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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 18:30
Nouvelles nationales sur RJDH  - Spécial infrastructures administratives
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Nouvelles nationales sur RJDH  - Spécial infrastructures administratives

 

 

Centrafrique : Un silence entretenu sur la réhabilitation des infrastructures publiques financées à hauteur de 1,6 milliard

 

Par Sylvestre Sokambi le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 mars 2017 (RJDH)—Sur les Fonds Européens de Développement (FED), l’Union Européenne a déboursé sous la transition, 3,9 milliard de Fcfa pour accompagner le redéploiement de l’autorité de l’Etat en Centrafrique. Une partie de ces fonds a été consacrée à la réhabilitation des infrastructures publiques. Mais une année après, le bilan inquiète plus d’un.

 

1,6 milliard de Fcfa pour la réhabilitation et construction des édifices publics dans l’arrière-pays. Les données officielles prévoyaient 100 millions de Fcfa par préfecture. Les travaux étaient partis pour durer entre six et huit mois. Mais une année après, le constat semble désolant.

 

De sources proches du ministère du Plan et de la Coopération Internationale, moins de 40% des travaux sont assurés. Dans une partie du nord, les travaux sont aux arrêts. Au Centre, une partie du nord et à l’Est, rien a commencé alors que les ONG et entreprises ont reçu le premier financement à hauteur de 40 millions de Fcfa.

 

Il y a inquiétude sur ce dossier. L’inquiétude est d’autant plus renforcée lorsque les sources officielles évitent d’aborder la question. Alors, la population est en droit de se poser des questions sur l’issue ou l’utilisation des fonds dont l’objectif était de créer les conditions pour l’Etat de se redéployer et d’être proche des populations. Ce projet est en train de suivre le même circuit qu’avait pris le don japonais sous Ange Félix Patassé entre 1999 et 2003.

 

Ce qui est préoccupant dans cette affaire, c’est le silence entretenu ressemblant à la complicité qu’entretiennent les sources officielles censées éclairer la population sur cette question. A l’Union Européenne, les journalistes se butent au silence voire à la peur. Même atmosphère au ministère du Plan de la Coopération Internationale où tous les cadres affirment clairement éviter ce dossier qu’ils qualifient de « sensible ».

 

« Sujet gênant » au département des Finances où le ministre Henry Marie Dondra saisi par un protocole affirme « c’est un sujet sensible et donc si je l’aborde de mauvaise manière, cela risque de retomber sur moi ».

 

Alors que cachent ou signifient toutes ces esquives ? C’est la question que le RJDH se pose au moment où il traite ce dossier. C’est la même question que se posent les populations de l’arrière-pays, principales bénéficiaire de ce projet.

 

Il serait trop tôt de parler de détournement même si les signes nous forcent à avoir ces genres de pensée parce qu’il y avait des entreprises fictives, créées de toute pièce qui ont eu le premier financement mais qui aujourd’hui ont disparu. C’est ce qui arrive lorsque l’Etat choisi de passer outre les procédures.

 

 

Centrafrique : Des questionnements sur l’exécution des travaux de réhabilitation des édifices publics financés par l’UE

 

Par Vivien Ngalangou le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 Mars 2017 (RJDH)—Plusieurs cadres centrafricains s’inquiètent du niveau d’exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures publiques. Des préfets et sous-préfets affirment ne rien savoir sur ce projet qui pourtant, est mis en œuvre dans leurs localités.

 

A Baboua, le sous-préfet continue de louer au quartier. Sa résidence n’est pas encore réhabilitée, «je loue au quartier depuis mon arrivée en 2015. Au mois d’Octobre 2016, l’ONG IDC a entrepris les travaux de mon bureau en passant de la peinture et en remplaçant quelques portes et fenêtres. Mais depuis, cette société a disparu sans explication », explique Robert Tora sous-préfet de Baboua.

 

Les autorités de la Ouaka affirment ne rien savoir sur ce projet, « nous à Bambari, ne savons rien de ce qui se passe. Les édifices publics sont abandonnés », confie une autorité de cette région.

 

Les habitants de Bamingui Bogoran ignorent aussi l’issue de ce projet, « nous ignorons ce qui se passe autour de ce fond alloué par l’Union Européenne. Nous demandons aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que la lumière soit faite sur le dossier » a lâché un notable de la localité.

 

Dans le Mbomou, plusieurs sources ont exprimé leur insatisfaction par rapport à ce projet, « les entreprises Général Mobilier (GM) et Construction Centrafrique Equipement (CCE) à Bangassou n’ont pas honoré leurs engagements en dépit des 100 millions de CFA reçus » a confié une autorité de Bangassou.

 

Plusieurs chefs d’entreprises mis en cause dans ce dossier n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Ceux qui ont suspendu les travaux, le justifient pas des questions sécuritaires ou le décaissement du reste de l’argent. A Bozoum, Gabin Serge Nakombo, préfet de l’Ouham -Pendé pense que la suspension des travaux se justifie par des questions de fonds, « l’entreprise G3K n’a pas eu la totalité des fonds. Une nouvelle entreprise serait à pied d’œuvre pour reprendre les travaux de réhabilitation des bâtiments administratifs à Bozoum » a-t-il précisé. Contacté par le RJDH, le responsable de cette entreprise n’a pas voulu se prononcer sur ce sujet.

 

Les sources officielles aux ministères des Finances, du Plan et de l’Administration du territoire, contactées ont toutes évité cette affaire. Le ministre des Finances Henri Marie Dondra est allé jusqu’à lâcher, « c’est un sujet sensible et donc si je l’aborde de mauvaise manière, cela risque de retomber sur moi ».

 

 

Centrafrique : Le collectif des entrepreneurs justifie le retard dans la réhabilitation des infrastructures

 

Par Noura Oualot le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 mars 2017(RJDH)—Le 3ème vice-président du collectif des entrepreneurs centrafricains Noel Bernard Logomon a justifié le retard accusé dans les travaux de réhabilitation des bâtiments administratifs financés par l’Union Européenne par le décaissement des fonds et l’insécurité. Il l’a fait savoir dans un entretien très bref accordé ce jour au RJDH.

 

Le collectif des entrepreneurs centrafricain est conscient des retards enregistrés dans l’exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures publiques dans l’arrière-pays. Le 3ème vice-président de ce collectif, Noël Bernard Logomon, pense que les ratés de ce projet sont dus au vice de procédure que le pouvoir de la transition a favorisé au départ, « les entreprises n’avaient pas concouru. L’Etat avait choisi lui-même des entreprises pour urgence. Plusieurs de ces entreprises sont fictives. C’est ce qui a cassé l’élan du projet », a-t-il expliqué.

 

Le deuxième problème est lié au décaissement des reliquats, « les entreprises choisies avaient chacune reçu 40 millions sur les 100 millions, ceci comme premier décaissement. Malheureusement, certaines ont commencé les travaux, achevé les travaux, et d’autres par contre n’ont rien fait et elles ont disparu », a précisé Noel Bernard Logomon.

 

Le 3ème vice-président dénonce l’absence de suivi, « il y’a des commissions qui ont vérifié et évalué les travaux sur le terrain mais l’Etat n’a pas interpellé les entreprises qui n’ont pas achevé leurs travaux, ni payé celles qui ont finalisé les travaux. A l’heure où nous sommes, on nous dit que les 1.600.000.000 sont finis » a-t-il confié.

 

Les travaux de réhabilitation des édifices publics dans le cadre du projet PRAP devraient être exécutés dans délai de 6 mois./

 

 

Centrafrique : Déséquilibre dans l’avancement des travaux des infrastructures financés par l’UE dans les préfectures

 

Par Judicael Yongo le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 Mars 2017(RJDH) —L’avancement des travaux de réhabilitation des infrastructures publiques, financée par l’Union Européenne dans le cadre du projet PRAP, est déséquilibré. Si les travaux avancent dans certaines localités dans d’autres ils sont bloqués.

 

Le projet de réhabilitation des bâtiments publics, financé par l’Union Européenne s’inscrit dans le cadre du redéploiement de l’autorité de l’Etat. Une enveloppe de 1,6 milliard de Fcfa a été injectée en raison de 100 millions par préfecture, depuis la période de la transition.

 

Plus d’une année après le lancement de ce projet, les travaux sont bloqués dans certaines régions et sont en cours dans d’autres.

 

Ces travaux sont, selon un constat du RJDH bien avancés dans l’Ombélla Mpoko. Une autorité locale parle de succès, « les bâtiments administratifs dans les sous-préfectures de Damara, Bossembele et Bogangolo ont déjà été réhabilités et équipées par les entreprises contractantes » confie une autorité préfectorale.

 

Dans une partie nord, les travaux sont en cours, selon Clodilte Namboy, préfète de l’Ouham contactée par le RJDH, «à Bouca, Batangafo, Nanga-Boguila, les travaux ont effectivement commencé et se poursuivent » a confié cette autorité sans donner de précision sur les sous-préfectures de Markounda et de Kabo qui font aussi partie de l’Ouham.

 

A Paoua et à Bozoum dans le nord-ouest, les travaux amorcés en 2016 sur les bâtiments administratifs évoluent. Une source dans cette localité évoque la finition des travaux, « il est possible que les travaux prennent fin dans les prochains jours pour être remis aux autorités » fait savoir une source contactée à Paoua.

 

Les travaux sont en cours dans la Nana Mambéré, à l’ouest du pays, « c’est déjà la finition des travaux à Bouar, Baboua, Aba » confie David Gbeti, Inspecteur principal au ministère de l’Intérieur en charge du projet du redéploiement de l’autorité de l’Etat.

 

Les travaux sont en cours dans le Mbomou, « les travaux sont en cours dans le Mbomou et cela avance » a souligné Nestor Mameneyaki, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangassou.

 

Des retards dans l’exécution des travaux

 

La réhabilitation de ces infrastructures est à l’arrêt dans plusieurs autres villes de l’arrière-pays. « Des retards considérables sont enregistrés dans la réalisation des travaux dans les préfectures de Nana-Gribizi au centre nord du pays, la Ouaka au centre-est, la Haute Kotto au nord-est, Basse Kotto au sud-est » confie un cadre du département du Plan qui n’a pas souhaité commenter cette situation.

 

Dans le Haut Mbomou, à l’Est, les travaux n’ont pas encore été lancés, « le lancement des travaux à travers la pause de première pierre de construction du building et réhabilitation de certaines édifices publics est prévu pour ce 27 mars. Nous attendons toujours » a expliqué au RJDH Gislain Dieu-Beni Koyongo, préfet du Haut-Mbomou.

 

Dans la Vakaga, dans le Nord-est, rien n’est prêt, selon une source au ministère de l’administration du territoire, « nous ne savons pas quand les travaux vont commencer, ni lancés dans la Vakaga » a lâché un cadre de ce département.

 

La réhabilitation des infrastructures publiques a été financée par l’Union Européenne pour booster le redéploiement de l’autorité de l’Etat. Des ONG telles que JUPEDEC, Echelle Appui au Développement, Nourrir, AGETIP–CAF, IDC, COOPI, ADEFI, DRC, ACTED ont reçu le financement sauf que le bilan des travaux reste, une année après très mitigé.

 

 

 

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