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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 23:48
Lu pour vous : Centrafrique: le départ en trompe-l'œil des militaires français

 

Centrafrique: le départ en trompe-l'œil des militaires français

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se rendra lundi à Bangui pour officialiser la fin de l'opération française «Sangaris» en République centrafricaine. Le 5 décembre 2013, les militaires français, dont seul un petit détachement était alors présent sur place, sont intervenus dans la capitale de l'ex-colonie menacée de chaos. Le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par des rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices Anti-Balaka, principalement chrétiennes. Les affrontements intercommunautaires, largement instrumentalisés, faisaient rage.

même si la situation sécuritaire reste précaire. «En déployant un dispositif de 1000 à 2500 hommes dans un contexte de massacres de masse, la France a réussi à mettre fin à l'essentiel des violences, à stabiliser la situation et à engager un processus de transition politique, même si un certain niveau de violence persiste en province», relève-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense.

» dans les principales régions du pays a permis, sur leurs pas, la montée en puissance - parfois laborieuse - d'une force de l'ONU, la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), aujourd'hui forte de 12 000 hommes, Pakistanais et Africains. La France va se renforcer au sein de cette mission onusienne avec le déploiement d'une unité de drones tactiques (SDTI) et d'un effectif supplémentaire de 85 militaires. «C'est la première fois depuis 2006 - il s'agissait alors de la Finul du sud du Liban - que la France remet une unité militaire constituée au sein d'une mission de stabilisation des Nations unies», se félicite-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. Des militaires français seront également présents au sein de la mission de formation de l'armée centrafricaine, mise en place par l'Union européenne (EUTM RCA) et dirigée actuellement par un général français. Pour rassurer son partenaire centrafricain et l'ONU, Paris maintiendra aussi une capacité militaire «sur court préavis», mobilisable «à la demande du gouvernement de RCA en cas de menace sérieuse», ainsi que l'a annoncé mercredi l'Élysée.

Les allégations d'exactions sexuelles portées contre plusieurs militaires français - dont la véracité doit être établie par la justice actuellement saisie - ont été mal vécues au sein de l'institution.

«montrent toute la fragilité et toute la délicatesse des opérations de maintien de la paix dans un contexte d'effondrement de l'État», a estimé le chef de la diplomatie centrafricaine, Charles-Armel Doubane. Il a d'ailleurs souhaité que davantage de moyens soient mis à la disposition de la Minusca pour lui permettre de «mener à bien sa mission». Maintenant que «Sangaris» se retire, «notre souhait est de voir la France s'impliquer davantage dans les efforts de reconstructiondu pays, notamment d'aider à former les forces armées (Faca)», a-t-il ajouté.

 et en opérations extérieures, la fin de «Sangaris» doit être soulignée. Elle témoigne de l'efficacité, même relative, d'une intervention militaire pour ramener, dans certains cas, une crise jusqu'à un niveau d'instabilité «gérable», et cela dans un délai plutôt court (trois ans). «Cette opération a démontré qu'il y a un modèle français: la capacité d'entrer en premier pour résoudre une crise grave dont la solution n'est pas que militaire et qui nécessite donc la mobilisation de la communauté internationale, l'obtention d'un mandat clair des Nations unies et l'enclenchement d'un processus politique», souligne-t-on encore à l'Hôtel de Brienne. Mais le long cortège de crises ayant marqué l'histoire récente de la Centrafrique - qui reste l'un des pays les plus pauvres du monde - incite à demeurer prudemment optimiste.

 

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