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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 21:12
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le paludisme reste la première cause de mortalité dans le pays

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH—Au moins 58% des patients admis dans les centres de santé tenus par Médecins Sans Frontières (MSF) souffrent du paludisme. Un constat inquiétant chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes selon MSF lors d’une rencontre avec les médias ce 25 avril à Bangui.

 

Malgré les efforts de l’OMS de faire de la prévention un moyen efficace de lutte contre le paludisme, le constat est encore alarmant. Médecins sans frontière a relevé que cette maladie est la cause première de mortalité à travers le pays et représente un problème de santé publique. Position exprimée par l’ONG médicale d’urgence MSF à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme à Bangui.

 

Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF, revient sur le bilan des activités de prise en charge du paludisme, « le paludisme reste parmi les maladies tueuses notamment pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. L’année passée, l’ensemble des équipes MSF a pu traiter 582.072 cas du paludisme et 2% des cas traités sont morts », a-t-il présenté.

 

Pour le chef de mission remarque l’inaccessibilité aux structures de soins est un facteur aggravant, « le fait que l’accès aux soins, aux structures de santé, l’accès au test de dépistage avec les tests rapides et l’accès aux moustiquaires restent infime dans beaucoup de préfectures, cela fait en sorte que le paludisme continue de tuer d’une façon importante en RCA » a-t-il déploré.

 

Emmanuel Lampaert lance un appel pour que l’accès aux soins soit garanti, « en marge de la journée mondiale de lutte contre le paludisme 2017, je pense que l’appel est lancé pour que dans l’intérêt de la population centrafricaine, l’accès aux soins puisse être garanti partout », a-t-il lancé.

 

Le paludisme, pourtant première cause de mortalité dans le pays reste et demeure une crise silencieuse qu’il faut analyser pour une solution structurelle durable.

 

 

Centrafrique : L’ANJFAS plaide en faveur des FOSA engagées contre le VIH, le paludisme et la tuberculose

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—L’association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) veut plaider en faveur des formations sanitaires (FOSA) inscrites dans la lutte contre le VIH, paludisme et la tuberculose. C’est la conclusion de six mois d’observation faite par cette structure dans le cadre du projet TAW-RCA à Bangui.

 

Le VIH/Sida, le Paludisme et de la Tuberculose restent un problème majeur de santé publique en Centrafrique. Cependant, la prise en charge de ces trois pathologies reste un défi à relever. C’est dans ce contexte que 14 formations sanitaires de Bangui ont été observées durant six mois en ce qui concerne la prise en charge du VIH, le paludisme et la tuberculose.

 

Cyriaque Ngombé, Coordonnateur des Projets à l’ANJFAS rappelle les indicateurs observation du projet, « TAW-RCA a observé la disponibilité des services de prise en charge de ces trois pathologies. La disponibilité des ARV, accès des patients aux ARV, accès au test de dépistage et programme d’accompagnement psychosocial pour le VIH/Sida. La disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments et accès aux tests de diagnostic du paludisme et la disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments, accès au test de crachat pour la tuberculose », a-t-il rappelé.

 

Les FOSA ont été notées selon les appréciations suivantes : Faible, Passable, Acceptable et Satisfaisant. « Aucune FOSA n’a maintenu un niveau satisfaisant durant la période d’observation. Et, d’autres par contre ont maintenu le niveau Faible durant plus de trois mois », regrette Cyriaque Ngombé.

 

La conclusion du rapport dont le RJDH a eu copie laisse comprendre un statuquo. 5 FOSA sur les 14, en ce qui concerne la prise en charge de la Tuberculose ont maintenu un niveau Passable durant les 6 mois d’observation. La situation n’a pas évolué. Les irrégularités constatées concernent le non-respect de la gratuité des soins.

 

En ce qui concerne le paludisme, les observateurs ont relevé le non-respect de la gratuité du traitement (Coartem) et la rupture de coartem, le manque des moustiquaires imprégnées et des irrégularités liées aux tarifications des examens et frais de consultation qui varient de 500 FCFA à 1.500 FCFA selon les FOSA. Peut-on lire dans ce rapport.

 

Cyriaque Ngombé a relevé certains problèmes qui nécessitent un plaidoyer de l’ANJFAS. « La prise en charge du VIH/Sida connait aussi des problèmes dans les dispensations des ARV, des manquements liés aux activités d’accompagnement psychosocial au patient VIH+ et le référencement des patients dépistés vers un autre centre de prise en charge. C’est en février que les FOSA ont connu la rupture d’ARV vue la situation qui est arrivée à l’Unité de Cession des Médicaments (UCM) », a-t-il noté.

 

Au regard des dysfonctionnements et manquements relevés, l’ANJFAS mobilise son pool pour plaider. « Ces situations décrient dans le rapport nous inquiètent pour la suite et pour la prise en charge des personnes vulnérables, c’est pourquoi nous voulons plaider pour une action et solutions à ces problèmes », a ajouté Cyriaque Ngombé.

 

Le projet TAW-RCA a observé les FOSA de Boy-Rabe, de Mamadou Mbaïki (Km5), de Petevo, de Yapélé, de Gobongo, de Lakouanga, de Bédé Combattant, de Castors, de Ouango, de Malimaka, de la Gendarmerie, du Campa Fidèle Obrou, de Saïdou et de Kassaï.

 

 

Centrafrique : Les forces américaines suspendent leurs opérations de lutte contre la LRA dans le Sud-Est du pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—Les forces américaines basées à Obo dans le Sud-Est de la RCA, ont suspendu ce jour les opérations de lutte contre la rébellion ougandaise LRA. L’information est confirmée au RJDH par le préfet du Haut-Mbomou Dieu Béni Kolengo.

 

L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales, « les forces américaines sont encore là. J’ai échangé avec le commandant des forces qui a annoncé la suspension des opérations de lutte contre la LRA. Cette suspension, selon lui entre en vigueur ce 25 avril 2017 », confie Dieu Béni Kolengo, préfet du Haut-Mbomou joint au téléphone par le RJDH.

 

La suspension des opérations de lutte contre la LRA sur le terrain serait la première phase du retrait des forces américaines en RCA. A nos confrères de l’AFP, le 20 avril dernier, le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l’Afrique (Africom) affirmait que « le temps est venu de passer à autre chose ».

 

Le retrait des forces américaines de Obo s’inscrit dans le cadre de la nouvelle marque que Donald Trump veut imprimer à la politique extérieure des Etats-Unis. En janvier dernier, Donald Trump déclarait ne pas comprendre que son pays s’acharne contre la LRA qui à ses yeux ne représente pas une menace pour les Etats-Unis qui selon les chiffres de Africom, ont depuis 2011, déboursé 780 millions de dollars pour la lutte contre la LRA, « la LRA n’a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons ? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses ? », avait déclaré le président américain.

 

De nombreuses exactions dont des enlèvements de masse, des enrôlements forcés, des destructions de villages et des assassinats sont attribuées à la LRA, active au Sud-Est de la République Centrafricaine depuis 2008. Cette rébellion ougandaise est combattue dans cette partie de la RCA par des forces centrafricaines, américaines et ougandaises.

 

Bien que la capacité opérationnelle de la LRA soit réduite, son chef Joseph Kony visé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour Pénale Internationale, court toujours. Dominique Ongwen, commandant en chef de la LRA, arrêté en janvier 2015, comparait depuis lors à la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité./

 

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