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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 16:27
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La recrudescence de vol à main armée inquiète à Bangui

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 13 mars 2017

 

BANGUI, 13 Mars 2017 (RJDH) – Les autorités locales du 8e arrondissement de Bangui s’inquiètent de la montée de vol à mains armées et appellent à la régularité des patrouilles des forces de sécurité. Inquiétude exprimée par Moustapha Balla, chef de quartier Ngongono 6 dans un entretien avec le RJDH ce 13 mars à Bangui.

 

La plainte des notables de 8e arrondissement est exprimée alors qu’un semblant d’accalmie est observé dans la capitale Bangui. La maitrise de l’ordre et la paix est un défi et la montée en puissance de vol à mains armées intervient alors que le gouvernement et la Minusca ont bouclé le recrutement des policiers et gendarmes en vue de faire face à ces problèmes.

 

Le chef de quartier Ngongono 6 Moustafa Balla, a relevé une recrudescence de braquage dans sa localité tant le jour que la nuit, « nous avons enregistré régulièrement des cas de vol à main armée, au quartier et dans les rues. Ce fait est lié au manque de patrouille des forces de défense et de sécurité. Au niveau de St Tite et Timothée, on enregistre déjà plusieurs victimes dépouillées de leurs biens, téléphones, des sommes d’argent etc… », a-t-il indiqué.

 

Selon les informations du RJDH, six cas sont enregistrés entre février et mars 2017, des cas liés aux braquages à main armée.

 

Le grand banditisme dont le vol à main armée monte en puissance avant le DDRR considéré comme passage obligé pour la stabilité et la sécurité du pays après la crise.

 

 

Centrafrique : Les déplacés du Centre Jean XXIII quittent le site

 

Par Bienvenue Matongo le 13 mars 2017

 

BANGUI, 13 mars 2017(RJDH)—968 déplacés du centre Jean XXIII de Bangui ont reçu de l’aide de Caritas, une enveloppe en vue de leur retour. Une initiative caritative financée par le saint siège pour un montant de 80 millions de FCFA et visant plusieurs sites.

 

L’aide du Vatican favorisant le retour des déplacés intervient deux mois après l’opération noël à la maison lancée par le gouvernement qui a permis la fermeture de site de l’aéroport Bangui M’poko et bien d’autres sites à Bangui. Ce geste ce fait alors que la coordination du mouvement de la population estime à 127.933 le nombre des déplacés sur les sites en février 2017 contre 138.415 déplacés en mars 2016.

 

Cet appui du St siège vise environs 371 ménages selon la Caritas « le contenu de l’enveloppe varie de 105 000 Francs à 180 000 FCFA et l’enveloppe mise à la disposition par le St-siège pour les 4 sites à savoir Centre Jean XXIII, le Grand Séminaire St Marc de Bimbo, Paroisse St Sauveur et les Capucins est de 80. 000 000 francs » a indiqué Marcel Bendo, chargé des programmes à Caritas.

 

Certains déplacés interrogés par le RJDH ont salué la réponse humanitaire qu’a apportée le st siège après le passage du pape dans le pays en 2016, « nous ne pouvons que dire merci au pape qui a bien voulu nous aider en nous donnant cette somme. Cela va nous permettre de de payer des loyers en attendant le retour à la normal dans notre quartier après la crise », a témoigné Jérémie un père de famille.

 

La Caritas projette évaluer l’impact de son action avant de mobiliser d’autres ressources. Les déplacés du Grand Séminaire St Marc de Bimbo et de la paroisse St Sauveur ont déjà bénéficié de cet appui et quitté les sites.

 

 

Centrafrique : Des munitions à destination de Garoua-Boulai saisies à Douala

 

Par Fleury Agou le 13 mars 2017

 

DOUALA, 13 mars 2017 (RJDH)—Un policier retraité camerounais de 61 ans a été appréhendé dans la nuit du mardi à mercredi 7 mars en possession de 6.000 munitions d’armes à destination de Garoua-Boulaï en Centrafrique et maintenu à la gendarmerie pour nécessité d’enquête. Information des sources sécuritaires relayées par les médias camerounais.

 

Depuis l’éclatement de la crise centrafricaine, le banditisme transfrontalier s’est accru entre les deux pays (Cameroun et Centrafrique). Des trafics d’armes et de munitions seraient suspectés en partance des pays voisins. Cette arrestation intervient alors la Centrafrique fait face à un conflit interne où la maitrise du circuit d’approvisionnement des groupes armés reste un défi pour les autorités qui cherchent des solutions transfrontalières. Ce coup de filet de la gendarmerie camerounaise vient alors qu’une cargaison d’armes de la Minusca a été découverte par la police obligeant le gouvernement et la Minusca à publier un communiquer pour rassurer l’opinion dans un contexte où le comité de sanction vient de proroger la sanction sur les armes à destination de la RCA.

 

Selon nos informations, l’ancien flic camerounais de 61 ans a été arrêté par la Gendarmerie de Douala II, lorsqu’il s’apprêtait à monter dans un bus de l’agence de voyage Touristique en partance pour Garoua-Boulaï, ville frontalière de la République Centrafricaine. « Ce sont ses agissements qui ont attiré l’attention sur lui », a rapporté un agent de la société de transport.

 

Des sources anonymes ont rapporté à La Nouvelle Expression (LN) qu’« au moment de mettre les bagages dans la soute, on a demandé au monsieur de présenter ses bagages comme les autres. Il a refusé catégoriquement. En plus, un policier a également tenté de s’interposer en vain. C’est son comportement qui a suscité des suspicions à son endroit », ont précisé ces sources. D’après les explications de cet agent, « dès lors, un bagagiste a saisi discrètement le chef d’agence, qui à son tour, a saisi les forces de l’ordre ».

 

Alertés, les gendarmes sont descendus sur le terrain et ont saisi les munitions et interpellé le concerné qui est en garde à vue à la brigade de recherche de Ndongbong.


D’après La Nouvelle Expression, qui a cité un gendarme « le concerné laisse entendre qu’il voulait vendre ces munitions (calibres 12) aux chasseurs de la localité de Garoua-Boulai, pour leurs activités », dit-il en rappelant « qu’elles sont très dangereuses ».

 

Un témoin a déclaré que le policier retraité avait « dissimulé les munitions dans des sacs de vêtements et des seaux de peinture ». Les premiers éléments de l’enquête laissent penser que l’ancien flic serait un trafiquant et « aurait avoué avoir des lieux de livraison dans au moins deux zones frontalières du Cameroun ».

 

Sur la nature de ces munitions, « même s’il s’agit de Calibre 12, elles sont mortelles à une certaine distance et selon la partie du corps », a commenté un ancien militaire centrafricain au RJDH, expert en balistique. Il a rappelé que l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), l’ancienne rébellion de Jean Jacques Demafouth qui disposait pour la majorité d’armes artisanales et de munitions de calibre 12 avait donné du fil à retordre aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) entre 2006 et 2008.

 

Une investigation dans la région de Garoua-Boulaï à l’Ouest et le nord-ouest laisse comprendre que de jeunes autochtones moto-taximen transfrontaliers, les « cascadeurs », seraient pleinement impliqués dans le trafic de munitions destinées aux groupes armés qui écument la région.

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