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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:42
Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAFL’avis du consommateur N° 01/27.01.17
Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAFL’avis du consommateur N° 01/27.01.17
Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAFL’avis du consommateur N° 01/27.01.17

 

 

 

Sujets : Telecel ; Enerca (compteur prépayé) ; cherté de la viande ; MOCAF (bouteilles enrouillées) ;…

 

Vendredi 27 janvier 2017 : ART a suspendu momentanément les communications du réseau Telecel vers l’international et les autres réseaux locaux. Les réactions d’étonnement et de colère des consommateurs ont été immédiates et étaient remontées jusqu’aux plus hautes autorités. Pour preuve : bien avant la fin de la journée, instruction était donnée à l’ART de revenir sur cette décision. Conséquences : désagréments du côté des consommateurs, des manques à gagner côté Telecel et frustration côté ART. Une situation dommageable et regrettable du moment que Telecel, mise en cause, semblait être animée de bonne volonté pour honorer ce que l’ART a exigé, à savoir le règlement de la quote-part (163.401.742 frs cfa) liée à la supervision du trafic international entrant. Pressée en sourdine par le politique, l’ART était obligée de prendre ses (soi-disant) responsabilités, pour faire respecter l’autorité de l’Etat. Telecel venait à peine de verser 50 % comme exigé. Et comme un contentieux peut en cacher un autre, l’ART a soulevé un autre problème : celui des frais de redevances relatifs à l’autorisation et à l’attribution des fréquences 3G (montant : 600 millions de frs cfa). Et 25 % devraient être payés au plus tard ce 26 janvier. Telecel a refusé (légitimement d’après elle) en se basant sur la convention qui la lie avec l’Etat, l’avenant à cette convention et un accord de 2014 signé entre Télécel et l’ART.

 

Une bataille des éléphants avec l’assistance de leurs éminents conseillers juridiques (Maître Nicolas Tiangaye pour ART et Maître Hermann Soignet-Ekomo pour Telecel) où les consommateurs sont totalement ignorés voire méprisés dans tout ça. Pour justifier son refus, Telecel a cru bon saisir la cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA ce, conformément aux dispositions de la convention. Pour apprécier la régularité de cette démarche, Telecel a saisi le tribunal de grande instance de Bangui qui devrait y siéger le lundi 30/01. Ce que raisonnablement, le Président dudit tribunal a prié ART de surseoir à toute initiative contraignante contre Telecel et préjudiciable pour les consommateurs en attendant l’aboutissement de la procédure en cours. Mais pressée de toute part, l’ART a fait fi de la prière du Président du TGIB et est allé au bout de sa logique jusqu’à imposer la suspension à la veille d’un week-end. Les consommateurs ont tout à fait raison d’attendre des réactions d’autorité et de fermeté de la part de l’ART, pour veiller à la stabilité, à la régularité et à la qualité des services dans ce secteur si sensible et stratégique. Ce que l’OCCLBi.com a toujours réclamé.

 

Malheureusement, il n’est jamais écouté et encore moins associé à la réflexion/débat avant la prise de telle grande décision dont les principaux tributaires ne sont autres que les consommateurs, lesquels sont à n’en point douter la raison d’être de tous les opérateurs et aussi bien de l’ART. Enfin, tout est bien qui finit. Merci au politique qui a accepté humblement et sagement de faire marche arrière, pour instruire ART de reconsidérer sa décision. Malheureusement, le mal est déjà consommé. Telecel a subi et les consommateurs (surtout ceux qui se connectent à Internet via Telecel) ont payé. Puisse l’ART être vraiment alerte pour jouer pleinement son rôle à chaque instant, en privilégiant le dialogue, la concertation et la négociation, et aussi en associant les organisations de protection des consommateurs qui ne cessent de se plaindre des multiples désagréments causés pratiquement par tous les opérateurs. Enfin, pour exiger à un opérateur (société privée), de manipuler juste ses commandes pour couper toutes ses communications vers l’international et les autres réseaux locaux, est-il normal de faire envahir les locaux et bureaux de cette société, par des éléments des forces de sécurité en armes et les doigts sur les gâchettes ? Le consommateur s’interroge.

 

ENERCA : en effet, elle a pris l’initiative d’installer les compteurs prépayés aux nouveaux abonnés et de remplacer au fur et à mesure les compteurs anciens systèmes chez les anciens abonnés. Faille t-il imposer avec l’appui des éléments des forces de sécurité qui suscitent peur et inquiétude ou exhorter les consommateurs à faire le pas volontairement du moment qu’ils continuent de payer régulièrement leurs factures de consommation ? Il y a eu beaucoup de plaintes ces jours-ci. En principe, une évaluation devrait être faite sur la centaine ou le millier des premiers compteurs installés, pour s’assurer si ces équipements fonctionnent bien en termes de consommation des unités (d’énergie) achetées et surtout de fiabilité/résistance face aux fluctuations d’énergie (baisse de tension, retour d’énergie après les coupures/délestages).

 

Cherté de la viande de bœuf : les consommateurs s’étonnent de la cherté des prix de la viande ces derniers temps, surtout que les convoyages sont réguliers entre les localités des marchés à bétail et Bangui, et la SEGA ne souffre pas de rupture de bœufs à abattre. C’est une préoccupation, certes, mais la préoccupation majeure est liée d’abord à l’état de santé de ces bœufs qui ne subissent plus de contrôles vétérinaires d’antan faute d’équipements et de produits de traitements, sans parler de l’insécurité pour les vétérinaires d’accéder aux marchés à bétail dans l’arrière pays. Ensuite, il y a la question du transport des carcasses de la viande de la SEGA dans les marchés. Aucune norme d’hygiène n’est respectée, car ces carcasses sont transportées sans être couvertes et sur les motos avec des passagers sales, qui se frottent avec la viande derrière, laquelle traverse allègrement la poussière. La question de la sécurité sanitaire des aliments se pose ainsi d’acuité. Quelles sont les garanties de protection des consommateurs ? A l’ANDE et le Ministère du commerce d’y répondre. Mais la vraie réponse reste l’affaire du consommateur qui doit doubler de vigilance quitte à s’en priver s’il constate que la viande de tel ou tel boucher n’est pas acheminée au marché dans les conditions d’hygiène acceptables.

 

Attention à la rouille laissée par les capsules des bouteilles MOCAF : Des consommateurs s’en sont plaints, mais cela ne date pas d’aujourd’hui. Et c’est connu de tous y compris les Autorités et responsables du commerce. Certaines capsules ne laissent pas de la rouille, mais la plupart des cas, il y a des traces. Seule solution : être bien vigilant, bien observer et essuyer avec un mouchoir (tissu ou papier) propre avant de boire au goulot et même avant de verser dans un verre. La rouille est une substance dangereuse pour la santé en cas de consommation directe ou indirecte.

 

15 mars 2017 : journée mondiale des droits des consommateurs (JMDC) : célébration universelle pour promouvoir les « Principes Directeurs pour la protection du Consommateur » adoptés par la résolution N° 39/248 des Nations Unies. Le thème de cette année est comme par hasard « le consommateur dans l'ère numérique » pour construire un meilleur monde numérique digne de la confiance des consommateurs (voir le tout premier sujet). Nous sommes invités à la préparer ensemble et à y participer le jour J. Réflexion/débats nous occupera cette journée. C’est quoi le numérique pour le centrafricain ? Pour ceux qui en savent quelque chose, en quoi cela est utile, pour eux, pour les autres et pour la Nation ?

 

Bangui, le 28 janvier 2017 – OCCLBi.com

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