Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 02:25
Lu pour vous : Centrafrique. Quel bilan pour l'opération française Sangaris ?

 

 

http://www.ouest-france.fr/ 30/10/2016 à 22:47 | Publié le 30/10/2016 à 22:43

Sangaris... L'opération militaire française en Centrafrique, baptisée du nom d'un petit paillon rouge local, qui avait été décidée dans l'urgence en 2013, prend officiellement fin ce dimanche soir. Déployés en trois temps, jusqu'à 2 500 soldats sont venus faire cesser les massacres intercommunautaires du pays. Si celui-ci a retrouvé une certaine stabilité, « la France n'abandonnera jamais la Centrafrique », a réaffirmé le premier ministre Manuel Valls.

L'opération française Sangaris en Centrafrique, qui s'achève officiellement ce dimanche soir, a été lancée dans l'urgence en décembre 2013 pour tenter de casser la spirale de tueries intercommunautaires dans ce pays.

L'intervention, épaulée par des soldats de l'Union africaine (UA) remplacés ensuite par une force onusienne, a permis de stabiliser la situation sécuritaire, notamment à Bangui, sans réussir à pacifier l'ensemble du territoire. La France avait mobilisé quelque 2 500 soldats au plus fort des tensions.

En juin dernier, l'état-major des armées avait indiqué que Sangaris constituait « désormais une force de réserve tactique de 350 soldats au profit des 12 500 Casques bleus ». Et en juillet, une nouvelle mission européenne d'entraînement et de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA) a été lancée.

Des centaines de cadavres dans les rues

Au matin du 5 décembre 2013, une explosion de haine embrase Bangui : des centaines de cadavres jonchent les rues.

Des miliciens anti-balaka (anti-machettes), infiltrés dans la capitale, ont lancé une vaste offensive dans plusieurs quartiers de la capitale, massacrant de nombreux civils musulmans et entraînant des représailles sanglantes des combattants Séléka contre la population.

Les multiples exactions commises par la rébellion Séléka à dominante musulmane contre les populations majoritairement chrétiennes ont débouché sur la création de ces milices d'autodéfense anti-balaka. Celles-ci s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant le pays dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique.

Une opération qui se veut « rapide »

Quelques heures plus tard, la France, intervenue plusieurs fois déjà dans son ancienne colonie depuis son indépendance en 1960, lance Sangaris. L'opération française « sera rapide », elle « n'a pas vocation à durer », annonce le président François Hollande.

Moins d'un an après la neutralisation de groupes armés djihadistes au Mali, débutée en janvier 2013, Paris engage ainsi de nouveau ses troupes sur le continent africain. La Centrafrique est ravagée par la violence et le chaos depuis le renversement en mars 2013 de François Bozizé par la Séléka, dirigée par Michel Djotodia.

Un déploiement en trois temps

L'opération Sangaris (du nom d'un petit papillon rouge) est lancée après le feu vert de l'ONU et avec l'aval de l'UA.

Les 1 200 militaires ont pour mission de restaurer l'ordre et la sécurité, officiellement en appui d'une opération de l'UA (Misca). En réalité, ils sont en première ligne, celle-ci étant mal équipée, avec un commandement restant à mettre en place.

Dès le 7 décembre, Paris annonce que les soldats de Sangaris auront désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de « désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations ».

La première unité concentre son action sur la sécurisation de la capitale, qui abrite un tiers de la population totale (environ 4,5 millions d'habitants).

Entre février et septembre 2014, une unité de combat interarmes oriente ses opérations sur la sécurisation de l'axe routier reliant la capitale au Cameroun, dans l'Ouest. En avril, l'effort avait été porté sur l'Est.

En septembre, l'ONU prend le relais de la Misca avec la Minusca (Mission de l'ONU en République centrafricaine).

« Stabilité retrouvée »

Le 14 février 2016, Faustin-Archange Touadéra est élu à la tête du pays, après une transition chaotique.

Le 13 mai, François Hollande effectue une brève visite à Bangui, consacrée au désengagement des troupes françaises et à la reconstruction du pays. « (...) La transition a réussi, la stabilité a été retrouvée », affirme-t-il.

Mais les défis sécuritaires restent nombreux dans ce pays où tout est à reconstruire et où les groupes armés conservent leur pouvoir de nuisance. En province, des groupes d'ex-séléka sont toujours actifs et le désarmement des milices reste à faire.

Accusations de viols

La force Sangaris a été mise en cause dans des scandales d'abus sexuels, tout comme des Casques bleus de nombreux contingents.

Des enquêtes judiciaires sont en cours à Paris sur ces accusations de viols, d'abus ou d'exploitation sexuelle, notamment sur mineurs, ou de sévices physiques.

Manuel Valls : la France « n'abandonnera jamais » la Centrafrique

La France « n'abandonnera jamais la Centrafrique » malgré le retrait annoncé de l'opération militaire française Sangaris, a affirmé ce dimanche soir le Premier ministre Manuel Valls après de nouveaux troubles meurtriers dans le pays. 

Si « nous n'avons pas vocation à demeurer présents ad vitam aeternam » et que la force onusienne de la Minusca « doit monter en puissance », il est « hors de question de laisser ce pays seul », a-t-il assuré lors d'une interview accordée à France 24 et RFI. 

Pour le Premier ministre, qui s'est dit « très inquiet » des nouvelles violences qui ont fait 25 morts cette semaine, « les Nations Unies, l'Union européenne et la France, ensemble, doivent permettre de sauvegarder la paix civile »

« Nous n'abandonnerons jamais ce pays », a-t-il dit, en écho au chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault, selon qui « la France ne laisse pas tomber la Centrafrique »

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé dimanche soir à Bangui pour acter la fin de l'opération Sangaris qui aura mis fin aux tueries de masse en Centrafrique, sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com