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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 18:53
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des tirs entendus dans la ville de Bocaranga

 

PAR NOURA OUALOT LE 2 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 2 février 2017—Des tirs d’armes légères ont été entendus ce matin dans la ville de Bocaranca a-t-on appris de sources militaires, généralement bien informées. Quelques boutiques auraient été pillées par les hommes armés qui sont entrés dans cette ville.

 

Ces tirs sont entendus à Bocaranga à lorsque le chef de l’Etat et son gouvernement séjournent à Bossangoa, chef-lieu de l’Ouham, préfecture voisine de Bocaranga. Selon les informations du RJDH, les tirs ont commencé au petit matin sauf que personne ne connait ni l’identité ni les motivations des assaillants.

 

La Minusca qui dispose d’une base à Bocaranga, parle d’un acte de banditisme « très tôt ce matin des hommes armés ont commencé à tirer en l’air dans la ville. Par la suite, ils ont pillé quelques boutiques. Nous ne connaissons pas l’identité de ces hommes armés que nos patrouilles ont contraint à se retirer. Je pense que c’est un acte de banditisme », a confié Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca joint à la mi-journée.

 

De sources concordantes, plusieurs personnes ont trouvé refuge à coté de la base de la Minusca. Difficile d’avoir des contacts avec les habitants de Bocaranga où depuis ce matin, les réseaux téléphoniques ne passent pas.

 

Le député de Bocaranga, Anicet Georges Dologuelé, contacté par le RJDH dit avoir été informé des tirs entendus à Bocaranga. La ville de Bocaranga où sont constitués plusieurs groupes Antibalaka, est menacée depuis par des rebelles de 3R, un nouveau mouvement armé essentiellement composé de peulhs armés et opérationnel dans l’Ouham Pendé.

 

Il y a trois mois, les députés de l’Ouham Pendé s’étaient rendus dans la région pour discuter de la paix avec les groupes armés. Malgré cette initiative, les attaques et les affrontements ont continué dans le nord du pays.

 

 

Centrafrique : Des déplacés encore sur le site de l’aéroport après la fin de l’opération « Noel à la maison »

 

PAR RJDH LE 2 FÉVRIER 2017ACTUALITÉS, DÉPLACÉS

 

BANGUI, le 02 Février 2017(RJDH)—Plus de 1000 déplacés continuent de vivre sur le site des déplacés de l’aéroport Bangui M’poko après la fin officielle de l’opération Noel à la maison, conduite par le gouvernement. Ces déplacés disent attendre les mesures d’accompagnement promises par la ministre des affaires sociales.

 

Alors que le département des Affaires Sociale annonce la fin de l’opération « Noël à la maison », plus de 1000 déplacés de l’aéroport continuent de vivre sur le site. Tous ceux qui sont restés sur le site, disent attendre l’argent qui a été remis aux autres, « nous sommes tous restés parce que nous n’avons pas eu les fonds qui nous ont destinés. C’est ainsi que nous sommes restés » a expliqué un d’eux.

 

Certains déplacés présents sur le site accusent le comité de gestion de mauvaise organisation, « c’est une désorganisation de la part des responsables des sites. Beaucoup d’intrus venus des quartiers ont bénéficié de l’argent alors qu’ils ne sont pas les vraies cibles. Nous demandons au gouvernement de se pencher sur notre cas, les ayant-droit. Nous attendons cela pour rentrer » a indiqué Jordanne Mongana.

 

Le ministère des Affaires Sociales rejette ces accusations qui, selon le Directeur de Cabinet du ministre ne sont pas fondées, « aujourd’hui, il ne reste que des cas litigieux qui ne dépassent pas 50. Alors le chiffre de 1000 avancé, relève de la machination. C’est une histoire montée de toutes pièces, car beaucoup ont quitté le site avant le profilage, c’est lorsqu’ils ont appris qu’on va intéresser les gens qu’ils sont revenus sur le site après le profilage. Le ministère de la Sécurité publique doit avoir l’œil sur la situation » a confié Antoine Maximilien Mbaga, Directeur de cabinet au ministère des Affaires Sociales.

 

L’opération « Noël à la maison », lancée en décembre 2016 par le chef de l’Etat, visait à libérer le site de l’aéroport qui est le plus grand site des déplacés de la République Centrafricain. Malgré la fin officielle de cette opération, plusieurs déplacés sont encore sur place. Notons que la communauté internationale a décaissé 10 milliards de fonds pour cette opération qui doit être étendue sur l’ensemble du territoire.

 

 

Centrafrique : Plus de 700 ménages sans abris après un incendie sur le site des déplacés de Kaga Bandoro

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 2 FÉVRIER 2017

 

Bangui, le 02 Février 2017 (RJDH)–Une partie du site des déplacés de Kaga-Bandoro (Bloc 2) a été détruite par un incendie, le mercredi 1er Février aux environs de 14h30 mn. Une incidence ménagère serait la cause du drame.

 

L’incendie a ravagé détruit au moins 778 ménages, affectant plusieurs personnes. De sources hospitalières 17 personnes reçoivent des soins à l’hôpital préfectoral et à la base de la Minusca. Enoch Nago Ngoya, Président du site des déplacés de Kaga-Bandoro, justifie cet incident par des manipulations du feu de cuisine, « tout est parti d’un incident de cuisine favorisé par la chaleur qui est intense. Les tentes sont trop rapprochées les unes des autres à tel point que la chance de faire l’économie des dégâts était maigre » a-t-il indiqué, avant de déplorer le sort des affectés, « pour l’heure, nous n’avons pas encore identifié les sans-abris. Mais nous voyons la souffrance des victimes qui sont sous la chaleur pendant le jour et de la nuit jusqu’au petit matin elles souffrent de froid ».

 

Les abris de fortune de ces déplacés sont partis en fumée dans un contexte météorologique difficile et cinq mois après les attaques contre les populations civiles sur le site des déplacés de l’évêché. Les acteurs humanitaires avaient souhaité la délocalisation du site des déplacés près de la base de Minusca au profit du nouveau site de Lazari aménagé par des ONG. Redoutant des attaques de groupes armés, les déplacés avaient refusé de rejoindre le nouveau site. Aujourd’hui, les acteurs humanitaires se désengagent de plus en plus.

 

Cet incendie est signalé sur le site de déplacés après celui du 2 février 2016.

 

 

Centrafrique : Tension à la gendarmerie suite à des mouvements du Directeur Général

 

Par RJDH Centrafrique - 02/02/2017

 

Les mouvements des gendarmes faits ces derniers jours par le Directeur Général Thiery-Marie Metinkoe, sont bloqués. Plusieurs commandants de brigade et des hommes de rang, ont refusé de céder leurs postes.


De sources concordantes, les mouvements faits par le Directeur Général de la gendarmerie, seraient dictés par des proches du chef de l’Etat. Selon un document dont le RJDH a eu copie, le ministre conseiller au DDRR, Séléson a saisi le Directeur Général par un courrier confidentiel à la date du 19 janvier pour lui faire part des doléances des proches du chef de l’Etat qui souhaiteraient que des gendarmes dont la liste est jointe au document, soient nommés à des postes de responsabilité. Le bras de fer entre Jean Serge Bokassa, ministre de la sécurité publique et le Directeur Général de la gendarmerie, Thiery-Marie Metinkoe serait lié à cette affaire. Le Directeur Général, d’après nos sources, aurait rejeté plusieurs instructions du ministre qui, à son tour aurait fait bloquer les mouvements opérés par le général Metinkoe.

 

De sources bien informées, le ministre Jean Serge Bokassa aurait demandé sans succès au Directeur Général de la gendarmerie d’arrêter les mouvements du personnel, « par message porté, le ministre a demandé la suspension des mouvements mais le Directeur n’a pas voulu. Il y a des collaborateurs du ministre qui n’ont pas été reçus par le DG sur cette affaire » a expliqué une autre source.



Le 31 janvier 2017, le général Metinkoe a pris une note de service pour interdire l’accès des casernes de la gendarmerie au lieutenant-colonel Roger Koi-Kouassi, chargé de mission défense globale au ministère de l’intérieur et au chef d’escadron Roger Toukia, inspecteur central. Ce sont ces deux personnalités que le ministre avait envoyées au Directeur Général pour traiter de la question des mouvements.



Dans l’entourage du Directeur Général de la gendarmerie, on évoque la tentative du ministre de manipuler la gendarmerie à des fins politiques, « la réalité est là. Le ministre veut tout contrôler et utiliser son influence pour des fins politiques » a confié un proche de Thiery-Marie Metinkoe.


Le ministre de la sécurité publique n’a pas été joignable. Le Directeur Général de la gendarmerie, contacté n’a pas souhaité faire des commentaires. La gendarmerie est aujourd’hui divisée à cause de cette tension.

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