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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:04
HRW alerte sur un nouveau groupe rebelle qui «sème la terreur» en Centrafrique
HRW alerte sur un nouveau groupe rebelle qui «sème la terreur» en Centrafrique

 

 

 

Par RFI Publié le 20-12-2016 Modifié le 20-12-2016 à 11:27

 

Human Rights Watch sonne l'alarme sur une « zone oubliée du nord-ouest » de la République centrafricaine, dans un rapport publié lundi. Un secteur où sévit un nouveau groupe rebelle, les « 3 R » (Retour, réclamation et réhabilitation), créé il y a un peu plus d'une année, officiellement pour protéger les Peuls musulmans de la région, en butte alors aux exactions des anti-balaka depuis 2013. Ce groupe qui sévit dans la préfecture Ouham-Pendé, contrôle désormais toute une sous-préfecture et ne cesse d'étendre son champ d'action, alors que ses méthodes « sèment la terreur », dénonce l'organisation américaine des droits de l'homme, qui tire aujourd'hui sur la sonnette d'alarme.

 

Ce groupe est en train de mettre à feu et à sang le nord-ouest du pays. « Une zone oubliée », selon un rapport de HRW. Alors que personne ne connaissait leur existence jusqu'en avril 2016, les rebelles des « 3 R », qui sont dirigés par le général autoproclamé Sidiki Abass, ont brûlé en quelques mois une dizaine de villages, accusés de complicité avec les anti-balaka. En usant de méthodes passibles de la Cour pénale internationale, dénonce l'organisation américaine.

 

« Nous avons documenté les cas où ils ont attaqué des villages dans la sous-préfecture de Koui. Ils ont brûlé toutes les maisons. Par la suite, ils ont tué des civils et commis des exactions sexuelles contre les femmes et les filles », confirme Lewis Mudge, chercheur Afrique à Human Rights Watch.

 

La présence d'une centaine de casques bleus de la Mission onusienne, la Minusca, dans la capitale de cette sous-préfecture de Koui n'a pas empêché les hommes du général Sidiki Abass de s'emparer de cette ville en septembre de cette année : « En ce moment même, les 3 R sont toujours à Koui et il y a toujours les forces de Minusca sur place. C’est vraiment à la Minusca d’expliquer comment un nouveau groupe armé a pu prendre ce territoire en RCA malgré sa présence ».

 

Le bilan des exactions des « 3 R » est lourd : plus de 50 personnes tuées et d'autres blessés ou torturés, des dizaines de femmes violées et plus de 17 000 déplacés recensés par cette organisation. Alors que cette nouvelle rébellion centrafricaine ne cesse d'accroître son champ d'action, s'alarme HRW.

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