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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 22:10
Le commandant de l'armée centrafricaine assassiné
Le commandant de l'armée centrafricaine assassiné
Le commandant de l'armée centrafricaine assassiné
Le commandant de l'armée centrafricaine assassiné

 

 

Par Rédaction The Associated Press

 

BANGUI, République centrafricaine 4 octobre 2016 | 15:06 — Le commandant des forces armées de République centrafricaine a été tué par balle et son fils adolescent a été blessé lors d’une attaque survenue près d’un commissariat de police de Bangui, la capitale, a annoncé un membre de la famille, mardi.

 

Marcel Mombéka a été abattu dans son véhicule mardi dans le quartier musulman PK5 de Bangui, a déclaré sa soeur, Kevine. Son fils âgé de 14 ans a aussi été blessé, a-t-elle ajouté.

 

Le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Jean-Serge Bokassa, a dénoncé des «actes visant à déstabiliser la nation», affirmant qu’ils ne resteraient pas impunis. La mission des Nations unies en Centrafrique a également condamné l’assassinat, en ajoutant qu’elle contribuerait à l’enquête.

 

Également mardi, trois hommes peuls qui faisaient paître leur bétail à Bangui ont été tués, de même qu’un jeune homme musulman qui avait quitté le quartier PK5 pour trouver sa femme, a indiqué le responsable d’une entreprise de bétail, Patrick Ningata Ndjita. On ne sait pas si ces meurtres sont survenus après celui du commandant Mombéka.

 

 

 

Un officier et trois éleveurs peuls tués à Bangui en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/

 

Un officier de l'armée centrafricaine a été tué mardi matin dans le quartier musulman PK5 de Bangui, et trois éleveurs peuls ont été tués en représailles, selon le ministre de la Sécurité Jean-Serge Bokassa.

 

"Marcel Mombeka a été tué du côté du PK5 dans des zones sous contrôle de groupes d'autodéfense" du quartier, a déclaré à l'AFP le ministre qui parle d'une situation "extrêmement tendue".

 

Ces groupes d'autodéfense sont liés à des éléments "radicaux appartenant à la communauté musulmane", d'après le ministre.

 

Le commandant a été mortellement touché par balle alors que son véhicule stationnait non loin du marché, en compagnie de son fils de 14 ans qui a été légèrement blessé mais dont les jours ne sont pas en danger, selon les témoignages recueillis par un correspondant de l'AFP.

 

Les auteurs de cet acte ne sont pas identifiés.

 

Trois éleveurs peuls (musulmans) ont été tués plus tard "en représailles" alors qu'ils faisaient paître leur troupeau devant l'abattoir de Bangui dans le 6ème arrondissement, d'après le ministre.

 

"Les forces de sécurité ont protégé une vingtaine d'éleveurs qui ont été acheminés vers la gendarmerie pour leur protection", a ajouté M. Bokassa.

 

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca, environ 12.000 hommes) "dénonce ces actes inadmissibles qui menacent la paix et la stabilité encore fragiles, obtenues à la suite d'efforts considérables de la part des autorités centrafricaines et des forces internationales".

 

La prise du pouvoir par les rebelles Séléka (coalition en sango) à dominante musulmane en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique dans le chaos. Une contre-offensive de milices anti-Balaka, majoritairement chrétiennes, a entrainé de nouvelles exactions contre la communauté musulmane.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, d'après les Nations unies.

 

L'intervention de l'opération française Sangaris, puis de la Minusca a ensuite stabilisé la situation et permis l'élection dans un calme relatif du président Faustin-Archange Touadéra en début d'année 2016.

 

Avec AFP

 

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