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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:53
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Présence signalée du leader de l’UPC Ali Darassa à 58 km de Bambari

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 23 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 23 Février 2017(RJDH) — La présence du leader de l’UPC général Ali Darassa Mahamat est signalée à Maloum, une commune d’élevage à une soixantaine de Km de Bambari. L’information a été confirmée au RJDH par différentes sources contactées dans la région, à l’est du pays.

 

La présence de Ali Darassa général de division du mouvement armé Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) est signalée au village Maloum proche de Bambari, un jour après son exfiltration de la ville le mardi 22 février à 22h 35 minutes. Cette commune d’élevage à majorité peulhs est désormais la base arrière du patron de l’UPC en cavale.

 

Des sources indépendantes contactées par RJDH ont confirmé avoir vu le convoi du général Ali Darassa proche de la commune d’élevage Maloum, « le convoi est arrivé le soir à l’entrée du village Maloum. Le chef de l’UPC a montré une note l’autorisant à rester dans cette commune afin de prévenir l’attaque de la coalition FPRC », a témoigné l’une de ces sources.

 

Cette même information est confirmée par le sous-chef d’Etat-Major du FPRC Azor Khalit, « hier soir certains de nos éléments qui sont entre Bambari et Ippy ont vu le convoi de Ali Darassa en provenance de Maloum. Puisque c’est une commune d’élevage habitée beaucoup plus par les peulhs, il n’y a pas de doute à cela. Nous avons aussi reçu l’information selon laquelle, il a obtenu un ordre pour s’installer à Maloum», a-t-il précisé.

 

Ali Darassa aurait obtenu un ordre, mais difficile de savoir qui lui a remis cet Ordre de s’installer dans la région.

 

Des habitants de la ville de Bambari contactés au sujet de la présence signalée de Ali Darassa tout proche de Bambari se sont inquiétés, et projettent de marcher demain vendredi 24 février pour demander son arrestation, « on ne s’attendait pas à ce que Ali Darassa parte tranquillement, puisqu’il n’est pas arrêté, il peut revenir à tout moment. Nous demandons seulement qu’il soit arrêté et juger », a rapporté un leader à Bambari.

 

La Minusca qui contrôle la région ne s’est pas encore prononcée sur sa localisation et la destination de Ali Darassa.

 

A Bambari, les activités tentent de reprendre et des éléments de l’UPC seraient encore nombreux dans Bambari.

 

 

Centrafrique : Vers le dépôt des armes des éléments du FDPC après leur rencontre avec Touadera

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 FÉVRIER 2017

 

BOUAR, 23 Février 2017 (RJDH)—Les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine, lui en exil au Congo ont annoncé leur intention de déposer les armes dans les jours à venir. L’annonce a été faite au RJDH par Laurent Ngon Baba, député de Baboua 1, lors d’une mission de restitution parlementaire à l’ouest du pays, 10 jours après la rencontre de Faustin Archange Touadera avec les émissaires d’Abdoulaye Miskine. Dépôt des armes conditionné par la signature d’un accord de paix avec son leader selon l’état-major du FDPC.

 

Le FDPC sévit dans la Nana-Mambéré depuis 2001 et est à l’origine de rap de plusieurs personnes dont un prêtre polonais en 2015. L’idée de déposer les armes des éléments FDPC d’Abdoulaye Miskine intervient plus de 8 mois après que Faustin Archange Touadera a annoncé sa volonté de faire un DDRR négocié avec les groupes armés d’une part et d’autres part la rencontre du 8 février où les émissaires du FDPC ont abordé avec Touadera la question du retour de leader Abdoulaye Miskine de son exil au Congo.

 

Le député de Baboua 1, Laurent Ngon Baba n’a pas donné plus de détails, mais confirme la volonté de ce groupe armé à déposer les armes, « une mission des émissaires d’Abdoulaye Miskine a séjourné à Bangui. Le chef de l’Etat les a reçus et ils ont dit qu’ils n’ont aucune raison de continuer puisque l’ancien régime de Bozizé qu’ils combattaient n’est plus en place. Une mission va se rendre au Congo pour discuter avec le leader du FDPC pour que ceux qui sont à Zoukombo puissent déposer les armes», a-t-il annoncé.

 

Les éléments du FDPC conditionnent le dépôt des armes par le retour de leur leader, « notre décision en est qu’il faut qu’un accord de paix soit accordé avec notre patron et surtout le FDPC, c’est un grand mouvement après quoi le processus DDRR va entreprendre ses travaux. Mais dire qu’on a rencontré le président et qu’on est prêt à déposer les armes sans garantie, non », a-t-il ajouté.

 

L’idée de déposer les armes par les éléments FDPC intervient 7 mois après la libération des otages dont un pasteur, un maire et le sous-préfet le 23 Juillet 2016.

 

 

Centrafrique : Les mécanismes de la CPS présentés à la société civile par le RJDH

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 23 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 23 Février 2017 (RJDH) – Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) en partenariat avec Cordaid a échangé avec les membres des organisations de la société civile sur les mécanismes et les enjeux de la Cour Pénale Spéciale (CPS) ce mercredi 22 février à Bangui.

 

L’initiative du RJDH avec l’appui de Cordaid intervient une semaine après la nomination de Toussaint Muntazini-Mukimapa procureur général de la Cour Pénale Spéciale. L’enjeu est de discuter sur les instruments de cette institution spéciale de justice de courte durée, qui portent autour des questions du statut des victimes, le fonds de réparations, la peine de mort évoquées par les participants.

 

L’idée est de préparer la société civile a joué pleinement son rôle aux côtés des victimes dans ce processus selon le représentant de Cordaid Justin Zaguika, « les victimes ont le devoir de s’organiser pour un lobbying auprès du gouvernement et présenter leurs besoins à l’assemblée pour que la loi sur l’aide légale en faveur des victimes soit adoptée», précise-t-il.

 

Nestor Gongba membre permanent de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme regrette le fait que la CPS ne prend pas en compte la peine de mort prévue dans l’arsenal judiciaire de la RCA, « la Centrafrique a ratifié le statut de Rome, qui n’a pas prévu la peine de mort dans les textes pénaux. La CPS ne pourra pas non plus appliquer cette sanction sur les bourreaux », rappelle-t-il.

 

Il réitère que les auteurs de certains crimes qui ont été amnistiés seront entendus au moment opportun, « ce qui est intéressant, c’est que les présumés auteurs des violations de droits de l’homme, des crimes contre l’humanité et crimes de guerre et génocide répondront de leurs actes devant la CPS », ajoute-t-il.

 

Une loi sur l’aide légale en faveur des victimes est envisagée et fera l’objet de discussion à l’Assemblée nationale ce jeudi 23 février.

 

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