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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:38
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La ville de Bocaranga vidée de sa population après une attaque d’hommes armés

 

PAR NOURA OUALOT LE 6 FÉVRIER 2017

 

BOCARANGA, 06 février 2017 (RJDH)—La ville de Bocaranga s’est vidée de sa population après l’attaque perpétrée par un groupe d’hommes armés assimilés aux rebelles de 3R. Une source jointe dans la localité parle de ville déserte.

 

Selon un habitant que le RJDH a pu joindre dans la journée, plusieurs personnes ont quitté la ville par peur, « vu le degré de la perte en vie humaine, les chocs, les blessures graves, les habitants sont obligés de se réfugier pour certains dans la brousse et pour d’autres près de la base de la Minusca. Ici tout le monde craint de nouvelles attaques de ces hommes armés qui ont pillé et réduit la ville à néant » explique t-il.

 

Dans un communiqué publié le weekend dernier, la Minusca tout en condamnant l’attaque de Bocaranga a mis en garde les groupes opérationnels dans cette région du nord. La mission onusienne a, dans le même document reconnu qu’une certaine partie de la population a trouvé refuge prêt de sa base.

 

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en Centrafrique (OCHA), en début de matinée du 2 février 2017, « un groupe armé a attaqué la ville de Bocaranga commettant des exactions à l’encontre de la population. Au moins 9 personnes auraient été tuées et 7 autres blessées par balle. 9 000 personnes nouvellement déplacées de Bocaranga vers les villages environnants ont été rapportées. Le personnel de santé et plusieurs patients ont été contraints à fuir temporairement l’hôpital ». OCHA a aussi ajouté dans un aperçu de la situation que deux bases humanitaires ont été pillées.

 

L’attaque de Bocaranga fragilise l’élan que les députés ont pris en matière de cohésion sociale et de paix lors de la mission qu’ils ont effectuée dans la région entre le 14 et le 15 décembre 2016.

 

 

Centrafrique : Les députés de la Kémo accusent le préfet de détournement de fonds alloués aux chefs de quartiers

 

PAR RJDH LE 6 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 06 février 2017 (RJDH)—Les députés de la Kémo ont accusé le préfet Lazare Morales Ngaya d’avoir détourné les fonds destinés aux chefs de quartiers et villages de la région. L’accusation a été faite lors d’un point de presse tenu ce jour à Bangui par les quatre élus de la région.

 

Ce sont les députés de Sibut, Ndjoukou , Mala et Dékoa qui ont porté l’accusation contre le préfet de la Kémo. Selon Gina Sanzé, député de Dékoa, plus de 700.000 Fcfa se seraient volatilisés, « selon des informations officielles, 1.660.000 Fcfa avaient été remis au préfet de la Kémo qui compte 473 chefs de village. Selon le compte, chaque notable devrait percevoir 3500 Fcfa. Selon nos informations, 178.000 Fcfa ont été remis pour les 52 chefs de la commune de Sibut, 150.000 Fcfa pour les 65 chefs de Goumbélé, 320.000 Fcfa pour les 139 notables de Dékoa et Mala, 300.000 Fcfa pour les 200 chefs de Ndjoukou. Ces sommes font 948.000 Fcfa. Dans ce cas, il y a un gap de 712.000 Fcfa qui s’est volatilisé » a expliqué le député de Dékoa.

 

Les députés de la région ont annoncé avoir demandé aux sous-préfets de suspendre le paiement de ces indemnités, « nous n’avons pas compris que c’est seulement dans la Kémo que les chefs soient traités de cette manières. Alors qu’à Bangui, les notables ont reçu 40.000 Fcfa, 10.000 Fcfa dans certaines villes et 5000 Fcfa dans d’autres. A Sibut, on va jusqu’à donner 1500 Fcfa à ces derniers. Nous avons demandé aux sous-préfets d’arrêter de payer les chefs pour que le gouvernement prenne ses responsabilités. Dans le cas contraire, nous allons restituer l’argent au gouvernement », a confié Gina Sanzé, visiblement remontée.

 

Joint au téléphone, le préfet de la Kémo a rejeté les accusations qui, selon lui n’ont aucun fondement. Lazare Morales Ngaya a reconnu avoir reçu du Directeur Général de l’administration du territoire, la somme de 1.660.000 Fcfa qu’il a utilisé pour payer les chefs de quartiers et villages à travers les sous-préfets. Selon le préfet de la Kémo, le paiement des indemnités des notables de Sibut s’est déjà fait, « nous avons le même jour fait payer les chefs de quartiers du centre. L’argent a été remis aux quatre sous-préfets pour que les notables des autres zones soient payés. J’attends encore le rapport de ces sous-préfets pour savoir combien les notables ont reçu » a-t-il expliqué.

 

Alors que le préfet dit avoir remis 3500 Fcfa aux notables de Sibut centre, le président de la délégation spéciale qui est lui-même chef de groupe avance la somme de 3350 Fcfa soit une différence de 150 Fcfa.

 

L’argent qui fait polémiques à Sibut a été octroyé aux notables par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Les notables de Bangui ont reçu 40.000 Fcfa sur les 60.000.000 Fcfa remis par le président de la République.

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