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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:54
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Affrontement signalé entre Anti-Balaka et Séléka à Kaga-Bandoro

 

Par Daniel Nguerelessio le 14 mars 2017

 

BANGUI, 14 Mars 2017 (RJDH)–Un combat est signalé entre les Anti-Balaka et les éléments Séléka à Kaga-Bandoro au centre nord du pays et a occasionné plusieurs déplacés de la localité vers la base de la Minusca. L’information a été confirmée au RJDH par des sources locales.

 

Cet affrontement entre les deux factions ennemies intervient après le violent combat d’octobre 2016 faisant plusieurs morts et de blessés ainsi que des déplacés qui ont fui la localité pour Bangui la capitale. Ce regain de violence est enregistré alors que certains déplacés de site proche de la Minusca ont volontairement quitté la base de la Minusca deux semaines avant.

 

Selon plusieurs sources contactées par RJDH, une mésentente entre les bouchers qualifiés proches des Anti-Balaka autour d’achat des bœufs et d’autres proches de la Séléka, serait à l’origine du combat, « en revanche, une moto appartenant à un musulman a été emportée par un groupe de jeunes. La situation se compliquera du fait que chacun de son côté voulait venger. C’est ainsi qu’il y a eu échanges de coup de feu », a rapporté au RJDH une source de la ville.

 

Un autre témoin décrit la scène en ces termes : « Il y a de cela deux heures de temps que des tirs intensifs sont entendus au niveau du quartier Bamou et du Camp des Travaux Publics (au sud de la ville). On ignore ce qui se passe là-bas mais les gens sont dans psychose généralisée et certaines personnes regagnent à nouveau le site».

 

Le chef de bureau de la Minusca de Kaga-Bandoro n’est pas joignable. Des groupes en conflit n’ont pas été joignables. Cette attaque intergroupe armé pousse la population à se déplacer alors que la Nana Gribizi compte déjà 22.763 déplacés, selon le comité du mouvement de la population.

 

 

Centrafrique : 150 enfants de Tiringoulou dans la Vakaga retirés des groupes armés par l’ONG ODESCA

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 14 mars 2017

 

BANGUI, 14 Mars 2017(RJDH) – Au moins 150 enfants retirés des groupes armés à Tiringoulou au nord du pays sont formés et bénéficient d’un appui de l’organisation de développement économique et social (ODESCA) dans la Vakaga. C’est a présenté Salem Deworo président de cette organisation dans une interview accordée au RJDH ce 13 mars 2017.

 

L’enregistrement des enfants associés aux forces et groupes armés dans la préfecture de la Vakaga a commencé depuis 2015. 8.900 enfants ont été enregistrés. Ce nombre a connu une baisse à 6.400 quelques mois après. C’est dans ce contexte que l’ODESCA dans sa mission effectuée à Tiringoulou dans le nord a pu assister plus de 150 enfants en formation pour l’auto-prise en charge.

 

Le président de l’ONG ODESCA, justifie cette baisse par le combat qui a opposé les factions de l’ex-Séléka, « les combats entre la coalition FPRC et UPC ont occasionné le retour de certains enfants retirés dans les forces et groupes armés. Ce qui demande encore beaucoup de moyens pour leur retrait définitif car leur nombre reste élevé », a-t-il précisé.

 

Il a souligné que le manque des moyens financiers pour faciliter la réorientation de 6400 enfants de la préfecture de Vakaga, « nous ONG nationales avons un sérieux problème de financement, pour sortir définitivement ces enfants dans le camp des forces et groupes armés pour leur réinsertion définitive », s’est-t-il plaint.

 

Les 150 enfants de la ville de Tiringoulou retirés des camps des forces et groupes armés sont repartis dans différents domaines tels que, « l’éducation, l’alphabétisation, la pêche, le maraîchage et l’agriculture » selon ODESCA.

 

Ce programme s’étant dans toutes les zones occupées par les groupes et forces armés afin de retirer les enfants pour leur réinsertion socio-économique.

 

Selon les données officielles de l’Unicef, entre 6.000 à 10.000 enfants sont encore associés aux groupes armés en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : Les grandes artères de Bangui inondées par les stations de lavage informelles

 

Par Nina Verdiane Niabode le 14 mars 2017

 

BANGUI, 14 mars 2017, (RJDH)… Les grandes artères de la ville de Bangui sont occupées depuis ces derniers temps par les stations lavage auto informelles. Ces stations ont pour conséquences la dégradation des routes et sont à l’origine des accidents de circulation dans la ville de Bangui. Un constat fait par le RJDH.

 

La ville de Bangui fait partie des villes francophones soutenue par l’Association Internationale des Maires Francophones. Le chômage qui découle de la crise et l’accroissement démographique de la population explique le comportement des jeunes sans emploi et désœuvrés à se faire une place en créant des stations lavages qui échappent au contrôle de l’Etat en violation des dispositions de la commune de Bangui. C’est dans ce contexte que le RJDH a tendu son micro aux responsables communaux, aux agents de lavage informel.

 

Nous sommes dans le 8e arrondissement de Bangui, sous le soleil, non loin de la grande route qui mène à l’aéroport Bangui M’poko, Félix Bissangou sous son hangar bouteille de bière sur sa table, suit ses employés qui lavent les véhicules. « Cela fait quatre ans que je suis propriétaire de cette station. Je peux avoir parfois 10 à 15000 FCFA par jour. Cela m’a permis de payer la scolarité de mes enfants, les nourrir et payer ses jeunes qui travaillent dans cette station lavage », a-t-il indiqué.

 

Si cette activité nuit à la sécurité routière et entretient la dégradation des routes, ces propriétaires de station lavage n’ont d’autre choix et tablent sur leur contribution citoyenne « nous payons l’eau que nous utilisons au niveau de la Sodeca et nous recevons les factures tous les mois », a précisé Fabrice Ndoh un autre responsable de station.

 

L’activité qui créé la richesse et l’emploi dans ce secteur n’est pas aussi aisée. La location y est pour beaucoup et les propriétaires doivent mettre la main dans la poche, «moi, je loue l’endroit chez un particulier et je paie cela par mois. Je n’ai aucun souci », a précisé un autre responsable.

 

La municipalité semble être désemparée devant le problème. Le ministère de l’équipement lui, est un observateur impuissant devant la dégradation des routes. Mais des solutions sont en discussions. « Nous sommes en train de chercher des mesures à prendre par rapport à cette pratique que nous cessons de déplorer. Nous avons déjà tenu des multiples réunions avec les laveurs. Et nous pensons trouver une solution à cela d’ici peu de temps », a déclaré Samson Mangue-Sazon, un conseiller municipal dans le 6e arrondissement qui fait face au problème.

 

Ces stations lavage constituent à la fois le problème et la solution dans ce pays majoritairement jeune. Rendre la ville de Bangui propre est un défi qui passe par la normalisation de ces stations lavage.

 

 

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