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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:39
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)

 

 

https://www.oxfam.org

 

Les violences qui perdurent en République centrafricaine depuis 2013 ont déplacé plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’intérieur du pays. En situation précaire, de nombreuses familles peinent à se procurer eau, nourriture et services de première nécessité.  

 

A Bria, province de la Haute-Kotto, où nous avons débuté nos opérations en août 2014, nous tentons de répondre aux besoins immédiats : production et l’acheminement d’eau potable, réhabilitation et entretien des infrastructures d’assainissement, mais aussi distribution de coupons de nourriture, de kits d'hygiène, d’ustensiles de cuisine et de semences, et soutien aux cultures maraîchères.

 

Oxfam soutient également des ménages et des groupements économiques ayant perdu leurs moyens de production à travers la relance de leurs activités économiques. Dans l’ensemble de ces actions, nous travaillons avec des organisations partenaires aux côtés de femmes et d’hommes vulnérables.

 

“Retrouver une vie normale après la crise”

 

Awa  Oumar, Mariam Bouba  et Awa Amadou sont toutes membres du groupement Pendé la Kotto, composé de 12 personnes, en majorité des femmes. Elles ont comme activités l’agriculture, le maraîchage et l’élevage et ont bénéficié de l’appui d’Oxfam qui leur a fourni des chèvres et du matériel agricole.

 

Elles nous expliquent toutefois que des problèmes subsistent, notamment l’absence d’abris pour les animaux qui dorment dehors à la merci des vols et de la pluie. Un autre problème est dû à l’arrêt brusque de la pluie au moment des semis, ce qui affecte énormément la récolte. Les arachides par exemple ne sont non seulement pas bien formées mais récoltées en faible quantité cette année à cause de la pluie.

 

Camille Yalingui (à gauche) est président du groupement Sara Ndjoni, composé de 14 personnes. Il se félicite du soutien apporté par Oxfam aux populations à travers des activités génératrices de revenus comme la saponification. Des difficultés demeurent, comme le manque de matières premières et des ventes inégales. Mais, dit-il, « c’est vraiment une bonne initiative, car chacun des membres se sent occupé à faire quelque chose qui lui permet de survivre. »

 

Monique Wali Sango (au centre)  est une veuve habitant le quartier Yandomo à Bria. Cheffe d’une famille de neuf personnes, elle raconte qu’Oxfam lui a fourni des poulets qu’elle a élevés et vendus. Cela lui a permis de couvrir toutes les charges de la maison y compris la scolarité des deux enfants de son fils décédé. Auparavant, elle élevait des cabris mais on lui a tout volé.  Grâce à Oxfam, elle a maintenant retrouvé un moyen de subsistance.

 

Idriss Moussa est le chef du groupement Kenabale spécialisé dans l’agropastorale et le petit commerce. L’aide apportée par Oxfam, qui a fourni des moulins, des semences, du petit bétail, des bâches, des pousse-pousse et des brouettes, a été selon lui très bénéfique. Elle a permis au groupement d’agrandir son terrain à 1,5 hectare et  de retrouver une vie normale après la crise.

 

Le groupement des pêcheurs Mokegba, dirigé par Georges Yekondji, a bénéficié de formations organisées par Oxfam qui ont permis aux pêcheurs de changer de méthode de travail, ainsi que d’outils (filets, hameçon, four de fumage…)

 

Jean Moundjoukpake est le technicien du groupement. Grace à l’appui d’Oxfam, il est devenu indépendant. Il a pu quitter la maison familiale et s’est acheté sa propre maison avec l’argent de la pêche. Il a même pu payer les frais d’accouchement de son épouse.

 

Les pêcheurs souhaiteraient à présent développer leur activité, grâce à de grandes pirogues de pêche et des réfrigérants pour la conservation des poissons. Ils aimeraient installer un comptoir sur le marché de Bria pour servir toute la zone de la Haute-Kotto et pourquoi pas, au-delà…

 

Votre aide peut faire la différence

 

Malgré certaines améliorations de la situation sécuritaire, un Centrafricain sur cinq demeure déplacé. 2,3 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

 

Oxfam s’efforce de répondre aux besoins urgents de la population affectée par la crise qui sévit depuis décembre 2013. Avec votre aide, nous pourrions faire davantage.

 

Photos: Júlia Serramitjana/Oxfam

 

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