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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:20
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Nous ne sommes plus en alliance avec l’URCA, car l’alliance électorale Dologuelé, a pris fin avec les élections » annonce Désiré Kolingba du RDC

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 3 OCTOBRE 2016

 

L’alliance entre le RDC et l’URCA ne tient plus. Le président du RDC, Désiré Kolingba dans une interview au RJDH parle d’une alliance électorale qui a pris fin avec les élections. Le RDC est prêt, selon son président à apporter sa contribution pour relever la RCA qui, d’après lui doit être la propriété de tous aujourd’hui. Désiré Kolingba est toutefois mitigé sur le bilan des six mois de la présidence Touadéra qu’il appelle à plus d’action.

 

RJDH : Désiré  Kolingba, bonjour.

 

Désiré Kolingba : Bonjour.

 

RJDH : Vous êtes président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui a soutenu Anicet Georges Dologuelé au second tour de la présidentielle remporté par Faustin Archange Touadéra qui vient de franchir le cap de six mois au pourvoir. Alors quel bilan vous inspire le premier semestre de Touadéra au pouvoir ?

 

DK : Je vous remercie pour cette opportunité qui nous permet de nous prononcer sur les questions d’actualité qui préoccupent tous les Centrafricains. La situation du pays, aujourd’hui est une préoccupation. Cinq mois après l’élection du président de la République, élu par l’ensemble du peuple, nous constatons que la population s’inquiète.

 

RJDH : Est-ce que vous partagez l’inquiétude de la population ?

 

DK : J’en viens ! La population s’inquiète, s’interroge. Nous nous posons des questions, qu’est ce qui se passe puis que nous ne voyons pas d’action concrète qui puisse donc rassurer la population, des actions qui nous rassurent nous tous, Centrafricain. Quel est alors le travail qui est fait par ce nouveau gouvernement pour nous permettre d’aller de l’avant. Ce que nous constatons, c’est une recrudescence de la violence. Nous entendons par ci par là, les bandes armées qui tuent, qui pillent. Le nombre de morts continuent d’augmenter. Tout cela devient une préoccupation. Dans ces conditions là, nous nous tournons vers le gouvernement pour demander le bilan de ces cinq mois ou six mois. Les cent jours sont passés, un bilan a été fait mais nous n’avons pas vu des actions concrètes menées par le gouvernement. Certainement que le gouvernement mène des actions mais il n’en parle pas, c’est pourquoi nous nous posons toujours des questions sur les actions de ce gouvernement.

 

RJDH : Vous soutenez ici Dologuelé qui pense que le président Touadéra n’a rien fait et qu’il met la  République en danger ?

 

DK : Nous sommes dans un Etat de droit où chacun à la possibilité de s’exprimer selon ses propres convictions. Le président Dologuelé s’est prononcé sur la situation, il a livré sa compréhension de la réalité.

 

RJDH : Mais est ce que vous soutenez sa compréhension de la situation.

 

DK : Nous sortons d’une situation extrêmement difficile, une situation je dirai chaotique. Alors, nous devons prendre les précautions nécessaires pour que nous ne puissions pas retomber dans les travers d’antan. Le gouvernement n’a pas fait ce qu’il devrait faire pour rassurer la population. Si c’était le cas, la population devrait ressentir les effets des actions du gouvernement. Mais, le plat aujourd’hui ce sont les violences signalées un peu partout.

 

RJDH : Vous faites allusion aux violences enregistrées ces derniers jours à Kaga Bandoro,  Koui et Kouango.

 

DK : Absolument. Cette recrudescence de violence amène la population à penser qu’il faut repartir encore en exil ou rejoindre les sites de déplacés pour se mettre à l’abri. Je pense que nous sommes en droit d’attendre du gouvernement un peu plus d’action pour nous rassurer et nous orienter vers une réconciliation  et une paix véritables pour permettre la reprise des activités économiques du pays.

 

RJDH : Alors que vous semblez ne pas reconnaitre des actions au gouvernement, la BEAC a annoncé la reprise de la croissance sur le plan économique. Les 6% annoncés, n’est pas les preuves de ce que le gouvernement a réussi le pari ?

 

DK : Le taux de croissance annoncé par la BEAC est certes vrai mais il faut savoir ce qui entre dans cette croissance. Est-ce que c’est la production nationale ? Vous savez, sur les chiffres de croissance, il faut toujours faire attention. Il peut y avoir croissance sans que cela soit ressenti dans le panier de la ménagère. Ce que nous pouvons dire par rapport à cette croissance, il se peut bien que ce soit le taux calculé par la BEAC,  ce sont les activités des internationaux qui injectent beaucoup d’argent dans notre économie mais cela n’est pas la résultante de la production nationale. On peut dire que la production nationale a repris légèrement compte tenu de cette paix relative retrouvée mais il n ya pas encore cet engouement, cette impulsion que le gouvernement devait donc donner au secteur privé n’est pas encore là, parce qu’ils sont en train d’attendre des financements de Bruxelles, nous ne savons rien. Mais toujours est-il que rien n’est pas fait donner une impulsion à notre économie afin que nous puissions connaitre un taux de croissance qui répercute sur la vie quotidienne de la population.

 

RJDH : Le DDRR posé par Touadéra comme la solution à la crise, vous rassure t-il ?

 

DK : La situation avec les bandes armées est préoccupante. Je pense que le gouvernement doit initier un dialogue franc pour permettre de déterminer la position réelle de ces groupes armés. Aujourd’hui, nous entendons beaucoup de chose, nous lisons beaucoup de choses dans les journaux.  Nous ne savons pas véritablement ce que ces bandes armées là demandent. Il faudrait que nous tenions une table ronde afin que ces bandes armées puissent s’exprimer clairement sur leurs désidératas ainsi le gouvernement verra ce qui est possible de faire et ce qui ne l’est pas. Mais l’intérêt, c’est d’aboutir à un consensus qui permet de rassurer, de donner confiance aux groupes armés afin qu’ils puissent déposer les armes.

 

RJDH : Le président Touadéra vous a déjà reçu après sa prise de fonction. Est-ce que vous lui avez fait des propositions sur des questions d’ordre sécuritaire et économique par exemple.

 

DK : Nous avons été reçus par le président Touadéra. Nous lui avions rappelé d’où nous venions. Nous lui avons aussi rappelé la nécessité de mettre en place un cadre qui permettrait au RDC d’intervenir.

 

RJDH : Ce qui suppose que le RDC, votre parti est prêt à entrer dans un gouvernement de large ouverture.

 

DK : Ecoutez, nous sommes Centrafricains. La situation qui se présente à nous est celle d’un pays. Nous ne sommes plus en campagne. Aujourd’hui, nous avons devant nous, la situation préoccupante de notre pays donc il appartient à tous les Centrafricains y compris le RDC à contribuer pour que nous puissions sortir de l’ornière. Et donc, si le président Touadéra propose un cadre qui nous permettrait d’intervenir et d’apporter nos contributions à ce que la situation s’améliore, nous sommes prêts à le faire.

 

RJDH : Vous êtes en train de dénoncer l’alliance qui vous lie à Dologuelé ?

 

DK : Vous parlez de quelle alliance ?

 

RJDH : De celle qui vous a permis de soutenir Dologuelé au second tour de la présidentielle. Est-ce la fin aujourd’hui.

 

DK : C’était une alliance électorale.

 

RJDH : Une alliance qui a pris fin aujourd’hui.

 

DK : Vous-même, vous le dites. Nous ne sommes plus en alliance avec l’URCA, car l’alliance électorale Dologuelé, a pris fin avec les élections.

 

RJDH : Vous n’êtes plus dans la dynamique de l’opposition voulue par Dologuelé.

 

DK : Le RDC est un parti responsable qui fera alliance avec un parti responsable après que nous-mêmes, nous ayons analysé la situation et vu la nécessité et l’intérêt d’entrer dans une alliance politique. Nous étions dans une alliance politique, nous n’avons pas encore fait le point sur cette alliance.

 

RJDH : Vous parlez de l’alliance avec le MLPC, la CRPS et autre à travers l’AFDT.

 

DK : C’est bien de cela. Mais aujourd’hui, s’il faut que nous allions dans une nouvelle alliance, il faudrait en analyser l’opportunité et nous sommes prêts à le faire, ce dans l’intérêt de notre pays.

 

RJDH : Ce qui signifie que les liens entre le MLPC de Ziguelé, la CRPS de Tiangaye sont aussi caduques.

 

DK : L’AFDT était créée par rapport à la transition. Aujourd’hui, la transition est finie.

 

RJDH : L’AFDT est morte avec la transition.

 

DK : Vous l’avez si bien dit.

 

RJDH : Dans quel état se trouve le RDC après les dernières élections.

 

DK : Ayant perdu les élections, beaucoup de passions se sont exprimées, beaucoup de contradictions. Nous sommes dans un processus d’apaisement de ces passions et une fois que c’est fait, nous allons nous asseoir et de manière lucide, froide examiner la situation de notre parti afin que nous puissions corriger ces carences afin de nous préparer pour les futures élections.

 

RJDH : Vous faites allusions aux élections locales.

 

DK : Ce sont bien ces échéances là que nous avons en vue en ce moment.

 

RJDH : Combien avez vous dépensé lors des dernières élections ?

 

DK : Nous n’avons pas encore fait le point mais il faut avouer que nous avons eu des difficultés de mobilisation de ressource.

 

RJDH : On parle d’un milliard dépensé par le RDC.

 

DK : Nous ne sommes pas arrivés au montant que vous indiquez là.

 

RJDH : Désiré Kolingba, merci.

 

Propos recueillis par  Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : Plus de 50 millions Fcfa alloués pour la lutte contre la malnutrition infantile

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 3 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 03 Octobre 2016 (RJDH)—Une somme de 50 millions de Fcfa est allouée par l’Unicef au ministère de la santé pour lutter contre la dénutrition des enfants de 0 à 5 ans. Une enquête sur la malnutrition sera organisée sur toute l’étendue du territoire pour cerner les véritables causes de cette maladie. 

 

Ce fonds, selon les informations du RJDH, servira à réaliser des recherches sur les causes de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans. Ce financement  sera cogéré par le ministère de la santé publique et l’Unicef.

 

Alfred Sabendo, directeur des statistiques économiques, démographiques et sociales au ministère du Plan, a indiqué que plusieurs enquêteurs seront déployés sur le terrain pour recueillir les informations  nécessaires sur cette maladie, « les activités démarrent ce  3 octobre et ce jusqu’au 13. Les agents sont déployés à Bangui et à l’intérieur du pays afin de recueillir les informations sur la malnutrition afin que le gouvernement puisse connaitre les causes réelles de la maladie dans le but d’apporter des réponses conséquente », explique-t-il.

 

A la fin des enquêtes, selon Alfred Sabendo, le ministère de la santé et l’Unicef feront une étude de faisabilité pour mettre un terme à la mortalité infantile et néonatale liée à la dénutrition.

 

Entre 2012 et 2014, le taux de la malnutrition aiguë chez les enfants était de 6,6%, la malnutrition aiguë sévère de 1,9 %, la malnutrition modérée de 4,4%, la malnutrition chronique de 40,8%. L’insuffisance pondérable était de 20,8%.

 

 

Centrafrique: Calme relatif dans les villes régulièrement sous menace de la LRA

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 3 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 03 octobre 2016(RJDH)—Les villes de Obo dans le Haut-Mbomou et Bria dans la Haute-Kotto, régulièrement menacées par la LRA, connaissent ces derniers temps un calme relatif. Les autorités indiquent que ce calme a permis la reprise progressive des activités économiques.

 

Les villes de Obo, Mboki, Zemio et Bambouti régulièrement attaquées par la LRA, ont retrouvé une certaine quiétude, d’après les autorités contactées par le RJDH.  Le Sous-préfet de Obo, Salet Joseph parle du retour de la stabilité dans la région « il n’y a pas de nouvelles alarmantes, ces derniers temps. Les attaques de la LRA de Joseph Kony, sont rares dans le Haut-Mbomou. Les villes de Obo, Mboki, Zemio et Bambouti retrouvent de plus en plus la stabilité » a-t-il expliqué.

 

Même son de cloche du côté de la Haute Kotto où les rebelles de la  LRA ont multiplié depuis quelques mois leurs incursions. Maurice Balekouzou, président de la délégation spéciale se félicite de ce calme qu’il qualifie toutefois de relatif « nous avons connu ces derniers temps un calme relatif dont on est fier. Les attaques de la LRA contre nos villages ne sont plus enregistrés, ce qui fait que la situation de calme pour le bien de la population » note t-il.

 

L’absence des attaques des éléments de la LRA dans ces deux régions rassure la population qui, selon les autorités, reprend les activités commerciales et agricoles.

 

Depuis 2008, la rébellion ougandaise LRA sévit dans le sud est de la République Centrafricaine. Depuis quelques mois, les attaques de la LRA sont signalées dans l’est du pays. Selon un rapport de Invisible Children publié en juillet dernier, plus de 350 personnes ont été prises en otage par la LRA en Centrafrique en l’espace de six mois, ce qui représente un record depuis six ans.

 

 

Centrafrique : Légère augmentation du nombre des personnes déplacées internes, selon le HCR

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 3 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 03 Octobre 2016(RJDH)—Le nombre des personnes déplacées internes est en légère augmentation alors que celui des réfugiés connait une régression, selon les récentes données publiées par le HCR. L’augmentation du nombre des déplacés serait liés au regain de violence enregistré ces derniers temps dans plusieurs villes de l’arrière-pays.

 

Selon les données du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR), entre juillet et aout 2016, le nombre de déplacés a augmenté de près de 1% « à la date du 31 aout 2016, les membres et partenaires de la CMP ont indiqué que  385 750 personnes déplacées à l’intérieur de la RCA composées de personnes déplacés en sites et dans les familles d’accueil, comparé au chiffre de 384 314 selon les données du mois de juillet 2016. Il ressort que le nombre de personnes déplacées en RCA a connu une augmentation de 1436 » peut-on lire dans le rapport mensuel du HCR du mois d’aout 2016.

 

Alors que le nombre de déplacés augmente, celui des réfugiés connait une légère baisse. Selon les chiffres du HCR, les chiffres des réfugiés ont baissé d’environ 1797, « la RCA compte aujourd’hui 466.293 personnes réfugiées dans les pays limitrophes contre 468090 en fin juillet » a présenté Patience Ntangwa, administratrice chargée des relations externes.

 

L’augmentation du nombre de déplacés internes en Centrafrique est dû aux violences signalées ces dernières semaines dans plusieurs villes de l’arrière-pays notamment à Kaga Bandoro, à Kouango et à Koui.

 

La baisse de 0,38% des réfugiés centrafricains fait suite quant à lui aux rapatriements volontaires enregistrés depuis deux mois.

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