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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:17
N°46. L’Europe face à la crise en Centrafrique après la guerre civile de 2012
N°46. L’Europe face à la crise en Centrafrique après la guerre civile de 2012
N°46. L’Europe face à la crise en Centrafrique après la guerre civile de 2012

 

 

 

http://club.bruxelles2.eu/ 17 NOV 2016 Aide humanitaireBanguiEUMAM RCAEUTM RcaRCARépublique CentrafricaineUnion européenne

 

(B2) En 2012-2013, la crainte d'un possible génocide finit par mobiliser la communauté internationale. Après certaines hésitations, poussée par la France, l'Union européenne s'engage, de façon décisive, à aider à renforcer la stabilité du pays, à renforcer l'État et de consolidation de la paix, et à soutenir le rétablissement socioéconomique du pays. Un engagement qui n'est pas sans résultat. Après quelques allers et retours, un nouveau gouvernement est mis en place. Et une grande conférence est organisée à Bruxelles en novembre 2016 pour célébrer le retour à une certaine "normalité". Normalité très très fragile cependant dans un pays marqué par une violence quasi-continuelle depuis sa création (1).

 

Décembre 2012 - mars 2013 : des violences à l'accord de Libreville

 

En décembre 2012, la coalition rebelle regroupant l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et la CPSK Wakodro, fondent une coalition rebelle prenant le nom de Sékéla (Alliance en langue sango). Michel Djotodia en prend le commandement. Le 10 décembre 2012, la Seleka prend la ville de Ndélé. Le 18 décembre 2012, la ville diamantifère de Bria tombe sous leur contrôle. Le 25 décembre 2012, la Seleka est à 300km de Bangui.

 

Le 27 décembre 2012, le président Bozizé demande l'aide de la France et des États-Unis. Le président François Hollande affirme son désir de « ne pas s'impliquer dans le conflit », mentionnant que les troupes françaises ne sont présentes que pour protéger les ressortissants français, et non pour intervenir dans un conflit interne au pays ou protéger un régime. Il appelle au dialogue pour mettre fin à la crise.

 

Le 11 janvier 2013, un accord de sortie de crise est signé à Libreville, sous l’impulsion des États de la région, prévoyant un cessez-le-feu entre la Séléka et le gouvernement et la formation d'un gouvernement d'union nationale. L'accord interdit au président Bozizé de briguer un nouveau mandat.

 

Le 17 janvier 2013, un gouvernement est formé, dirigé par l’un des principaux chefs de l’opposition légaliste, Nicolas Tiangaye. Mais le président, surnommé par ses adversaires “le magicien Boz“, essaie de réarmer son camp et tente de conserver la main en manipulant les hommes et en contournant ou ignorant l’accord de Libreville. Une partie de la Séléka reprend les armes pour le chasser du pouvoir.

 

Du coup d'État de mars 2013 à la prestation de serment de Djotodia

 

Le 17 mars 2013, les éléments les plus radicaux de la Seleka font venir les cinq ministres du gouvernement d’union nationale à Sibut, les retiennent et lancent un ultimatum au président Bozizé qui prend fin le 20 mars 2013. La Seleka lance une deuxième offensive le lendemain, les 21 et 22 mars. Une colonne rebelle passe par le nord-ouest pour redescendre sur Bangui et traverse Bouca, Bossangoa, Bossembélé, Boali. Une deuxième colonne traverse la « ligne rouge » de Damara et s’avance vers la capitale. De violents affrontements ont lieu avec les forces centrafricaines sur le terrain.

 

Le 22 mars 2013, la France organise un déploiement d’urgence de renforts à Bangui, pour assurer, si nécessaire, la sécurité des ressortissants européens et des emprises diplomatiques françaises.

 

Le 24 mars 2013, le président François Bozizé se réfugie au Cameroun. Le chef de la Seleka, Michel Djotodia s’autoproclame président. Malgré le soutien du Tchad et du Congo-Brazzaville, le nouvel homme fort de la RCA est incapable de rétablir l'ordre. La situation s'enlise et la crise débouche sur des affrontements inter-communautaires. La Séléka, une coalition de groupes très hétérogènes appuyés par des mercenaires étrangers, des brigands et des coupeurs de route, éclate.

 

Le 3 avril 2013, sous pression des pays de la région, est mis en place un Conseil national de transition. Composé de 15 personnes, cet organe doit jouer le rôle d'assemblée, dans l'attente de la reconstitution d'un parlement.

 

Samedi 13 avril 2013, Michel Djotodia est élu, par acclamation, président du pays, par le Conseil national de transition.

 

Le 18 avril 2013, la CEEAC entérine l'élection de Michel Djotodia et s'engage à doter la Mission de consolidation de la paix, déployée dans le pays depuis 2008, de 1500 hommes supplémentaires.

 

En mai 2013, Catherine Samba-Panza est nommée maire de Bangui par le nouveau régime. Elle est connue des Centrafricains car, en 2003, peu après le coup d'État de François Bozizé, elle a coprésidé le dialogue national puis a été élue présidente du comité chargé de suivre et d'évaluer régulièrement les recommandations issues de ce dialogue.

 

Le 19 juillet 2013, le Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine lance la MISCA, une force de paix de 3.600 hommes pour contribuer à pacifier le pays. Plusieurs ONG mettent déjà en garde contre une situation humanitaire chaotique.

Le 18 août 2013, Michel Djotodia prête serment comme Président. C'est le début de la phase de transition de 18 mois, laps de temps décidé pour la transition démocratique lors du sommet international tenu à N'Djamena.

 

Le 29 août 2013, la République centrafricaine est au bord de l'effondrement, des milliers de civils se réfugient à l'aéroport international de Bangui pour fuir les attaques d'éléments de la Séléka.

Le 14 septembre 2013, la Seleka est officiellement dissoute par Michel Djotodia. En l'absence d'un commandement unifié et fort, les exactions contre les populations civiles se multiplient.

 

Fin 2013, l'engagement européen commence, timide..., sous pression française

 

Le 2 octobre 2013, l'Union européenne se dit prête à soutenir la MISCA  « financièrement », voire matériellement.

 

Le 10 octobre 2013, sous initiative française, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une nouvelle résolution sur le maintien de la paix en Centrafrique

 

Le 13 octobre 2013, en visite à Bangui, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius annonce l'envoi de troupes françaises supplémentaires en Centrafrique d'ici la fin de l'année.

 

Le 21 octobre 2013, le conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE établit trois niveaux de soutien : sécuritaire (par un soutien à la MISCA), humanitaire et de développement (pour la population), politique (par un soutien au processus de transition en cours). Face à une urgence notable, s'imposent lobbying discret, action soutenue. Lire aussi : Centrafrique : ce que peut, ce que va faire l’Union européenne ?

 

Le 19 novembre 2013, des milliers de villageois fuient de nouveaux affrontements dans le centre-ouest du pays entre la Séléka, composée majoritairement de musulmans, et des milices d'autodéfense chrétiennes baptisées "anti-balaka".

 

Le 25 novembre 2013, le Conseil de sécurité des Nations-Unies analyse Les cinq options proposées par Ban Ki Moon pour la Centrafrique.

 

Le 26 novembre 2013, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian confirme la lancement de l'Opération Sangaris. La France enverra un millier de soldats en Centrafrique. Les Européens étudient tous les scénarios d'intervention possibles. Lire : Une initiative européenne est-elle possible ? 

 

Le 25 novembre 2013, Kristalina Georgieva, la commissaire européenne à l'Aide humanitaire, assure qu'un scénario de génocide n’est pas hypothétique, dans les affrontements inter-religieux entre les Seleka (à tendance musulmane) et les groupes anti-seleka (majoritairement chrétiens). La spécialiste de la région à l’Institut d’études de Sécurité de l’Union européenne, Cristina Barrios parle d'un État failli et d'une instabilité croissante

 

Le 5 décembre 2013, par la résolution 2127, le conseil de sécurité des Nations unies autorise le « déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) pour une période de 12 mois » officiellement pour mettre fin à la « faillite totale de l'ordre public, l'absence de l'état de droit et les tensions interconfessionnelles ». La MISCA est appuyée par des forces françaises (opération Sangaris), autorisées à prendre « toutes les mesures nécessaires ». Lire: L’intervention militaire en Centrafrique autorisée par l’ONU

 

Bangui est le théâtre de violents affrontements entre les groupes Seleka et les anti-seleka, rejoint par d'anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA). Le bilan est de plus de 140 morts. L'opération Sangaris est officiellement lancée.

 

Le 16 décembre 2013, les ministres des Affaires étrangères de l'UE assurent que toutes les options sont sur la table. Y compris une future mission PSDC

 

Les 19 et 20 décembre 2013, lors du sommet européen, le président français, François Hollande, pousse pour une mission européenne en RCA. Les options d’une mission PSDC en Centrafrique (selon la France) L'option d'envoyer un battlegroup est cependant abandonnée. Comment Cathy a dit stop !

 

2014 : de la démission de Djotodia aux débuts balbutiants de la transition politique

 

Vendredi 10 janvier 2014, le président de la transition centrafricaine Michel Djotodia et son premier ministre Nicolas Tiangaye annoncent leur démission sous la pression de la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), réunie lors d'un sommet extraordinaire. La RCA se donne quinze jours pour élire un nouveau président de transition.

 

Lundi 13 janvier 2014, le nouveau président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre-Ferdinand Nguendet commence ses consultations en vue de la désignation d’un président de transition. Le calendrier de la transition précise que les élections générales doivent être organisées au plus tard au premier semestre 2015.

 

Jeudi 16 janvier 2014, les Européens imposent un embargo sur les armes et les mercenaires pour la Centrafrique

 

Dimanche 19 janvier 2014, le Conseil national de transition retient huit candidats à la présidentielle,  sur vingt-quatre.

 

Lundi 20 janvier 2014, le conseil national de transition (CNT) de la République centrafricaine élit Catherine Samba-Panza comme chef de l'État de transition de la République centrafricaine. Elle est un des huit candidats retenus par le CNT parmi vingt-quatre déclarés. Poussée par les associations féministes, non marquée politiquement par un camp, elle a le soutien de nombreux diplomates étrangers. Frôlant l’élection dès le premier tour avec 64 voix, soit une de moins pour obtenir la majorité absolue, elle l'emporte au second tour sur Désiré Kolingba, le fils de l'ancien président André Kolingba. Elle obtient 75 voix contre 53.

 

Au niveau européen, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE approuve le principe de la mission EUFOR RCA. De plus, l’UE prépare un paquet pour accompagner l’opération militaire en RCA. L'Europe apportera également son « soutien au processus de réconciliation nationale » et à l'organisation des élections.

 

Le même jour, lors de la rencontre internationale de haut niveau sur l'action humanitaire, la communauté internationale se mobilise à Bruxelles pour la Centrafrique. 366 millions d'euros sont promis pour la stabilisation et la reconstruction du pays. Les autorités religieuses du pays appellent à une « forte » force européenne sur le terrain.

 

Le 27 janvier 2014 est annoncée la composition du gouvernement dirigé par André Nzapayéké, un technocrate.

 

Le 7 février 2014, le lynchage d'un homme accusé d'être un membre de la Séléka en pleine cérémonie publique à Bangui choque l'opinion internationale. Une vaste opération de désarmement des anti-balaka est lancée dans les jours suivants, notamment par les Français de Sangaris et la MISCA.

 

Le 23 février 2014, Catherine Samba-Panza est investie présidente de RCA.

 

Le 14 mars 2014, les travaux pour la rédaction d'une nouvelle Constitution sont lancés. Le couvre-feu à Bangui est allégé. Les combattants de la Séléka sont quasiment neutralisés mais en province les exactions se poursuivent.

 

Début mars 2014, le Conseil des ministres de l'UE a approuvé la mise en place d'un gel des avoirs et interdiction de visas face à différentes personnes qui seront listées par le comité des sanctions de l'ONU en application de la résolution des Nations-Unies 2134. La liste contenue dans le document est, pour l'instant, vide en attendant que le comité des sanctions de l'ONU se prononce.

 

Le 25 mars 2014, une nouvelle flambée de violences fait une soixantaine de tués à Bangui.

 

Le 1er avril 2014, l'Union européenne lance sa mission EUFOR RCA. Lire dossier N°25. EUFOR Rca, une « vraie » opération d’interposition

 

Le 2 avril 2014, en marge du sommet UE-Afrique, se tient un mini-sommet sur la RCA.

 

Le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies autorise le déploiement de 12.000 Casques bleus, qui formeront la Minusca.

 

Le 14 avril 2014, les ministres des affaires étrangères des 28 affirment vouloir continuer à se mobiliser pour la Centrafrique, sur le plan humanitaire, sécuritaire (financement de la MISCA) et politique (financement de l'organisation des élections de 2015).

 

Le 26 avril 2014, une attaque attribuée à d'ex-rebelles fait 22 morts, dont trois employés de Médecins sans frontières (MSF), dans un centre de soins dans le Nord-Ouest.

 

Le 28 mai 2014, au moins 17 personnes périssent dans une attaque, à la grenade et à l'arme automatique, de l'église Notre-Dame de Fatima à Bangui, où étaient réfugiés des milliers de déplacés.

 

Le 10 juin 2014, le gouvernement centrafricain saisit la Cour pénale internationale (CPI) pour enquêter sur les crimes contre l'humanité commis dans un pays où l'impunité est la règle, faute de système judiciaire en état de fonctionner.

 

Le 11 juillet 2014, à l’issue de son Congrès à Birao, la Seleka reconduit Michel Djotodia à la tête du mouvement. Les ex-rebelles disent désormais s’appeler FPRC, Front populaire pour la renaissance de Centrafrique.

 

Le 15 juillet 2014, l'Union européenne lance le fonds « Bêkou » (« espoir » en langue sango), avec un budget initial de 74 millions d’euros, et dont l'ambition est de regrouper des financements de multiples origines.

 

Le 22 juillet 2014, les 28 ministres des Affaires étrangères expriment leur « vive préoccupation » sur la crise en République centrafricaine (RCA) et réaffirment leur soutien à la stabilisation de la Centrafrique.

 

Le 23 juillet 2014, les belligérants signent un accord de cessation des hostilités à Brazzaville (Congo). Signé par les représentants de l'ex-rébellion Seleka et des milices anti-balaka, l'accord de cessez-le-feu est également paraphé par l'archevêque de Bangui et le président de la communauté islamique du pays.

 

Le 5 août 2014, le Premier-ministre André Nzapayéké et son cabinet démissionnent, comme prévu au Forum de Libreville. Cette démission est censée relancer une transition politique en panne.

 

Le 8 août 2014, les Nations unies et la République centrafricaine signent un protocole d’accord portant création d’une Cour pénale spéciale (CPS), composée de juges centrafricains (RCA) et de juges internationaux, chargée d’enquêter sur les crimes commis en RCA et de poursuivre leurs auteurs.

 

Le 10 août 2014, Mahamat Kamoun, un musulman, est nommé Premier ministre pour diriger la transition. Une première depuis l'indépendance du pays. Il prend ses fonction le 14 août.

 

Le 22 août 2014, un nouveau cabinet est nommé. Placé sous le signe de l'ouverture, il compte deux ministres d'État, 27 ministres et deux ministres délégués, parmi lesquels des représentants des groupes armés et de la société civile.

 

En septembre 2014, sont lancés les premiers projets financés par le Fonds Bekou.

 

2015 : le temps des élections

 

Le 9 février 2015, le Conseil de l'UE rappelle la nécessité « d'élections présidentielles et législatives bien organisées, libres, justes, crédibles » et apporte son soutien au processus de transition en Centrafrique. IOC pour EUMAM Rca atteinte le 1er mars

 

Le 11 février 2015, le ministre de la Jeunesse et des Sports, l'ex-chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, enlevé et retenu en otage depuis le 25 janvier à Bangui, est libéré.

 

Le 21 février 2015, un accord est signé à Nairobi entre des anti-balaka et les représentants du FPRC (ex-Seleka). Les signataires disent adhérer à l’accord de Brazzaville. Dans une mouture précédente, les anciens belligérants prévoyaient un accord de cessez-le-feu, mais aussi la mise en route d’une nouvelle transition et l’octroi d’une amnistie. Il a été dénoncé par les pays d’Afrique centrale et les autres partenaires internationaux de la Centrafrique. Les pays de la région ont estimé que tout accord signé en dehors du processus de Brazzaville « est nul et de nul effet ».

 

Lundi 16 mars 2015, les ministres des Affaires étrangères de l'UE lancent officiellement une nouvelle mission militaire de l'Union européenne en RCA, chargée de faire du conseil pour la mise en place d'une nouvelle armée centrafricaine EUMAM RCA. Lire : N°43. EUMAM & EUTM RCA. Objectif : reformer une armée centrafricaine

 

Le 14 avril 2015, à leur tour, Michel Djotodia et François Bozizé se rallient au processus de Brazzaville et signent, sous l’égide de la présidence kenyane, la déclaration d’engagement de Nairobi.

 

Le 27 avril 2015 est inauguré le Forum national de Bangui, qui doit se tenir jusqu'au 4 mai. Reportée à plusieurs reprises depuis décembre 2014, la semaine  de conclave réunie 600 participants, venus de tout le pays. Le Forum permet de confirmer le report des élections en Centrafrique et la signature d’un accord l’accord de Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) des combattants de la ex-Seleka et des anti-Balaka.

 

Mardi 26 mai 2015, la présidente de la transition en République de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, est à Bruxelles pour rappeler les Européens à leurs promesses. « Nous n'avons pas reçu les décaissements promis en 2013 et en 2014. Maintenant je veux des choses concrètes. » Elle lance un appel à l’aide pour la renaissance de la RCA.

 

Le 20 juillet 2015, le gouvernement de transition du Premier ministre Mahamat Kamoun est remanié, pour la seconde fois en moins d’un an. Six nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement. Celui-ci doit conduire le pays jusqu'aux élections prévues en octobre et novembre.

 

Le 31 août 2015, le CNT adopte le projet de nouvelle Constitution, qui devra être approuvé par référendum le 13 décembre. Un texte de 159 articles qui comprend un certain nombre de nouveautés dans les institutions. La plus emblématique étant, sans, doute la création d’un Sénat qui n’existait pas en Centrafrique.

 

Le 13 décembre 2015, la nouvelle Constitution est adoptée par référendum. Le "oui" l'emporte à 90 %, avec un taux de participation d'à peine 30 %. Les élections sont marquées par des violences à Bangui. Des tensions en provinces également, où un groupe armé a perturbé les votes.

 

Le 24 décembre 2015, l'Union européenne réagit en ajoutant à sa liste noire, deux fauteurs de troubles du Pk5 mis à l’index par l’Union européenne

 

Le 30 décembre 2015, se déroule le premier tour des élections présidentielles, après de multiples retards.

 

2016 : un nouvel ordre politique est mis en place

 

Le 25 janvier 2016, la Cour constitutionnelle de transition confirme les résultats officiels du premier tour. Anicet Georges Dologuélé apparait en tête du premier tour avec 23,7% des voix et Faustin-Archange Touadéra, crédité de 19%. La Cour annule les législatives pour cause d'irrégularités.

 

Le 14 février 2016, se déroule le second tour de la présidentielle. Une mission d'observation électorale de l'Union européenne surveille le processus (télécharger le communiqué). Faustin-Archange Touadéraest élu président de la Centrafrique avec 62,71% des suffrages contre 37,29% pour son rival, Anicet-Georges Dologuélé, lors du résultat par la Cour constitutionnelle le 1er mars.

 

Lundi 14 mars 2016, les 28 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne annoncent qu'ils soutiendront la RCA dans les réformes à venir. L'Ougandais Joseph Kony ainsi que son organisation l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), sont mis à l'index et leurs avoirs gelés. Lire : Les avoirs de Kony et de la LRA gelés. Décision applicable aujourd’hui

 

Mercredi 30 mars 2016, le nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, prend ses fonctions. Ce qui marque la fin d'une période intérimaire en Centrafrique. La France en profite pour annoncer la fin de L’opération Sangaris. Relais donné à l’UE et l’UA

 

Le 7 avril 2016, l'Union africaine (UA) lève la suspension du pays, se félicitant de la "tenue réussie" de la présidentielle de février.

 

Le 11 avril 2016, Faustin-Archange Touadéra, le nouveau président centrafricain, et son premier ministre Simplice Sarandji, présentent, la nouvelle équipe gouvernementale, composée de 23 ministres. Les ministères de force (Défense, Intérieur, Affaires étrangères) sont tous confiés à d'anciens candidats à la présidentielle. Lire Carnet 13.04.2016

 

Le 12 avril 2016, l'Union européenne décide d'ajouter une exception à l’embargo sur les armes en Centrafrique pour former l’armée

 

Le 26 septembre 2016, les députés centrafricains adoptent le budget pour 2017. Un véritable changement dans la stratégie du pays, passant d'un budget de transition à un budget de développement.

 

Mercredi 12 octobre 2016, une nouvelle flambée de violences entre anciens Seleka et anti-balaka touche la ville de Kaga-Bandoro, faisant une trentaine de morts. Plusieurs ONG décident de suspendre leur action. L'Union européenne appelle à la responsabilité de tous, pour ne pas faire marche arrière dans la situation politique. Lire : Carnet 18.10.2016

 

Jeudi 17 novembre 2016, une grande Conférence pour la République centrafricaine est organisée à Bruxelles par l'Union européenne, pour célébrer un certain retour "à la normale" et soutenir les efforts pour la consolidation de la paix.

 

A suivre

 

(Leonor Hubaut)

 

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