Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:31
A la Une: Afrique-France, le «Farewell» de Hollande

 

 

REVUE DE PRESSE FRANÇAISE

 

 

Par Norbert Navarro RFI

 

Une dernière, en effet, sur le continent, pour le président français, présent à Bamako, où s’ouvre officiellement aujourd’hui le sommet Afrique-France, un sommet « en un sens historique », estime Le Figaro, dans la mesure où il était « prévu en 2016 » et où il a été « repoussé d’un an pour raisons de sécurité ».

 

Un « dernier tour de piste africain pour Hollande », comme le formulait hier le quotidien Le Monde. Et ce n’est pas qu’un « au-revoir », ce sont « les adieux de François Hollande le chef de guerre à l’Afrique », ramasse, en un titre, Le Figaro, tandis que Libération dresse le bilan des « trois guerres de Hollande » et que La Voix du Nord évoque également le caractère avant tout martial de l’action du chef de l’Etat français en Afrique. Reprenons.


Pour Le Monde, c’est surtout une « empreinte sécuritaire » que le président a laissé en Afrique. Pour Le Figaro, le chef de l’Etat a « marqué le continent par deux guerres lancées au Mali et en Centrafrique ».


Et justement, François Hollande tenait à se rendre au Mali, pays « qui a marqué son mandat, souligne Le Figaro, il tenait à reprendre son costume de chef des armées qu’il aime tant, pour lancer ce qu’il pensait être la campagne pour sa réélection. La décision de ne pas se présenter a vidé de sa substance cette grande messe, n’en faisant qu’un sommet des adieux », résume ce quotidien conservateur. Lequel, à l’instar de son confrère du Monde, met l’accent sur cette « empreinte » sécuritaire, que Le Figaro décrit comme celle d’une « ranger », vous savez, cette chaussure des militaires.



Des adieux donc ? Pas du tout, prévient Le Parisien, surtout « ne pas dire à François Hollande qu’il est en tournée d’adieux, il fait tout pour ne pas le laisser croire » ! Le président, du reste, s’est rendu hier à Gao, façon de ne pas « se contenter de la dimension trop formelle du sommet », souligne ce quotidien, à qui François Hollande confie cette remarque : « si le Mali était tombé, vous imaginez le mouvement migratoire vers l’Europe ? ».


Afrique-France : présence militaire française record


Deux guerres déclenchées par François Hollande en Afrique, donc. Alors pourquoi trois guerres, comme le lance Libération ? Parce qu’au Sahel et à la Centrafrique, ce journal ajoute la Libye. Or le bilan de la présence de l’armée française sur le continent africain est « discuté », regrette Libé, et François Hollande « n’échappe pas aux accusations d’ingérence ».


En effet, énumère Libération, « à moins d’une annonce surprise, lorsqu’il quittera le palais de l’Elysée en mai, François Hollande laissera derrière lui plus de 4 000 soldats français déployés dans le Sahel. L’opération Serval, devenue Barkhane à l’été 2014, est la plus vaste intervention de l’armée, hors engagement au sein d’une coalition, depuis la guerre d’Algérie. Contre toute attente, elle fut déclenchée par un président socialiste jusque-là peu connu pour son goût du kaki et dénué de lien particulier avec le continent africain. En cinq ans, François Hollande, […] a pourtant “projeté”, selon le vocable en vigueur, des soldats au Mali, au Niger et au Tchad, pour Barkhane, en Centrafrique, avec Sangaris, et, de façon beaucoup plus discrète, en Libye ».


Pour La Voix du Nord, en tout cas, François Hollande vient une dernière fois à Bamako « jouir d’une popularité qui l’a fui chez lui au point de ne pas pouvoir se représenter ! Alors que les candidats socialistes se divisent sur son quinquennat, cette action militaire à l’appel d’un pays ami est classée par tous, y compris les “frondeurs” à l’actif du bilan, avec la deuxième intervention déclenchée un an plus tard en Centrafrique pour éviter un génocide comme au Rwanda vingt ans plus tôt ».

 

Partager cet article

Repost 0
Centrafrique-Presse.com