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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 22:57
RCA: le numéro 2 de l’ONU en visite à Bangui

 

 

 

Par RFI Publié le 03-11-2016 Modifié le 03-11-2016 à 12:05

 

Le numéro 2 de l'ONU était en visite à Bangui, ce mercredi. L'occasion d'évaluer la situation en RCA, deux semaines avant la conférence des donateurs qui aura lieu à Bruxelles. Jan Eliasson a d'abord été reçu par le président, Faustin-Archange Touadéra, dans la matinée. Il a ensuite pris la parole, à l'Assemblée nationale, devant les députés pour réaffirmer le soutien de l'ONU, et pour évoquer, également, la sécurité en Centrafrique au moment où les casques bleus de la Minusca sont les cibles de nombreuses critiques.

 

Très attendu sur la question sécuritaire, Jan Eliasson a été interpellé par le président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, sur la recrudescence des violences et les difficultés des casques bleus à les enrayer, notamment à Kaga-Bandoro il y a trois semaines. Sur ce point, le numéro 2 de l’ONU a eu notamment cette phrase : « Nous avons tiré les leçons de ces événements douloureux et nous ferons tout ce que nous pouvons pour prévenir la répétition de telles atrocités ».

 

A la sortie, le député URCA Anicet Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition, estime en tout cas que le message des députés est passé : « Personne ne peut sous-estimer l’action de la Minusca. Nous sommes là, en paix, parce qu’eux et les forces françaises ont été là. Mais comme les violences reprennent, nous n’avons pas envie de retomber dans l’état dans lequel était le pays avant leur arrivée. C’est pour cela qu’il est important que ces forces soient plus offensives. Et c’est ça que la représentation nationale a demandé à travers notre président ».

 

Jan Eliasson a réaffirmé aussi l’engagement des Nations unies à être aux côtés des autorités centrafricaines, notamment à la Conférence des donateurs qui aura lieu à Bruxelles le 17 novembre. Un rendez-vous important pour Bertin Béa, député du KNK : « Il faut qu’on crée des conditions de développement pour garantir la vraie sécurité durable au peuple centrafricain. Et nous fondons beaucoup d’espoir par rapport à la table ronde de Bruxelles. C’est vraiment crucial. C’est un tournant crucial dans la vie socioéconomique, politique, sécuritaire de notre pays ».

 

A Bruxelles, l’ONU présentera un plan de relèvement de la Centrafrique élaboré avec le gouvernement, l’Union européenne et la Banque mondiale.

 

« La conférence des donateurs à Bruxelles est une question de vie ou de mort pour ce pays. Il faut qu’en avançant sur le front de la sécurisation du pays, que nous avancions aussi sur le plan du relèvement économique pour que cet Etat soit viable, pour qu’il ait les moyens de sa politique. C’est pour ça que la Conférence de Bruxelles n’est pas un exercice banal. »

 

Martin Ziguélé

 

03-11-2016 - Par Pierre Pinto

 

 

Centrafrique: le numéro 2 de l'ONU rassure après les violences et le retrait français

 

03/11/16 (AFP)

 

Les Nations unies ont "tiré les leçons" des récentes violences en Centrafrique, a assuré son vice-secrétaire général en visite à Bangui, où il a promis "un plan national pour le relèvement" de ce pays toujours menacé par les groupes armés.

 

Le vice-secrétaire général des Nations unies, Jan Eliasson, a terminé jeudi une visite de trois jours, intervenue entre la fin officielle de l'opération militaire française Sangaris proclamée lundi et une "conférence des donateurs" à Bruxelles le 17 novembre.

 

"Le mois d’octobre a été particulièrement violent", a-t-il souligné mercredi devant les députés centrafricains, dans une allusion aux affrontements à Kaga-Bandoro (au moins 37 morts), Bambari (25 morts dont six gendarmes) et dans la capitale Bangui (une dizaine de victimes).

 

"Nous avons tiré les leçons de ces évènements douloureux et ferons tout ce qui est en nos capacités pour prévenir de telles atrocités", a-t-il ajouté alors que le manque de réactivité des Casques bleus de la Minusca (12.500 au total) a été mis en cause à Kaga-Bandoro.

 

L'ONG Human Rights Watch (HRW) avait ainsi demandé mardi aux Nations unies de renforcer la protection des civils, dans un rapport sur ces violences perpétrées par des miliciens ex-séléka majoritairement musulmans.

 

"Avec le gouvernement centrafricain, l’Union européenne, l’ONU, et la Banque mondiale, nous avons élaboré un +plan national pour le relèvement+. Ce plan sera présenté et examiné à la conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre, où je dirigerai la délégation des Nations Unies", a ajouté M. Eliasson.

 

Les besoins de la Centrafrique s'élèverait à trois milliards de dollars sur cinq ans, indique-t-on de source onusienne.

 

Pendant son séjour, le haut-responsable de l'ONU a rencontré le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, et effectué des visites sur le terrain.

 

"Je suis venu écouter vos doléances pour les transmettre à Bruxelles", a-t-il ainsi déclaré aux habitants du quartier musulman du PK5, théâtre dimanche soir d'un règlement de compte meurtrier entre groupes d'auto-défense ex-séléka.

 

"Ayez espoir. La communauté internationale fera tout pour vous aider à vous en sortir", a-t-il promis aux déplacés du camp de Mpoko, situé près de l'aéroport de Bangui.

 

La Centrafrique peine à se relever du chaos des massacres communautaires commencés après le renversement en 2013 du président François Bozizé par les séléka, dont la prise du pouvoir avait entraîné la contre-offensive des rebelles anti-balaka principalement chrétiens.

 

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