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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 16:57
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Deux officiers des ex Séléka appréhendés par la sécurité après Damara

http://rjdh.org/PAR JEAN FERNAND KOENA LE 18 OCTOBRE 2016

BANGUI, 18 Octobre 2016(RJDH)—Deux éléments des Ex Séléka ont été appréhendés le Dimanche 16 octobre par les éléments de la Sécurité à Kpabara  et transférés à Bangui pour nécessité d’enquête. L’information a été confirmée au RJDH par les autorités administratives et militaires de la localité de Damara.

Ces deux éléments ont été appréhendés différemment par les forces de Sécurité intérieure, l’un allant vers Kaga-Bandoro, l’autre déscendant sur Bangui et leur arrestation intervient quelque jour après la tension sécuritaire à Ndomété et à Kaga-Bandoro.

 L’un des éléments est un lieutenant de 50/50 selon la sous préfète de Damara « c’est l’un des éléments de 50/50, il a quitté Bangui et a traversé les barrières. C’est au  niveau de Kpabara que les jeunes l’ont reconnu, parce qu’entretemps il était avec les autres pour faire les exactions. C’est ainsi qu’ils l’ont arrêté et transféré à la gendarmerie où il a confirmé qu’il est des groupes  armés et on l’a amené à Bangui pour nécessité d’enquête » a indiqué Mme Chour Gbadin.

Joint au téléphone, les responsables militaires ont réitéré qu’ils ont intervenu pour protéger les éléments appréhendés « n’eut été notre intervention, ils allaient être lynchés par la population et nous avons amené l’un d’entre eux à l’hôpital avant de les remettre à la gendarmerie » a précisé le responsable militaire de la localité. Nous n’avons pu joindre le procureur de la République pour plus de précision.

L’arrestation des deux officiers de la Séléka intervient deux mois après la tentative de sortie des cadres de la Séléka forçant les barrières des forces de sécurité intérieure à Damara et Sibut dans la nuit du 12 au 13 Aout.

 

Centrafrique : Faustin Archange Touadera invite les groupes armés à intégrer l’espace de dialogue

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 18 OCTOBRE 2016

 

KAGA-BANDORO, 18 Octobre 2016(RJDH)— Le président de la République Faustin Archange Touadera a appelé les groupes armés à intégrer le processus de dialogue politique, unique cadre selon lui qui peut apporter une réponse aux  problèmes politico-sécuritaire. Appel a été lancé lors de sa visite à Kaga Bandoro ce 17 octobre 2016 après les violences qui a fait plusieurs morts et des déplacés.

C’est en soldat de la paix que Faustin Archange Touadera s’est adressé aux groupes armés dans son discours aux groupes armés. son appel au pardon, à la réconciliation et au dialogue fait suite au lancement des activités de comité consultatif et de suivi du DDRR et aux violences ayant entrainé le retrait des ONG humanitaires de Kaga Bandoro. Devant le constat amer, Faustin Archange Touadera ne cache pas son indignation « Nous sommes sous le choc face à cette violence meurtrière dont nous venons de  voir les conséquences à Kaga-Bandoro » a-t-il déclaré avant de présenter sa profonde tristesse à la population civile victime des violences.

Le représentant spécial des Nations Unies Parfait Onanga Anyanga a quant à lui dénoncé l’atrocité en ces termes « Y a  aucune légitimité qui justifie une quelconque revendication politique en utilisant les armes » a-t-il dit avant de plaider pour la paix et la cohésion sociale « Donc quiconque aujourd’hui a un grief contre l’une ou l’autre partie, il doit comprendre qu’il n’y a plus de raison de recourir aux armes » a-t-il ajouté.

La visite de Faustin Archange Touadera à Kaga Bandoro est la deuxième depuis sa prise de fonction le 30 mars dernier.

 

Centrafrique : Le GTSC projette de lancer une pétition pour réclamer le départ de la Minusca

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 18 OCTOBRE 2016

BANGUI,  18 octobre 2016 (RJDH) — Le Groupe de Travail de la Société Civile a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il a organisée, ce jour  lundi 17 octobre à Bangui, le lancement d’une pétition. Cette plateforme des forces vives de la Nation exige par cette pétition, le retrait de la Minusca et la prise en charge de la situation sécuritaire par le Gouvernement pour le retour de la stabilité.

Devant le regain de violences, la société civile est montée au créneau pour rappeler au pouvoir et à la Minusca sa mission. c’est dans cette optique qu’elle va lancer demain une pétition demandant au Gouvernement de protéger la population tout réclamant le retrait de la Minusca.

Le Coordonnateur de la Société Civile, Gervais Lakosso a lors de cette conférence de presse a mis en cause les forces internationales d’être de connivence avec les groupes armés et demander une sanction pour ses responsables.  « Nous voulons le retrait de la Minusca de Centrafrique et que les responsables soient sanctionnés » a-t-il déclaré. Le constat révèle qu’ils sont en connivence avec les groupes armés non conventionnels.

Par la même occasion, il a souligné que cette protestation vise aussi à mettre un terme à l’embargo sur les armes en Centrafrique. « nous voulons par cette pétition interpeller au comité de sanction et au conseil de sécurité demander la levée de l’embargo sur les armes, afin de permettre le réarmement de nos forces armées régulières », a réclamé le Coordonnateur de la Société Civile.

Cette pétition de la société civile intervient aussitôt après son retrait du Comité Consultatif et de suivi du DDRR.

La Société civile rappelle aux autorités nationales d’acheminer sans délai la demande de la levée de l’embargo, « le redéploiement sans condition des FACA pour la protection du territoire national et de la population civile, fait partie de nos préoccupations. Le gouvernement a le devoir d’organiser le désarmement volontaire ou forcé des groupes armés, afin de restaurer la sérénité de la population », a-t-elle exigé.

En 2014, la société civile avait lancé la première pétition pour demander le retrait des troupes tchadiennes  de la Misca. Ces derniers n’avaient pas respecté leur mandat qui avait  été assigné. Ils avaient tiré sur la population civile et plusieurs morts ont été enregistrés.

 

Centrafrique : Les déplaces de Kaga-Bandoro exigent la présence des forces nationales

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 18 OCTOBRE 2016

Kaga-Bandoro, 18 Octobre 2016 (RJDH) – certains déplacés de l’aérodrome de Kaga-Bandoro proche de la base de  Minusca appellent à une assistance humanitaire et la présence effective des forces de l’ordre intérieur dans la ville. Un appel lancé un jour après la visite du président Faustin Archange Touadera.

Après la visite du président Faustin Archange Touadera et le chef de la mission onusienne Parfait Onanga Anyanga, des personnes déplacées ayant fui leurs maisons suite aux hostilités du mercredi 12 Octobre déplorent leur condition de vie et conditionnent leur quiétude à la présence des forces de Défense et de sécurité centrafricaine.

Selon une  déplacée joint au téléphone par le RJDH, nous sommes exposées à toutes les menaces des groupes armées, « la Minusca ne nous protège pas contre les attaques des Séléka, Notre vie est à la merci de la nature, à quel saint allons-nous vouer? Nous prions les autorités centrafricaines, particulièrement les ministres de la défense et de la sécurité intérieure de nous envoyer des forces nationales » a-t-elle lamenté.

« La situation dégradante de la sécurité a empêché les activités humanitaires sur le terrain. Toutes les activités sont restées paralyser dans la ville» à confier une source humanitaire.

Notons que la Caritas a commencé à distribuer des vivres ce mardi 18 octobre aux déplacés de Kaga-Bandoro.

 

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