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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La ville de Bocaranga paralysée suite à des combats fratricides entre deux tendances Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BOCARANGA, 28 Novembre 2016(RJDH)—Les deux tendances Anti-Balaka, présentes dans la ville de Bocaranga se sont affrontés dans la soirée du dimanche 27 novembre. Cet affrontement a paralysé la ville ce lundi, selon des sources officielles jointes par la RJDH.

 

« Les deux groupes Anti-Balaka s’entretuent ici », ce sont les mots du proviseur du lycée de Bocaranga Maurice Ndomalet que le RJDH a pu joindre ce matin. Les combats ont éclaté dans la soirée du dimanche, selon la même source qui fait un bilan de deux morts « hier vers le soir nous avons écouté des détonations d’armes du côté où se regroupent les Anti-Balaka  qui contrôlent la ville afin d’empêcher une éventuelle entrée des éléments de Sidiki. Dans l’accrochage il y’a eu un mort de chaque côté. C’est ce matin que les deux corps ont été ramenés pour l’inhumation», précise t-il.

 

Les activités sont paralysées dans la ville à cause de ce regain la tension entre ces deux groupes frères, « les gens ont peur de quitter la maison à cause du décès de ces jeunes puisqu’on ignore encore les raisons qui les ont poussés à s’entretuer. Ici les activités sont paralysées », confirme-il

 

Ces combats ont opposé un premier groupe d’Anti-Balaka de Bong composé des jeunes des villages  Loh, Bong, de  la ville de Koui, le village Mokonziouali et une partie des jeunes de Bocaranga contre ceux du village Sangami. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les deux parties.

 

L’affrontement entre deux tendances Anti-Balaka est signalé quelques jours après les combats qui ont opposé deux groupes de l’ex-Séléka à Bria.

 

 

Centrafrique : La ville de Birao victime de son éloignement de la capitale

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 28 Novembre 2016 (RJDH) : La ville de Birao, chef-lieu de la Vakaga, située à environ 1300 km de Bangui souffre de son éloignement de la capitale Bangui. Cette localité est coupée de Bangui sur plusieurs plans.

 

Birao est contrôlé par le bataillon zambien de la Minusca qui a su imposer le calme à travers ce qui est dénommé « Weapon Free Zone », c’est à dire une interdiction de circuler avec les armes et les effets militaires.

 

En dehors de cet aspect positif de la vie à Birao, la ville est coupée de la capitale sur de nombreux points. La justice est tenue par un comité d’autorités locales dirigé par le sultan-maire. Le tribunal n’est pas fonctionnel par manque de personnel.

 

Birao, malgré son éloignement est sans réseau téléphonique depuis le mois de juillet 2016. Difficile d’accéder à la ville par la voie routière à cause de l’état désastreux des routes qui sont généralement inondée par les eaux pendant les six mois de la saison pluvieuse.

 

En dehors de la radio Guira, acquise à la cause de la Minusca, les habitants de Birao n’ont aucun autre moyen d’information nationale. Ils sont contraints de suivre les radios étrangères.

 

L’hôpital préfectoral  de Birao pris en charges par l’ONG International Médical Corps, est géré par une sage-femme qui assure l’intérim du Directeur depuis 4 ans. L’accès à l’eau potable est un parcours de combattant puisque la ville ne dispose que d’un seul point d’eau potable aménagé par la Minusca.

 

Le système éducatif, fonctionnel n’est tenu que par trois enseignants qualifiés qui gèrent les trois écoles primaires de la localité appuyées par les maitres-parents. L’école préfectorale de Birao avec 1400 élèves, comporte cinq salles de classe avec trois enseignants dont un qualifié qui est obligé de regrouper les CEI et CEII dans la même salle.

 

Le lycée moderne de Birao souffre lui aussi du manque de personnel enseignant et la rentrée scolaire 2016-2017 n’y est pas encore effective.

 

La ville de Birao avec plus de 30.000 habitants, comporte l’important gisement de pétrole à Bouroumata d’où est partie la Séléka en 2012 pour renverser le pouvoir de Bozizé une année après.

 

 

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