de 3R. Selon Vladimir Monteiro, cette pratique de sécuriser les services publics est incompatible à la résolution 23.01 du Conseil de sécurité donnant mandat à la Minusca. Cette annonce intervient alors que les groupes armés ont saccagé et occupé les services de douane et de la gendarmerie dans le nord-ouest du pays.

 

La Minusca justifie cette position par le transfert de capacité aux forces de sécurité nationale. « Nous nous retirons et transmettons aux forces de Sécurité intérieure la sécurisation de certaines institutions, lesquelles étaient sécurisées par la Minusca et sont désormais gardées par les forces de Sécurité », a indiqué le porte-parole.

 

La Minusca prend ses décisions en connaissance des difficultés réelles dans la région. « A l’Ouest et sur les axes de transhumance, des vols de bétails et des représailles se poursuivent, notamment dans la localité de Ngaoundaye, les tensions sont vives entre les Anti-Balaka, RJ (Révolution Justice) », a observé Major Rahhaly Khalid porte-parole de la force.

 

Cette disposition est progressive et ne concerne pas encore la ville de Bangui et certaines régions où se base la Minusca. Le gouvernement promet réagir et des informations des sources concordantes indiquent que le gouvernement est mis au courant des informations de ce désengagement.

 

 

Centrafrique : Le regain de violence à l’Est du pays inquiète MSF

 

Par Sylvestre Sokambi le 13 avril 2017

 

 

BANGUI, 13 avril 2017 (RJDH)—L’organisation médicale humanitaire, MSF a exprimé ce jour, dans un communiqué, son inquiétude face à la flambée de violence dans l’Est de la RCA. La population civile, selon cette organisation est la première victime de cette situation.

 

Le communiqué de MSF évoque la ville Bria, zone minière où depuis six mois, le FRPC et l’UPC, deux branches de l’ex-Séléka s’affrontent régulièrement. MSF fait état d’une campagne de terreur menée par les groupes armés à Bria, « nos équipes ont été témoins d’exécutions sommaires et ont trouvé les corps mutilés laissés à la vue de tous pour terroriser la population », a noté René Colgo, chef de mission adjoint de MSF, cité dans le communiqué.

 

Les violences dans cette partie de la RCA, ont contraint plusieurs habitants au refuge, d’après MSF qui s’inquiète du sort de la population, « les civils sont complètement traumatisés, et un grand nombre d’entre eux ont dû se réfugier dans la brousse, où ils survivent grâce à ce qu’ils peuvent y trouver à manger », explique René Colgo.

 

Caroline Ducarme, cheffe de mission MSF en République Centrafricaine appelle les belligérants à cesser toute attaque contre les civils et surtout à faciliter l’accès humanitaire, « la nature du conflit évolue et les civils traumatisés et sans défense se retrouvent coincés sous les tirs croisés, chassés de leurs foyers, coupés de leurs champs et de leurs moyens de subsistance. Toutes les parties doivent au minimum cesser leurs attaques contre les non-combattants et permettre aux personnes en détresse de recevoir un minimum d’aide humanitaire », explique t-elle dans le document.

 

Les combats opposant le FPRC et l’UPC dans la ville de Bria, ont atteint plusieurs villes des régions centrale et orientale du pays. Ces deux groupes armés se disputent essentiellement les zones minières de la Ouaka, de la Haute-Kotto, de la Basse-Kotto et du Mbomou.

 

La Minusca a fait état, au début de ces affrontements d’environ 10.000 déplacés et d’une centaine de morts à Bria où ces rivalités ont éclaté.

Partager cet article

Repost 0
Centrafrique-Presse.com