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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 18:56
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Le coordonnateur humanitaire appelle les groupes armés de Bria au respect du Droit Humanitaire International

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PAR JEAN FERNAND KOENA LE 24 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 24 Novembre 2016(RJDH)— Quatre jours après le combat qui a opposé les éléments du FPRC et de l’UPC, la situation humanitaire demeure préoccupante. Le coordonnateur humanitaire par intérim Dr Michel Yao appelle les groupes armés au respect strict des structures sanitaires permettant de fournir des soins à la population et de sauver des vies. Position exprimée dans un communiqué de presse publié ce 23 novembre à Bangui.

 

Les éléments FPRC constitués des Goulas et des Roungas ont fait allégeance aux Anti-Balaka à Bambari suite au  combat qui les oppose avec ceux de l’UPC à Bria. Ce combat est le signe d’un malaise profond au sein de la Séléka. L’UPC et le FPRC se sont affrontés seulement quelque semaine après l’Assemblée générale de Bria où avait pris part Abdoulaye Hissene mettant en place un état-major et un haut commandement.

 

Si le bilan exhaustif n’est pas encore connu, le Coordonnateur humanitaire  par intérim tire la sonnette d’alarme en ces termes « Plus de 10 000 personnes ont été déplacées à cause des affrontements entre les groupes armés. Les combats ont fait plusieurs morts et plus de 50 autres ont été blessées dont 13 cas graves » peut-on lire dans ce communiqué.

 

Dr Michel Yao, déplore la violation du droit humanitaire international et appelle les forces en présence à quitter les alentours de l’hôpital de Bria pour permettre aux blessés de recevoir des soins « bien que l’équipe médicale soit présente et fournit les soins médicaux à l’hôpital, l’accès pour les patients est entravé par la présence des hommes armés » a-t-il indiqué.

 

La  Minusca dans un communiqué appelle aussi les groupes armés sur leur responsabilité et a indiqué que les violences ont fait plus 16 morts, « La Minusca reçoit des informations sérieuses sur des allégations graves d’assassinats ciblés des civils sur la base de considérations ethniques et religieuses. Elle rappelle au FPRC et  l’UPC que de tels actes constituent un crime grave passible de poursuites judiciaires devant les tribunaux nationaux ou internationaux » précise le communiqué.

 

Le combat de ces quatre derniers jours à Bria entre les deux factions de l’UPC et du FPRC ont fait plus de 80 morts selon des sources indépendantes et créé la tension à Bambari, paralysant ainsi l’activité scolaire et commerciale.

 

 

Centrafrique : La SODECA a repris ses activités dans la ville de Bouar

 

PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 24 NOVEMBRE 2016

 

BAORO, 24 Novembre 2016(RJDH) — La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique a repris ses activités depuis le week-end dernier dans la ville de Bouar. Ceci après huit(8) mois d’inactivité. La majorité de la population s’est réjouie de cette reprise tandis que d’autres se plaignent car l’eau de la SODECA ne coule pas dans leur robinet.

 

Le gouvernement Centrafricain place l’accès à l’eau potable au cœur de sa politique. Ce qui n’est pas encore effectif pour beaucoup de centrafricain. A Bangui par exemple le CICR apporte son appui technique et logistique pour permettre à la Société de distribution d’eau en Centrafrique de fournir l’eau de qualité à la population. C’est dans ce contexte que les activités de la SODECA ont repris après 8 mois d’inactivité liée à la panne du groupe électrogène.

 

Selon le chef de secteur de la SODECA de Bouar, Hubert Gombo« la panne qui était intervenue sur le groupe électrogène a duré huit(8) mois malgré que nous avions effectué une descente à Bangui pour y remédier », a-t-il expliqué.

 

Hubert Gombo regrette que certains quartiers ne sont pas desservis en dépit de la reprise « des casques, de tuyaux des réseaux d’eau, la situation de certains quartiers isolés comme Herman suite au passage du goudron, les quartiers Camp de Roux et l’élevage qui n’ont pas l’accès à l’eau potable et le non-paiement des factures par les contribuables » a-t-il déploré avant de  lancer un appel aux personnes de bonne volonté afin de doter la SODECA d’un nouveau groupe électrogène qui servira de relais en cas de panne.

 

Dans les quartiers de la ville de Bouar, les habitants sont divisés suite à la reprise des activités de la SODECA dans la localité, « la reprise ne va même pas durer puisque la SODECA a seulement un seul groupe électrogène. Le mieux c’est qu’elle puisse en avoir deux, et que les tuyaux soient changés à tout moment pour éviter les rouilles sources de contamination de l’eau ».

 

L’absence de l’eau de la SODECA à Bouar entraîne la population à s’approvisionner  en eau de ruisselle non traités ou encore de l’eau de forage. De source hospitalière, la consommation de ces eaux non traités à la première cause des maladies diarrhéiques, alors des sources concordantes notent une montée de bagarre au point d’eau de forage. Un constat d’un habitant de la localité joint par le RJDH.

 

Cette panne est survenue un mois après le rechange des trois pompes de distribution d’eau financé par l’Unicef en partenariat avec l’Echo.

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