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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 13:37

 

 

 

http://www.paris-normandie.fr  03/03/2017  Mise à jour 03/03/2017

 

L’association Ecpat, qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, a demandé aux juges d’instruction d’ordonner une expertise psychiatrique pour évaluer le récit des mineurs qui affirment avoir été violés par des soldats de la force française Sangaris en Centrafrique, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

 

Les juges d’instruction français, saisis depuis mai 2015, ont terminé fin décembre leur enquête qui porte sur des accusations de «viols et complicités de viols» qui auraient été commises sur des mineurs sur le camp de déplacés de M’Poko près de l’aéroport de Bangui, entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Le parquet doit désormais prendre ses réquisitions avant une probable décision de non-lieu des juges, qui n’ont prononcé aucune mise en examen dans ce dossier.

 

En attendant ces échéances, l’association Ecpat (End child prostitution, pornography and trafficking), partie civile, a demandé le 16 février aux magistrats des actes d’enquêtes complémentaires, à savoir «une expertise psychiatrique» des retranscriptions et enregistrements audiovisuels des auditions des enfants entendus, selon une source proche du dossier. Les juges ont un mois pour répondre.

 

«Face à une affaire aussi symbolique, c’est important d’avoir la certitude que rien n’a été laissé dans l’ombre», justifie Me Emmanuel Daoud, avocat d’Ecpat.

 

Dans ce dossier délicat, les enquêteurs avaient relevé des «invraisemblances» dans les indications de dates et de lieux fournies par les enfants et des variations dans certaines auditions qui ont fragilisé les accusations, selon une source proche du dossier.

 

Six militaires désignés par les enfants comme pouvant être leurs agresseurs avaient été entendus. Ils avaient nié tout abus sexuel.

 

La justice s’était saisie en juillet 2014 mais l’affaire était restée secrète jusqu’à la révélation en avril 2015 d’une note de l’ONU faisant état de six témoignages d’enfants de 8 à 15 ans, quatre se disant victimes et deux témoins de faits. Mais d’autres enfants se sont signalés depuis et ceux qui se disaient témoins se sont ensuite déclarés comme victimes, selon une source proche de l’enquête.

 

Pour l’association, ces contradictions, fréquentes dans ce type d’enquête, ne doivent pas remettre en cause la crédibilité de la parole des enfants, recueillie dans un «contexte local difficile» qui a «compliqué la réunion de preuves matérielles».

 

Entre des auditions et des examens médicaux «tardifs», «cette parole aurait pu être mieux prise en considération», estime l’avocat.

 

Il met en cause des «carences imputables aux agences spécialisées de l’ONU qui ont tardé à dénoncer les faits», révélés en juillet 2014 aux autorités françaises.

 

Depuis cette affaire, d’autres accusations ont été portées contre des militaires étrangers, dont des Français. Une enquête du parquet de Paris est en cours après un signalement de l’ONU sur des soupçons d’agressions sexuelles sur trois mineures, entre 2013 et 2015 à Dékoa (centre). Une autre enquête à Paris a été classée sans suite.

 

La force Sangaris, déployée depuis décembre 2013 pour restaurer la sécurité dans ce pays en proie au chaos, a pris fin en octobre.

 

Lu pour vous : Accusations de viols en RCA par des soldats français une association pour une expertise du récit des enfants

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