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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:18
Lu pour vous : Depuis 12 ans, au lycée horticole de Varzy, ils œuvrent pour les enfants du Centrafrique

 

Association

 

http://www.lejdc.fr/ 04/11/2016

 

L’association Maboko na Maboko s’active depuis douze ans entre les murs du lycée horticole rural privé au profit des enfants de Sibut.

 

Née en 2004 autour de Sœur Yvette, l'association Maboko na Maboko tient, depuis douze ans, ses engagements auprès des enfants de l'école de Sibut, en Centrafrique.

 

La Congrégation des sœurs de la Sainte-Famille, à laquelle appartient Sœur Yvette, œuvre, aux côtés des Fonds des nations unies pour l'enfance (Unicef), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), auprès des enfants de Centrafrique, ce pays de quatre cent cinquante millions d'habitants, au cœur de l'Afrique qui, depuis 2004, est en proie aux guerres civiles.

 

Une action dédiée aux autres

 

C'est ainsi, à l'initiative de Sœur Yvette, et pour mener « une action dédiée aux autres », qu'un groupe d'élèves du lycée horticole rural privé (LHRP) du Haut Nivernais, en BTA (Brevet de technicien agricole, aujourd'hui Bac pro), certains membres du personnel et du conseil d'administration ont fondé l'association Maboko na Maboko ("main dans la main" en dialecte local). L'objectif premier était de financer la scolarité des élèves de la maternelle au primaire et de permettre à de jeunes orphelins de suivre leur formation en apprentissage.

 

L'association envoyait donc, au départ, par containers, du matériel, notamment de jardinage, pour répondre aux exigences de la formation des jeunes orphelins. Et, parce qu'au lycée une filière service est dispensée, du matériel de puériculture était aussi acheminé pour les familles.

 

Il s'est très vite avéré que les marchandises étaient détournées. Parti de Dunkerque et à peine débarqué sur les côtes occidentales de l'Afrique, le précieux chargement, pour éviter les tirs nourris de la guerre civile, parcourait la brousse. Il ne résistait, dès lors, pas aux pilleurs.

 

Très rapidement, donc, la décision a été prise d'envoyer de l'argent. Et, pour être plus sûr que ce dernier arrive à destination et soit utilisé pour les enfants, la présidente de l'association, Sandryne Lauverjon, transfert les fonds au siège de la Congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille à Besançon. Cette dernière se charge de les faire parvenir sur place, notamment lors d'un déplacement d'un des membres de la congrégation vers la Centrafrique.

 

Tous les ans, c'est une aide financière d'environ 1.500 € que l'association apporte pour les enfants de l'école de Sibut, somme réunie par deux opérations bol de riz dans l'année, une à Noël et l'autre à Pâques.

 

Dans un climat de guerres civiles, la troisième en neuf ans, l'école connaît des fluctuations d'effectifs. Au plus fort de la guerre, l'école n'a rouvert ses portes en 2014 qu'avec peu d'enfants, cent cinquante-cinq à la rentrée. Les parents les gardant chez eux, de peur qu'ils ne perdent la vie durant l'heure de trajet parfois nécessaire à certains d'entre eux pour rejoindre le centre scolaire. À la dernière rentrée, ce sont trois cent soixante-dix enfants qui ont rejoint les bancs de l'école.

 

Un repas par jour 
 

Depuis le 1 er octobre 2014, l'argent collecté par l'association Maboko na Maboko, en plus du règlement des frais de scolarité, permet d'offrir un repas par jour, après les cours du matin, à tous les élèves.

 

Dans ce pays, où la malnutrition sévère continue de toucher gravement les populations, en particulier les enfants, c'est parfois le seul repas de leur journée. Il suffit de 0,75 centime d'euros pour offrir riz, légumes, haricots en grains, et sardines en sauce avec des grains de courge pour nourrir un enfant une fois par jour.

 

Durant la semaine de la Solidarité internationale, de lundi 14 à vendredi 18 novembre, tous les élèves du lycée seront sensibilisés pour cette cause. « Nous manquons toujours de bonnes volontés pour poursuivre notre engagement », note Sandryne Lauvergeon. « Et puis, tous les ans, de nouveaux élèves sont susceptibles de rejoindre l'association et d'apporter de nouvelles idées ».

 

Anne Magnard

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