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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Le FPRC veut entrer à Bambari pour piller, tuer et voler » affirme le porte-parole de l’UPC

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 Février 2017(RJDH) –Le mouvement armé dénommé Union pour la Paix en Centrafrique(UPC) rejette les accusations de crime formulé contre leur mouvement par le FPRC et celle de leur principal soutien Meckssoua. Pour l’UPC l’exécution du plan de Nairobi pour la partition de la RCA reste le seul objectif du FPRC. Une déclaration faite ce vendredi 10 février au RJDH par son porte-parole Daouda.

 

RJDH : Daouda bonjour !

 

D : Bonjour madame la journaliste !

 

RJDH : Pourquoi la coalition FPRC-MPC vous attaque depuis trois mois aujourd’hui ?

 

D : Nous ne savons pas pourquoi ces gens là nous attaquent. C’est à eux que vous devez poser cette question.

 

Cette coalition affirme vouloir libérer Bambari et les zones que vous tenez à cause des exactions que vous commettez dans ces villes. Que répindez vous ?

 

D : Ceux qui parlent de cette manière, sont des irresponsables. Ce sont ces mêmes personnes qui étaient à Bangui, qui ont pillé tous les quartiers de la capitale et qui par la suite ont pris la fuite et sont rentrés dans leur pays soit le Tchad, Soudan et autres. A l’heure où je vous parle, ce n’est qu’à Bangui et Bambari où on retrouve un peu de sécurité. Dans toutes les zones contrôlées par les autres groupes armés, c’est une désolation totale. Ces gens sont jaloux de la position tenue par l’UPC. Le FPRC veut entrer à Bambari pour piller, tuer et voler.

 

RJDH : Quel bilan faite vous de trois mois de combat entre l’UPC et la coalition FPRC-MPC ?

 

D : Le bilan est très lourd surtout dans l’autre camp. Je vous précise qu’il y’a les mouvements FPRC, RPRC, MPC et les Anti-Balaka qui se sont constitués en coalition pour s’attaquer à notre position. On leur a infligé de lourde perte depuis le début de cette crise. Il y a plus de 1000 morts dans leur rang. A elle seule cela ne suffit pas, elle a amené des mercenaires soudanais tels que les Diadjiahuit, des mercenaires tchadiens tels que les Toroboro pour les soutenir dans leur plan machiavélique. Leur objectif n’est pas seulement de prendre Bambari mais plutôt divisé la République Centrafricaine en deux et créer une autre République prônée par Abakar Sabone.

 

RJDH :Quelles sont les zones qui sont sous contrôle de l’UPC ?

 

D : L’UPC contrôle une partie de la Ouaka, la basse-Kotto, une partie de Mbomou et de la Haute-Kotto.

 

RJDH : Le général Zoundéko, mort dans un raid de la Minusca, a accusé le président de l’Assemblée Nationale de vous soutenir. Comment réagissez-vous ?

 

D : On ne reconnaît pas avoir l’aide de qui que ce soit ni d’un homme politique centrafricain ni de l’extérieur. Par contre eux, ils ont fait appel à des mercenaires, il y’a des fonds qui viennent partout pour alimenter leur caisse afin de s’attaquer à notre position.

 

RJDH : Quel est votre objectif final dans ces combats ?

 

D : Ce combat nous est imposé. On est obligé de se battre pour se défendre et pour défendre la population centrafricaine qui se trouve dans les zones sous notre contrôle. Nous nous battons aussi pour protéger notre communauté. On protège aussi l’intégrité du territoire centrafricain car on ne va pas laisser ces bandits venir déstabiliser la République Centrafricaine comme ils avaient fait le 24 Mars 2013.

 

RJDH : Daouda porte-parole de l’UPC, je vous remercie !

 

D : C’est moi qui vous remercie.

 

 

Centrafrique : Une trentaine de mineurs détenus sans jugement à la maison d’arrêt de Bangui

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 13 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, le 13 février 2017—Une trentaine de mineurs est détenu à la maison à la maison d’arrêt de Ngaragba. Plusieurs de ces enfants sont, selon nos informations, en attente depuis des mois de leur jugement.

 

L’âge des enfants détenus à la prison centrale de Bangui, varie entre 12 et 16 ans, selon un cadre de la maison d’arrêt qui, sous couvert de l’anonymat dit ignorer tout de leur situation. Plusieurs de ces enfants ont affirmé être en prison depuis des mois sans aucun jugement, « nous sommes presque trente enfants ici en prison. Nous attendons nos procès depuis des mois. Moi par exemple, je suis là depuis plus d’une année sans que je sois jugé » a confié au RJDH un de ces enfants visiblement abattu.

 

Quelques uns de ces enfants ont été arrêtés dans l’arrière-pays et transférés à la prison de Bangui, « je suis de Kaga Bandoro ainsi que deux de mes amis avec qui je suis ici. On nous a toujours promis un procès mais cela n’arrive pas. Nous n’avons pas de nouvelles depuis quelques temps », raconte un autre enfant.

 

Lors d’une visite à la maison d’arrêt, le vendredi 10 février, le ministre de la justice Flavien Mbata a reconnu cette situation qu’il a qualifiée de dramatique. Le membre du gouvernement s’est engagé à faire juger ces enfants dans un bref délai, « nous connaissons votre situation. Nous savons que plusieurs parmi vous attendent leur procès depuis des mois mais, je m’engage à faire en sorte que vous soyez vite jugés pour que celui qui n’est pas reconnu coupable pour être relaxé » a expliqué Flavien Mbata devant le groupe de ces enfants.

 

Une femme, cadre de l’Unicef présente à la prison lors de la visite du ministre de la justice s’est indigné de cette situation, « la présence des enfants dans cette prison n’est pas normale. La place des enfants n’est pas dans une prison mais ailleurs », a-t-elle exprimé. La directrice de la Caritas Bangui, Flora Nguerekopialo a elle, aussi dénoncé cette situation dans un discours prononcé devant le ministre et le représentant de la Minusca, lors de la remise officielle de la salle polyvalente réhabilitée dans cette prison sur financement de la mission onusienne. Cette salle devrait aider à la rééducation des enfants détenus.

 

La détention sans jugement à la maison centrale de Bangui n’est pas spécifique aux enfants. Plusieurs prisonniers connaissent aussi depuis des mois ce triste sort.

 

 

Centrafrique : L’attaque d’un village à l’ouest fait un mort et d’importants dégâts matériels

 

PAR JOB MOHOUNA LE 13 FÉVRIER 2017

 

BABOUA, le 13 Février 2017(RJDH)—Un homme d’une quarantaine a été tué lors de l’attaque, la semaine dernière du village Bera, localité située à 25 km de Baboua.

 

Selon les sources locales contactées par le RJDH, l’attaque qui a fait un mort, aurait été perpétrée par des hommes armés assimilés aux peulhs armés, « le village a été attaqué par des peulhs armés. Il y a eu un mort et d’importants dégâts matériels puis que des maisons ont été incendiées » a témoigné un habitant.

 

Le Maire de Baboua, David Kpokoqui a confirmé ces informations tout en dressant un bilan, « le village que vous citez a été attaqué. Plusieurs maisons ont été pillées et des motos emportées par les assaillants. Des éléments du FDPC ont poursuivi les bandits et par coup de chance, ils ont réussi à récupérer certaines choses », confie le Maire.

 

De sources concordantes, les habitants de Bera par peur, se sont massivement réfugiés dans la brousse depuis l’attaque du village. C’est la deuxième attaque d’hommes armés contre ce village en l’espace d’un mois. La première remonte au mois de janvier 2017.

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