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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:54
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Vers l’adhésion au DDRR des groupes armés encore hostiles

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 6 JANVIER 2017

 

BANGUI, 6 janvier 2017 (RJDH)–Les Anti-Balaka et les Séléka non signataires du DDRR ont été tour à tour en Angola entre le 20 et le 29 décembre 2016 afin d’envisager une possible signature d’engagement au DDRR dans les prochains jours.

 

Luanda, membre de la CEEAC met sa diplomatie au service du retour de la paix en RCA. Des chefs des groupes armés non signataires de l’Accord de Principe sur le DDRR étaient en Angola au mois de décembre 2016. Il s’agissait pour eux d’adhérer au processus du DDRR.

 

Contactés par le RJDH, Sébastien Wenezoui et Maxime Moganazoum des leaders Anti-balaka ont confirmé que désormais « leur mouvement est entièrement engagé à observer ce processus après la rencontre de Luanda du 23 au 29 décembre 2016 ». Selon ces derniers, « la branche anti-Balaka (Aile Mokom) ne s’oppose plus au DDRR ».

 

Une source anonyme a déclaré que les ex Séléka ont aussi fait le déplacement d’Angola avant les anti-Balaka et « sont convenus de leur probable adhésion au DDRR. Le 3R et la branche ex Séléka proche d’AL Khatim ont été cités par cette même source ».

 

Contacté, un leader de l’ex Séléka, Mohamed Moussa Daffhane a dit n’est pas au courant de la rencontre d’Angola et « ne peut se prononcer ». Même son de cloche du côté de Vladimir Monteiro, le porte-parole de la Minusca. Le gouvernement et le comité du DDRR à la présidence n’ont pas encore confirmé cette démarche.

 

Pour l’heure, l’initiative de l’Union Africaine et de la CEEAC reste un idéal pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat en Centrafrique. Sur le terrain, les combats inter Séléka sont de plus en plus fréquents entre l’UPC et le FPRC. En quelques jours, trois casques bleus sont assassinés par des hommes non armés dans un guet-apens.

 

 

Centrafrique : Un autre casque bleu tué vers Bocaranga, 3R rejette la responsabilité

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 6 JANVIER 2017

 

BOCARANGA, 06 Janvier 2017(RJDH) — Un soldat du contingent Bangladesh de la Minusca a été tué hier 05 Janvier dans une attaque à 25 km de Bocaranga. Un énième meurtre condamné par la Minusca et qui relance le débat sur le désarmement forcé des groupes armés.

 

Deux jours après la mort de deux casques bleus marocains dans une embuscade tendue par un groupe armé non identifié dans le Haut-Mbomou, une autre mort a encore frappé le contingent Bangladesh de la Minusca qui a perdu l’un de ses soldats à Koui dans un guet-apens.

 

Après ce meurtre, des voies se sont élevées pour accuser la rébellion 3R qui contrôle la région de Koui d’être l’auteur de ce crime. Cette accusation est rejetée par Bachir, porte-parole du mouvement rebelle qui a donné sa version des faits contrairement à celle de la Minusca.

 

Selon lui, « il y avait eu altercation entre les Anti-Balaka et nos hommes au moment où le contingent Bangladesh est arrivé pour nous séparer. Mais ce n’était pas nous qui avons ouvert le feu sur le contingent », a-t-il expliqué. « Le 3R est pour le processus du DDRR pourquoi encore tirer sur les forces de la Minusca ? » S’est-il interrogé.

 

Il a été difficile de joindre des Anti-Balaka de la région pour leur version des faits.

 

Dans son communiqué, la Minusca a condamnée avec fermeté cette nouvelle attaque lâche ainsi que toutes les agressions et provocations contre les casques bleus.

 

Le secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous a dans une interview accordé à Radio France Internationale, a souligné l’importance de désarmer les groupes armés. «Il faut vite désarmer les groupes armés à cause de la multiplication de l’incident sécuritaire même si certains refusent. C’est pourquoi la Minusca prend une posture aussi proactive que possible sur le terrain, parce que c’est inacceptable. Donc c’est vraiment une de nos priorités de voir ce programme de Désarmement et de Démobilisation en place durant la première période de cette année », a-t-il souhaité.

 

La déclaration d’Hervé Ladsous remet sur la table la problématique de désarmer par la force les groupes armés qui fait débat.

 

Deux marocains tués à Mboki et un Bengladesh, tué à Bocaranga ont reçu le dernier hommage ce vendredi au quartier général de la Minusca à Bangui.

 

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