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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 18:18
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les victimes de la crise de 2013 plaident pour l’adoption d’une loi de réparation

 

PAR SUZAN DAWORO LE 24 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 24 février 2O17 (RJDH) —Les victimes de la crise ont échangé avec les élus de la nation sur la nécessité d’une loi en faveur de réparation à l’Assemblée Nationale ce 23 février à Bangui. Une initiative de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH).

 

La crise centrafricaine a fait plusieurs victimes dont 12 000 déplacés internes et externes. L’Assemblée provisoire a adopté la loi mettant en place la Cour Pénale Spéciale le 3 juin 2015. Cette loi adoptée par le Conseil National de Transition n’a pas pris en compte le volet réparation d’où le plaidoyer des victimes auprès des députés pour obtenir une loi sur la réparation. Cette initiative intervient 9 jours après la nomination du procureur général de la Cour Pénale Spéciale.

 

Selon Célestin Nzala, l’un des membres de l’association des victimes des évènements de 2015 (ASVI5), il faut un mécanisme pour la réparation « il faudrait que la loi institue un mécanisme, qui prenne en considération la question des réparations pour que les coupables soient jugés. Il se peut que ces coupables n’ont pas les moyens pour réparer les torts qu’ils ont causés aux victimes alors, il revient à l’Etat qui a le devoir de protéger ces citoyens et leurs biens de mettre en place ce mécanisme pouvant permettre aux victimes de se relever à travers la réparation », a-t-il expliqué.

 

Thierry Georges Vackat, député de la nation, s’adhère à la démarche et promet la réaction de l’Assemblée Nationale, « nous sommes représentants du peuple, nous avons écouté avec beaucoup d’attention les préoccupations évoquées par les victimes. L’Assemblée nationale est sensible à cela et adoptera le moment venu cette loi afin que les victimes puissent avoir gain de cause », a-t-il rassuré.

 

Le plaidoyer des victimes intervient alors qu’un projet de loi portant la mise en place de la commission Vérité, Justice et Réparation est sur la table de l’Assemblée Nationale et sera débattu pendant la session ordinaire du mars au mai prochain.

 

 

Centrafrique : F. A Nguendet lance l’idée d’une pétition pour exiger l’arrestation de Ali Darass après son retrait de Bambari

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 24 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 24 février 2017(RJDH)—Le président du FPR, Ferdinand Alexandre Nguendet a annoncé l’idée d’une pétition en faveur de l’arrestation de Ali Daras pour crime économique et crime de sang, trois jours après son retrait de Bambari. Une initiative des forces vives de la nation annoncée ce 24 février à Bangui.

 

Ali Daras leader de l’UPC s’est retiré de Bambari où il est siégé au profit de Maloum, une commune d’élevage à 58 km de Bambari sur axe Ippy à l’Est du pays aussitôt après l’ultimatum de la Minusca qui l’a sommé de quitter la ville. La pétition lancée escompte 500 000 signatures à travers le pays, selon les organisateurs visant à pousser le gouvernement à arrêter et à juger Ali Daras.

 

La délocalisation de Ali Daras ne vide pas le contentieux selon Alexandre Ferdinand Nguendet « le problème n’est pas la délocalisation, nous, nous exigeons l’arrestation d’Ali Daras. Nous avons évoqué la question du mandat d’arrêt au président de la République et au jour d’aujourd’hui, il n’existe pas un mandat d’arrêt à l’encontre d’Ali Daras. Notre groupe parlementaire et d’autres députés vont envoyer des questions écrites au gouvernement pour demander des explications », a-t-il annoncé.

 

La pétition est la première action politique envisagée à charge contre Ali Daras par la classe politique depuis son retrait de Bambari au centre est du pays.

 

 

Centrafrique : Des leaders des Anti-Balaka et FPRC quittent Bambari à la demande de la Minusca

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 24 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 24 Février 2017(RJDH) — les leaders des Anti-Balaka de Bambari ont quitté hier jeudi 23 Février 2017 à 19 heures la ville. Ceci après la décision de la Minusca qui les a demandés de se retirer de la ville. L’information a été confirmée au RJDH par certains éléments des Anti-Balaka encore présent dans la ville.

 

Il s’agit du général Gaétan Bouadé des Anti-Balaka Commandant de zone, son secrétaire général Marcelin Orogbo et le général FPRC Ndodéba Arababa. Ils ont quitté la ville de Bambari deux jours après l’ultimatum de la Minusca. La ville de Bambari est en proie à un conflit entre les groupes de l’UPC contre la coalition FPRC et Anti-Balaka. Ce départ fait aussi suite à celui du leader de l’UPC Ali Daras qui s’est installé à Maloum non loin de Bambari.

 

Le général des Anti-Balaka Gaétan Bouadé a dans une note adressée à la Minusca, qualifié son retrait comme un signe de paix et de cohésion sociale. Il a souhaité que le leader de l’UPC soit arrêté afin de soulager la population, « c’est au nom de la paix et de la cohésion sociale que nous acceptons d’obéir à la Minusca et de libérer la ville de Bambari, notre seul souci est que Ali Darassa soit arrêté car il constitue un danger pour la population de la Ouaka », peut-on lire dans ce document.

 

Contacté sur la question du retrait des leaders des Anti-Balaka, Boniface Dadoudji, conseiller des Anti-Balaka de la Ouaka n’a pas donné plus de précision sur la destination de ses leaders mais s’est contenté d’insister sur les exigences de leur mouvement « Gaétan est fils du pays qui s’est révolutionné contre des mercenaires qui massacraient la population. Aujourd’hui il a accepté de quitter la ville de Bambari au nom de la paix mais nous ne savons pas où il se trouve maintenant. Actuellement, la Minusca doit veiller régulièrement sur la population de la Ouaka c’est notre seul souci », a-t-il exigé.

 

Le départ des leaders Anti-Balaka et FPRC de Bambari voulu et obtenu par la Minusca intervient quelque jours après la marche de la population pour exiger le départ et l’arrestation de Ali Daras alors sous pression de la coalition FPRC et la Minusca.

 

 

 

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