Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:29
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine

 

L'opération militaire française Sangaris se termine


L'opération française Sangaris a été lancée dans l'urgence en décembre 2013 pour casser la spirale des tueries intercommunautaires en Centrafrique. Clap de fin ce lundi. Mais "la France n'abandonnera jamais la Centrafrique", a certifié Manuel Valls.


Le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian est arrivé dimanche soir à Bangui, la capitale, pour acter la fin de cette opération qui aura permis d'enrayer les tueries sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.


Depuis Abidjan, en Côte d'Ivoire, le Premier ministre a justifié ce départ en mettant en avant la présence de plus de 10'000 Casques bleus de la Minusca, la force de l'ONU en Centrafrique. Paris avait mobilisé quelque 2500 soldats au plus fort des tensions, épaulés par des soldats de l'Union africaine remplacés par la force onusienne.


En juin dernier, l'état-major français des armées avait indiqué que l'opération Sangaris (du nom d'un petit papillon rouge) constituait "désormais une force de réserve tactique de 350 soldats, équipés de drones, au profit des Casques bleus". Et en juillet dernier, une nouvelle mission européenne d'entraînement et de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA) a été lancée.


Le 19 octobre, devant l'Assemblée nationale à Paris, Jean-Yves Le Drian avait énuméré les apports de la France dans cette crise: "Nous avons évité des massacres de masse, permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle et des législatives". 


Offensive redoutée


Avec le départ des troupes françaises, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude. "Les groupes armés sont en train de prendre leurs marques. Et je crains qu'ils ne lancent une offensive générale une fois les Français partis", a déclaré à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, un responsable politique centrafricain de premier plan. Avant d'ajouter cette observation: "les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne".



Ces dernières semaines, les Centrafricains voient ces bandes reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Selon la Minusca, elles ont fait au moins plusieurs dizaines de morts et contraint des villageois à se cacher dans la brousse.

Nouvelle flambée au PK5 

Jeudi et vendredi, 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et dans les environs, a indiqué la Minusca. Et dimanche soir, des heurts ont éclaté dans le quartier musulman PK 5 de Bangui entre deux groupes d'auto-défense. Bilan: quatre miliciens tués, selon une source sécuritaire. La situation s'est ensuite apaisée après une intervention de la Minusca.

Les groupes qui sèment le trouble en Centrafrique sont surtout issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention de la France, de miliciens anti-balaka (d'obédience chrétienne), mais aussi de groupes d'"auto-défense" d'éleveurs nomades peuls, de bandes spécialisées dans le racket et d'éléments qualifiés d'"incontrôlés".


Goût d'inachevé 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ancien président François Bozizé par des rebelles séléka, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.


"Je trouve que cela a un goût d'inachevé et risque bien de replonger le pays dans une situation beaucoup plus dramatique", redoute un enseignant de Bangui interrogé sur le départ des soldats français. 


L'inquiétude des Banguissois est nourrie par les nouvelles parvenant de l'intérieur du pays. Selon des sources centrafricaines, plusieurs centaines d'ex-séléka lourdement armés et issus de factions rivales se sont regroupés récemment à Batangafo, à 350 km au nord de Bangui.


Ombre au tableau 


L'opération Sangaris a par ailleurs été mise en cause dans des scandales d'abus sexuels, tout comme c'est le cas pour des Casques bleus d'autres contingents. Des enquêtes judiciaires sont en cours à Paris sur des accusations de viols, d'abus ou d'exploitation sexuelle, notamment sur des mineurs, ainsi que des sévices physiques.


(ats / 31.10.2016 01h14)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com