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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:36

 

 

27/09/2016 . Mis à jour à 16h35 par Sudouest.fr avec AFP

 

Les Nations unies ont fait état mardi de nouveaux morts en Centrafrique ainsi que d'agressions contre des organisations humanitaires

 

Depuis la mi-septembre en Centrafrique, des violences ont fait "10 à 20 morts dans le village de Kouango (centre-est)". La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui compte 12.000 militaires et policiers, prépare une action conjointe sur place avec le gouvernement de Bangui, a expliqué Vladimir Monteiro, un porte-parole de cette opération.

 

A l'origine des violences: des rebelles ex-Séléka dont la prise du pouvoir en 2013 avait plongé le pays dans le chaos. Début 2016, l'élection dans le calme du président Faustin-Archange Touadéra, sous les auspices de la Minusca et de l'opération française Sangaris, avait marqué l'espoir d'un retour à la paix.

 

"Des exécutions sommaires"

 

A Kouango, des rebelles ex-Séléka continuent d'attaquer des villages, d'exécuter sommairement des habitants, d'incendier des maisons entraînant la fuite de civils, selon des témoignages recueillis par un journaliste de l'AFP à Bangui.

 

Interrogé  sur la situation à Kouango, le ministre centrafricain de la sécurité, Jean-Serge Bokassa, a évoqué "des exécutions sommaires perpétrées à l'endroit de population". "Cela a cessé du côté de Kouango mais il y a d'autres préoccupations du côté de Koui", a ajouté le ministre.

 

Au moins six personnes ont été tuées et des centaines de maisons incendiées

 

Dans cette région de l'ouest frontalière du Cameroun, une faction de l'ex-rébellion Séléka a attaqué et occupé plusieurs villages dans la région. Au moins six personnes ont été tuées et des centaines de maisons incendiées. Le 19 septembre, la Minusca avait fait état de six morts dans des attaques lancées par des homme armés issus de l'ex-coalition rebelle séléka près de Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi (centre).

 

Les travailleurs humanitaires ciblés

 

Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies a par ailleurs condamné "les agressions dont ont été la cible les travailleurs humanitaires" dans cette même région de Kaga Bandoro. "Au cours du mois de septembre, 15 agressions ont été enregistrées avec des cas où des individus armés se sont introduits dans les locaux administratifs ou les logements d'ONG internationales", écrit Ocha dans un communiqué. 

 

Ocha "déplore également la dégradation dans la protection des civils" en Centrafrique, rappelant que "2.3 millions de personnes ont encore besoin d'aide humanitaire alors que seules 30% des actions ont été financées. Cela représente 161 millions de dollars sur les 532 requis pour répondre à l'urgence humanitaire".

 

 

 

Bangui, le 26 septembre 2016 - Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) en République centrafricaine condamne avec la dernière énergie les agressions dont ont été la cible les travailleurs humanitaires dans la région de Kaga Bandoro, préfecture de la Nana Gribizi. Au cours du mois de septembre 15 agressions ont été enregistrées avec des cas où des individus armés se sont introduits dans les locaux administratifs ou les logements d’ONG internationales. OCHA déplore également la dégradation dans la protection des civils en RCA.

 

OCHA rappelle que cette criminalité dirigée contre les travailleurs humanitaires constitue une violation grave du Droit international humanitaire au même titre que l’entrave à l’accès humanitaire. A cet égard, au nom de la Communauté humanitaire, OCHA souhaite souligner l’impact négatif que de tels actes pourraient induire notamment dans les régions où les populations vulnérables ont toujours d’un soutien.

 

A l’heure où le financement des activités humanitaires est à son niveau le plus bas au cours des quatre dernières années, il est vital que les actes de tous contribuent à rassurer les donateurs et à les encourager à investir davantage en République centrafricaine. A ce jour, 2.3 millions de personnes ont encore besoin d’aide humanitaire alors que seul 30% des actions ont été financées. Cela represente161 millions de dollars sur les 532 requis pour répondre à l’urgence humanitaire.

 

Violences mortelles et agressions d'humanitaires en Centrafrique
Violences mortelles et agressions d'humanitaires en Centrafrique

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