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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:57
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Front commun des politiques face à la recrudescence des violences

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 15 février 2017 (RJDH)—Dix partis politiques ont dénoncé la recrudescence des violences occasionnées par les combats fratricides qui opposent l’UPC et la coalition FPRC-MPC, trois groupes armés issus de l’ex-Séléka. Ils l’ont fait savoir dans une déclaration commune publiée le mardi 14 février dernier.

 

Tous les grands partis politiques sont signataires de cette déclaration dans laquelle ils font état de leur inquiétude suite à la flambée de violences dans plusieurs villes de l’arrière-pays. Ces formations politiques expliquent que « des foyers de violences d’une extrême gravité provoqués (…) se sont allumés presque sur toute l’étendue du territoire centrafricain ».

 

Dans leur communication, les leaders politiques craignent un embrasement généralisé qui, pourrait conduire à une possible déstabilisation de nouvelles institutions issues des élections de janvier-février 2016.

 

Le bloc de ces dix partis politiques engage le nouveau pouvoir et la Minusca à déployer les efforts nécessaires pour éviter ce qu’il appelle « la bataille de Bambari » dont les conséquences, selon la déclaration, pourraient être désastreuses.

 

Alexandre Ferdinand Nguendet, président du Rassemblement Pour la République (RPR), un des partis signataires pose la neutralisation de Ali Daras comme solution à ce regain de violence. Il souhaite l’usage de la force pour arrêter le leader de l’UPC. « Le problème de Bambari et de toute la région, c’est Ali Daras qui n’est pas Centrafricain mais qui, fort des 2000 hommes à sa disposition, créé le désordre. La solution aujourd’hui, c’est la neutralisation de ce Nigérien. Qu’il pleuve qu’il neige, Ali Daras doit être neutralisé par la force sinon, l’insécurité va continuer » a-t-il expliqué dans une interview au RJDH.

 

Les régions de la Haute Kotto et de la Ouaka sont en proie depuis trois mois à des violences liées aux combats qui opposent la coalition MPC-FPRC à l’UPC. Il y a cinq jours, le général Joseph Zoundeko, ancien chef d’Etat-major de la Séléka, est tué dans un raid de la Minusca à l’entrée de la localité de Ippy, à moins de 80 Km de Bambari où sont retranchés Ali Darass et ses combattants. La situation est confuse pour l’heure à Ippy et très précaire à Bambari où aucun combat n’est encore signalé même si les informations font état de tirs sporadiques.

 

 

Centrafrique : Le FPRC déterminé à chasser Ali Darass de Bambari

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 15 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 15 Février 2017(RJDH) — Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), a réaffirmé sa détermination à déloger l’UPC et son chef, Ali Darass, de Bambari. L’annonce a été faite hier mardi 14 février par son sous-chef d’Etat-major, Azor Khalit.

 

Après la mort du chef d’état-major du FPRC, le général Joseph Zoundéko dans un raid de la Minusca dimanche dernier, ce mouvement armé est toujours déterminé à bouter l’UPC qui a fait de Bambari sa place forte.

 

Interviewé par le RJDH, Azor Khalit a déclaré que le FPRC a dépassé la ville de 10 Km. Et le décès de leur commandant militaire ne change pas leur objectif qui est toujours la prise de Bambari. « Si la Minusca n’était pas intervenue, nous aurions déjà conquis Bambari. Notre ennemi n’est pas la Minusca mais Ali Darass afin qu’il puisse regagner son pays, le Niger et arrête de manipuler la ville de Bambari». D’une voix ferme, il a martelé « nous ne nous battons pas contre la Minusca, mais notre seul objectif est de déloger Ali Darass de Bambari. Que la Minusca arrête avec son double jeu ».

 

Sur les circonstances de la mort de son compagnon d’armes Zoundeko, le N° 2 de l’aile militaire du FPRC a rapporté que « le général Zoundeko a été atteint par la balle de la Minusca au moment où il alertait les femmes et les enfants à se cacher ».

 

Depuis trois mois, les anciens alliés de la Séléka se livrent un combat fratricide au centre de la RCA. Le FPRC a franchi dimanche dernier la ligne rouge tracée par la Minusca, ce qui a couté la vie au général Joseph Zoundéko, l’un des leaders de ce mouvement. Sur cette recrudescence de la violence, 10 partis politiques ont réagi pour condamner le regain des hostilités qui portent atteinte à la vie des populations civiles.

 

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