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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 12:25
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les partis politiques évoquent leur rôle dans la consolidation de la paix

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 5 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 05 novembre 2016 (RJDH)—Des leaders de partis politiques, interrogés par le RJDH ont des avis partagés sur le rôle des formations politiques dans la recherches et la consolidation de la paix. Tous admettent que pour jouer leur rôle régalien, les partis politiques ont besoin de la paix et pour cela, ils doivent aussi y travaillé.

 

Selon Joseph Bendouga, président du MDREC, les partis politiques ont pour obligation de protéger la paix car c’est elle qui détermine l’action politique, « pendant la crise, les partis politiques ont joué leur rôle pour qu’on arrive à la légalité constitutionnelle et nous continuons de jouer ce rôle pour la paix et la stabilité du pays. Nous faisons tous les jours, des efforts pour préserver la paix parce que sans elle, nous ne pouvons pas animer la scène politique et donc exercer la démocratie. Mon parti n’a jamais cessé de travailler pour la paix et la cohésion sociale dans ce pays » explique t-il.

 

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy-Symphorien Kparékouti pense que la recherche de la paix doit faire partie de la priorité des partis politiques teintés de démocratie « nous ne pouvons pas faire la démocratie avec les armes, dans la guerre. Il faut la paix pour que la démocratie s’exerce. C’est pourquoi, les partis politiques qui ont un sens de démocratie, doivent travailler pour recherche la paix sinon la consolider. Le PUR est engagé depuis sa création dans ce domaine parce que nous savons qu’en RCA, la paix  est menacée » confie t-il.

 

Anicet Georges Dologuelé, président de l’URCA estime qu’en Centrafrique, la politique est faite dans l’agressivité, ce qui n’est pas du genre à préserver la paix. Il appelle les partis politiques à la tolérance « le renouveau pour moi, c’est faire la politique sans agresser. C’est l’agressivité, c’est la provocation qui provoque des chocs et qui fait que petit à petit les gens s’en veulent. Et cela n’entretient pas un climat serein ; donc un partis politiques doit se comporter de façon très responsable, c’est petit à petit qu’on construit au sein de la population un esprit de tolérance et de fraternité et je pense que c’est mieux qu’une grande déclaration du leader politique» a-t-il souhaité.

 

Dans une déclaration, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra accuse à demi-mot les politiques d’être à l’origine de la crise actuelle en Centrafrique, « point n’a besoin de rappeler qu’à cause de nos incompréhension, de nos querelles partisanes, de nos errements politiques, de notre méfiance réciproque. Notre pays à sombrer dans une grave crise qui a mis à mal la cohésion sociale, provoquée de nombreuse perte en vies humaines, l’effondrement de l’Etat et de l’économie nationale » explique le chef de l’Etat.  

Samuel Bissafi membre du directoire politique de l’UNDP, rejette cette accusation, «ce n’est pas directement les partis politiques qui sont en cause dans la crise, mais implicitement, c’est ce déficit de travail et d’animation pour qu’au moins  les populations puissent comprendre le rôle des partis politiques, c’est  ça qui manque. C’est ça qui fait que les gens ont toujours tendance et cette facilité d’interpréter en rendant les partis politiques responsables. On ne peut pas admettre que ce sont les politiques qui ont créé la crise sans pourtant autant reconnaitre les efforts que les partis politiques font quotidiennement pour consolider cette paix » a-t-il fait savoir.

 

La République Centrafricaine compte aujourd’hui une soixantaine de partis politique. Très peu sont visibles sur la scène politique.

 

 

Centrafrique : Comment les partis politiques sont-ils financés ?

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http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 5 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI? 05 Novembre 2016(RJDH)—Avec une soixantaine de formations politiques reconnues, la République Centrafricaine fait partie des pays africains qui comptent plus de partis politiques. Dans cette atmosphère, l’on se demande comment ces organisations politiques sont financées. En Centrafrique, le financement des formations politiques est considéré par les textes en la matière.

 

Selon l’ordonnance 05.007 Relative aux partis politiques et au statut de l’opposition, le financement des formations politiques provient « des cotisations de membres, produits de ventes des cartes de membres, revenus liés à leurs activités et subventions de l’Etat ».

 

Les dispositions relatives aux sources de revenus des partis politiques consacrées par ordinatrice 05.007 sont reprises par la quasi totalité des textes des textes fondateurs des formations politiques en Centrafrique. C’est ce qu’avance Désiré Kolingba, président du Rassemblement Démocratique Centrafricain “notre parti est soutenu par les cotisations des membres, des legs et soutiens divers” confie t-il.

 

C’est aussi l’avis de Bertin  Bea, secrétaire général par intérim du KNK « nous vivons grâce à la générosité de quelques militants qui se comptent au bout des doigts » a t-il expliqué.

 

L’aide de l’Etat attend et consacrée par les textes n’est jamais donnée, selon les leaders des partis politiques contactés par le RJDH « dans les pays organisés, l’Etat accorde des subventions aux partis politiques, c’est légal car cela permet aux partis politiques d’avoir de quoi à payer la  location de leur siège et de faire quelques petite dépenses pour le fonctionnement. Malheureusement, cela n’existe pas en Centrafrique et c’est dommage » a déplore Anicet Georges  Dologuelé, président de l’URCA, principal opposant au pouvoir actuel en Centrafrique.

 

L’URCA, selon Anicet Georges Dologuele fonctionne grâce à l’aide de ses dirigeants  « la principale source de financement est la cotisation des membres mais c’est très difficile en ce moment pour une population  démunie pour payer tous les mois une certaine somme. Le fonctionnement de l’URCA est base sur ses dirigeants et les relations que nous avons de part le monde »a-t-il souligné.

 

L’Etat doit  prendre ses responsables  pour éviter que les partis politiques ne puissent disparaitre, selon Désiré Kolingba du  Rassemblement Démocratique Centrafricain(RDC) « l’Etat doit prendre ses responsabilités en appuyant les partis politiques sinon, d’ici quelques années, tous vont disparaitre” plaide t-il.

 

C’est souvent quand un parti politique et au pouvoir qu’il fonctionne sans difficulté financière. Mais une fois s’il perd le pouvoir, son fonctionnement devient difficile. C’est le cas du RDC, MLPC et le KNK.

 

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