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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 20:58
!!!!!!!lu pour vous : CENTRAFRIQUE : l’indésirable Minusca

 

 

Par ledjely.com le 25 octobre 2016

S’il y a bien une mission onusienne qui ait été confrontée à de l’hostilité, c’est bien celle basée actuellement en République centrafricaine (Minusca). Ayant souvent peiné à imposer son autorité et à faire admettre sa neutralité, les casques bleus avaient déjà dû faire face à de très déshonorables accusations d’abus sur mineurs. Et voilà que désormais, les Centrafricains, excédés par la récurrence de la violence et le retour progressif des hostilités n’en veulent tout simplement pas. Une récusation qui, au-delà de la mission des Nations unies, doit interpeller les nouvelles autorités en place. Parce que la pacification du pays et la réconciliation des Centrafricains, c’est surtout une mission qui revient à l’équipe de Faustin Archange Touadera.

Tension paradoxale

La tension dans laquelle Bangui, la capitale centrafricaine, était plongée durant la journée d’hier a quelque chose de paradoxal. En effet, cette tension résultait de la volonté des populations centrafricaines de chasser les soldats onusiens dont la mission et la raison d’être sont justement la protection de ces mêmes populations. C’est à ne rien comprendre. Pourtant, l’hostilité était telle qu’on annonce un bilan de 4 morts et une quinzaine de blessés. Un bilan qui traduit une rupture totale de confiance entre des camps qui auraient dû être des partenaires dans la pacification du pays. Hélas !

La Minusca, une menace supplémentaire

Aux yeux des Centrafricains, les casques bleus n’ont jamais véritablement incarné le secours et la protection. Au contraire, ils ont souvent été perçus comme une menace supplémentaire. En raison certainement des rumeurs de viols sur mineurs dont la presse s’est fait l’écho par le passé. Ensuite, il est vrai que les casques bleus n’ont pas toujours réussi à dissuader les différents groupes armés qui rêvent d’y imposer le chaos permanent. Par ailleurs, usant de la complexité de la crise à des fins d’instrumentalisation, les différentes factions n’ont cessé d’accuser à tour de rôle la mission onusienne de rouler pour tel ou tel autre adversaire. D’où la délicatesse de la position des casques bleus, sous-estimés et suspectés en permanence.

Touadera, trop tôt résigné

Toutefois, pour de nombreux Centrafricains, le fait d’imputer à la seule Minusca les problèmes sécuritaires que connait encore la RCA relève tout aussi d’un manque de courage que de la mauvaise foi, sinon d’une manipulation savamment orchestrée. Autrement, la sécurité du pays incombe aussi désormais aux nouvelles autorités en place. En présence d’un chef d’Etat légal et légitime, le rôle d’une mission, fut-elle de l’ONU, relève de l’accompagnement. Les premières initiatives sont du ressort du gouvernement souverain. Surtout quand il s’agit d’un volet aussi stratégique que la sécurité. C’est ainsi que Faustin Archange Touadera doit voir dans le rejet actuel des soldats de l’ONU, une contestation de son premier bilan. Arrivé au pouvoir dans les circonstances et les conditions qu’il connait lui-même, il devait faire du retour de l’ordre et de la quiétude la priorité de ses priorités. Or, l’impression qu’il donne, c’est celle d’un dirigeant résigné face au chaos qui gangrène son pays. Ce qui est un début de trahison de la confiance et des aspirations que le peuple avait placées en sa personne en l’élisant à la tête de la RCA. Il devrait s’en rappeler.

Boubacar Sanso Barry

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