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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 21:12
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La Minusca accuse trois groupes armés de violation du droit international humanitaire à Kaga Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 1 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er novembre 2016 (RJDH)—Trois groupes armés, opérant à Kaga Bandoro sont mis en cause par la Minusca dans la violation du droit international humanitaire lors des violences signalées à Kaga Bandoro. Ces accusations ont été exprimées dans un communiqué de presse publié par la Minusca.

 

Le MPC et le FPRC, deux groupes dissidents de l’ex-Séléka sous commandant respectif d’Al Khatim et Saleh Zabad et un groupe des Anti-Balaka opérationnel à Kaga Bandoro sous le commandement de Ledger Ngaya, sont les trois groupes armés accusés par la Minusca. Selon le document de la mission onusienne, ces mouvements armés se sont rendus coupables des « abus du droit à la vie, du droit à la liberté et du droit à l’intégrité physique perpétrés par des Anti-Balaka » écrit la Minusca.

 

Le document de la mission des Nations-Unies en  Centrafrique qualifie les actes reprochés à ces groupes armés « d’abus du droit international des droits de l’Homme (DIDH) et du droit international humanitaire (DIH) » précise le communiqué. Les accusations de la Minusca font suite à des violences qui ont secoué, il y a quelques jours la ville de Kaga  Bandoro où opèrent ces trois groupes armés.

 

Un cadre du MPC, joint au téléphone a rejeté ces accusations qui, selon lui n’ont aucun fondement « je ne sais pas sur quoi la Minusca s’est fondé pour accuser le MPC qui pourtant s’est opposé à ces violences. Je peux vous rassurer que ces accusations n’ont aucun fondement, ce sont des rumeurs que la Minusca a utilisées. Le MPC travaille pour la paix et combat ceux qui veulent faire la guerre » a-t-il confié.

 

Les Anti-Balaka de Kaga Bandoro, accusent les ex-Séléka et la Minusca « ce sont des mensonges que la Minusca utilise pour se faire bonne conscience. Tout le monde sait ici que les violences sont perpétrées par les ex-Séléka qui tuent et pillent devant la Minusca. Ce rapport que vous me citez là, n’est rien pour nous par ce qu’on a rien violé ici » a rejeté Ignace, un chef militaire Anti-Balaka joint à  Kaga Bandoro.

 

Selon le rapport de la Minusca, les violences de ces derniers jours ont fait  37 morts 60 blessés, 10.000 déplacés.

 

 

Centrafrique : La Minusca appelle le gouvernement à poursuivre les présumés auteurs des violences à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 1 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er Novembre 2016 (RJDH)—La Minusca, dans son rapport préliminaire sur la situation à Kaga-Bandoro invite le gouvernement à poursuivre les présumés auteurs des violences qui ont eu lieu du 12 au 15 octobre dans la ville et ses environs, ayant entrainé la mort d’au moins 37 personnes.

 

Cette recommandation intervient deux semaines après les évènements de Kaga-Bandoro qui ont occasionné la mort de 37 personnes, 60 blessés et 10.000 déplacés, selon le document publié par la Minusca.

 

La mission onusienne demande au gouvernement centrafricain « de prioriser la lutte contre l’impunité des abus des droits de l’homme commis récemment et dans le passé à Kaga-Bandoro, notamment en s’assurant que les enquêtes déjà ouvertes arrivent à leur terme et que des poursuites soient initiées dans les meilleurs délais».

 

Cette réaction intervient alors des organisations des droits humains comme Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme ont proposé de se constituer partie civile afin de défendre les dossiers des victimes de cette crise devant la justice. Ces organisations de défense de droits humains avaient aussi recommandé l’ouverture d’une enquête internationale.

 

Si la Minusca demande au gouvernement de poursuivre les présumés auteurs des violations à Kaga-Bandoro, le Ministre Centrafricain des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane, avait dans une déclaration faite le 28 octobre 2016 sur RFI demandé à la Minusca d’arrêter les personnes sous mandat d’arrêt international, notamment ceux qui auraient commis de graves violations de droit de l’homme à Kaga-Bandoro.

 

Les questions de poursuite judiciaire et d’arrestation des présumés auteurs des violations des droits de l’homme en Centrafrique restent dans les faits un défi pour la Minusca et le gouvernement.

 

 

Centrafrique : Les déplacés de Kaga Bandoro à Bangui reçoivent des dons de l’église des Frères des Castors et du MLPC

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 1 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er Novembre 2016 (RJDH) — L’église des Frères des Castors et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) se sont succédés pour assister le lundi 31 octobre une centaine de déplacés de Kaga-Bandoro vivant sur le site de Benz-Vi à Bangui. Ces personnes vulnérables vivent dans des conditions lamentables.

Pasteur David Bendima, responsable de l’église des Frères des Castors a confié avoir fait ce don pour soulager les déplacés qui vivent dans des conditions déplorables, « nous avons offert 10 sacs de sel de cuisine, six bidons de 20 litres d’huile végétale, 10 cartons de 80 savons linge, six sacs de riz et des vêtements pour les hommes, les femmes et les enfants. Ceci dans le cadre de réduire la souffrance de ces personnes vulnérables », a expliqué le pasteur.

 

En moins d’une heure, Martin Ziguélé, président du MLPC assiste aussi ces même déplacés. Son parle d’action humanitaire pour aider ces déplacés, « nous venons auprès de nos frères et sœurs affectés par les événements douloureux de Kaga Bandoro. Un million de francs CFA est minime par rapport aux besoins qui sont énormes. C’est un acte humanitaire que le MLPC a posé pour soutenir ces personnes vulnérables », a affirmé.

 

Le délégué des déplacés de Kaga-Bandoro, Jean-Bosco Ngouakouzou, se dit soulager par ces gestes, « aujourd’hui nous sommes plus de 200 ménages. Ce chiffre varie avec l’arrivée d’une nouvelle vague. Ces actes fraternels rassurent que nous ne sommes pas rejetés par tout le monde. Il nous manque des couchettes, nous vivons difficilement», témoigne-t-il avant d’ajouter que « pendant la fuite,  des enfants sont morts dans la brousse sans être enterrées, parce que nous n’avons pas eu de temps pour creuser une fosse. Plusieurs personnes d’entre nous sont traumatisées  », a déploré le délégué.

 

Le bilan officiel des événements des 11, 12 et 13 octobre dernier à Kaga Bandoro, fait état de 37 morts et plus de 60 blessés ainsi que plus de 400 tentes et 100 maisons brulées.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Violences à Kaga-Bandoro : La MINUSCA souhaite que les enquêtes ouvertes arrivent à leur terme et des poursuites initiées rapidement

 

Bangui, 30 octobre 2016 – La MINUSCA recommande au Gouvernement centrafricain de prioriser la lutte contre l’impunité des abus graves des droits de l’Homme commis récemment et dans le passé à Kaga-Bandoro, notamment en s’assurant que les enquêtes déjà ouvertes arrivent à leur terme et que des poursuites soient initiées dans les meilleurs délais. La recommandation est contenue dans le Rapport sommaire de la MINUSCA sur les incidents de Kaga-Bandoro du 12 au 15 octobre 2016 et qui tient les factions des ex-Seleka MPC et FPRC et des Anti-balaka pour responsables de ces violences qui ont fait 37 morts parmi les civils.

 

 

« Les factions des ex-Seleka MPC et FPRC sont responsables de la grande majorité des tueries, blessures volontaires, pillage et incendies volontaires. (…) La Division des droits de l’Homme (DDH) a aussi documenté des abus du droit à la vie, du droit à la liberté et du droit à l’intégrité physique perpétrés par des Anti-balaka », écrit la MINUSCA dans son rapport. Le document identifie « les principaux auteurs présumés d’abus du droit international des droits de l’Homme (DIDH) et du droit international humanitaire (DIH) comme étant les ex-Seleka, particulièrement des factions dissidentes du Front Populaire pour la Renaissance Centrafricaine (FPRC) et du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), placés respectivement sous les ordres  de Al Khatim et Saleh Zabadi; les anti-balaka placés sous le commandement de Bertrand Gazamodo et de Ledger Ngaya ; et des civils armés appartenant aux deux communautés.»

 

Le rapport fait état de 37 civils tués, dont quatre femmes, deux garçons, une fille et un bébé de sexe inconnu. En outre, 60 civils, dont 22 femmes et quatre enfants ont été blessés, tandis que plus de 10.000 civils ont été contraints de fuir, dont la plupart a besoin d’assistance humanitaire. Par ailleurs, quelques 400 tentes du camp de déplacés, 130 maisons dans la ville de Kaga-Bandoro et 21 autres habitations sur l’axe Kaga-bandoro-Botto, ont été brûlés, précise le rapport qui indique aussi des allégations de trois cas de viols commis par des éléments des ex-Seleka.

 

 

Lors de ces attaques, les populations civiles ont fui les zones de Manguepa, Mambea, le quartier des Travaux Publics et le camp des déplacés internes de l’Évêché en direction de la base de la MINUSCA, en quête de protection. La MINUSCA recommande aux acteurs internationaux de soutenir le retour des humanitaires qui ont quitté la zone des incidents afin d’apporter une réponse humanitaire aux déplacés et trouver de concert, une solution à la présence des groupes armés dans les sites abritant les déplacés internes.

 

Le rapport rappelle que suite aux incidents, la MINUSCA a assuré la protection des civils et fourni de l’assistance humanitaire aux déplacés internes ayant trouvé refuge près de sa base. La MINUSCA a également engagé le dialogue avec plusieurs acteurs pertinents en vue de régler la crise, y compris les autorités locales, les groupes armés et les organisations de la société civile de Kaga-Bandoro. 

 

Le Rapport sommaire sur les incidents de Kaga-Bandoro est le résultat d’une mission d’investigation de la MINUSCA qui a interviewé des témoins oculaires, des victimes, des autorités locales, et rencontré des leaders des groupes armés ex-Seleka, des membres de la société civile, des leaders communautaires et religieux. L’équipe d’enquêteurs a également tenu des réunions avec des acteurs humanitaires, des médecins, des enseignants, des gestionnaires de camp de déplacés internes et des représentants de la jeunesse musulmane.

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