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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement toujours imprécis sur le sort des otages et des fugitifs de l’ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er  septembre 2016 (RJDH)—Dans son communiqué du 22 aout dernier, le gouvernement centrafricain annonçait que les fugitifs de l’ex-Séléka, avaient fait, dans leur fuite des otages. Plus d’une semaine après, l’exécutif centrafricain ne donne pas de précision.

 

Dans le communiqué du 22 aout, le gouvernement n’a consacré qu’une ligne aux otages dont il a demandé la libération : « le gouvernement les (fugitifs) exhorte à déposer les armes sans délai, à libérer les otages en leur possession (…) » peut-on lire dans le document.

 

Plus d’une semaine après cette déclaration, le gouvernement n’a toujours pas donné des précisions sur l’identité, le nombre de ces otages. Contacté à plusieurs reprises par le RJDH, Théodore Jousso, ministre des transports et porte-parole du gouvernement a renvoyé le dossier à son collègue de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa est injoignable. Néanmoins, au ministère de la sécurité publique on confirme la prise en otage de quelques chasseurs, habitants de Sibut et de ses environs sans donner des précisions sur leur nombre.

 

De sources bien informées, l’exécutif centrafricain n’a pas de données précises sur l’effectif et l’identité de ces otages. Par ailleurs, les mêmes sources indiquent qu’une négociation formelle n’est encore engagée « pour le moment, il n’y a pas de contact formel avec les ravisseurs. Le gouvernement a lancé un appel à la libération, voilà tout », a confié un cadre à la Primature.

 

Aussi, un proche de Abdoulaye Hissene, contacté par le RJDH n’a pas souhaité donner des précisions sur les otages. Ce dernier s’est contenté de rassurer sur leur situation, « les otages vont bien et ils sont entre de bonnes mains en attendant  que les choses se précisent » confie t-il au RJDH.

 

Ces personnes ont été prises en otage dans la nuit du 12 au 13 aout par des combattants de l’ex-Séléka parmi lesquels Abdoulaye Hissène et Aroun Gaye qui tentaient de rejoindre Kaga Bandoro à bord de véhicules armés.

 

 

Centrafrique : Le ministre Jean Serge Bokassa appelle à l’utilisation des atouts traditionnels dans la résolution de la crise

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er septembre 2016—Le ministre de l’administration du territoire et de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa pose la chefferie traditionnelle comme voie de sortie de crise en Centrafrique. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le week end dernier.

 

Jean Serge Bokassa pense que l’imitation des modèles ne saurait apporter la paix dans le pays « tout concept importé, n’a pas servi jusque là. Il faut actuellement apporter des solutions propres tirées de nos cultures, de notre histoire, de la chefferie traditionnelle pour espérer solutionner cette crise. Nous pensons qu’il y a tout un patrimoine immatériel qu’il faut ressusciter » précise le membre du gouvernement.

 

Le patron de la sécurité publique plaide pour la conservation du patrimoine traditionnel, « en Côte-d’Ivoire, ils ont su conserver leur chefferie traditionnelle. C’est le cas aussi  au Cameroun, tout proche de nous. Par contre, nous avons dépassé les bornes. Et aujourd’hui on a dû mal à les rétablir. C’est pourquoi, la crise là, n’est pas que politique, elle est aussi culturelle. C’est pour cela que nous plaidons pour la renaissance de notre culture et de la chefferie traditionnelle, ce qui nous fera gagner d’avantage » note t-il.

 

La réhabilitation de la chefferie traditionnelle est l’une des recommandations du forum de Bangui de mai 2015. Plusieurs ONG sont aujourd’hui engagées pour la renaissance de la chefferie traditionnelle en Centrafrique.

 

Centrafrique : Plus de six cent malades au stade avancé du sida pris en charge par MSF

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, le 01 septembre 201 6(RJDH)—Plus de six cent malades du Sida avec des infections opportunistes dont la tuberculose sont pris en charge par MSF à l’hôpital communautaire de Bangui. Emmanuel Lampaerd, Chef de mission des Médecins Sans Frontières, section de Belgique, a fait le point sur cette prise en charge dans cette interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Bonjour Monsieur Emmanuel Lampaerd

 

EL : Bonjour

 

RJDH : Vous êtes Chef de mission des Médecins Sans Frontières section de Belgique qui vient d’amorcer un projet sur la prise en charge du VIH/SIDA. Quelles sont les ambitions de ce programme ?  

 

EL : Le projet « support à la médecine interne et le service du laboratoire » au sein de l’hôpital communautaire de Bangui veut offrir un accès aux soins de qualité et gratuit pour le stade clinique avancé du Sida. Nous ne parlons pas ici de la prise en charge avec l’antirétroviral pour les patients vivant avec le virus.

 

Nous parlons  ici des PVVIH qui sont pour  une autre raison devenues des cas cliniques sida .Des stades cliniques avancés des malades grabataires, des patients vivant avec le virus avec des infections opportunistes dont notamment la tuberculose qui représente en RCA en terme de coïnfection, une réalité assez importante. Nous voyons dans le service  de la médecine externe  que la proportion des malades du sida avec co-infection représente au moins un tiers et le gap au niveau de Bangui était réellement en terme d’offre  hospitalier pour ces malades VIH/sida, c’est qu’on essaie depuis quelques mois de mettre en place un support aux équipes du ministère de santé à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

RJDH : Combien de malade  avez-vous déjà reçu dans le cadre de ce programme ?

 

EL : Nous pouvons dire que depuis le début du programme, nous avons jusque-là pris en charge plus de six cent malades de VIH/Sida, des patients  tuberculeux. Je crois que le nombre des cas est en augmentation  continu depuis le début du programme. En termes de nombre d’admission, nous tournons  facilement autour de  90 nouvelles admissions par semaine.

 

RJDH : Comment le suivi de ces patients se fait-il e dehors de l’hôpital ?

 

EL : Une fois que le malade est stabilisé et que les infections opportunistes aient été contrôlées, nous faisons le lien avec les différents centres qui existent à Bangui avec le soutien du fonds mondial, la fédération Internationale de la Croix Rouge et les sous récipiendaires qui appuient ces différents centres. Je peux citer la croix Rouge Française, Cordaid et l’expertise Française.

 

 RJDH : Quel est la différence entre la prise en charge  ambulatoire et la prise en charge hospitalière en termes de résultat ?

 

E L : La prise en charge ambulatoire, c’est quelque chose de tout à fait normal intégré avec des directives au niveau de la RCA qui s’inscrivent dans les directives de l’organisation Mondiale de la Santé. Nous parlons ici des directives RCA 2014 intégré dans plusieurs centres de santé. Le degré des soins infirmiers, la complexité de la prise  en charge, la nécessité de bon protocole, la nécessité d’un plateau technique biomédical c’est-à-dire un bon laboratoire.

 

Voici les différents défis qui différencient la prise en charge hospitalière vis-à-vis de la prise en charge ambulatoire intégrée dans les centres de santé. Nous voyons également les ressources humaines  au niveau des laboratoires, au niveau de l’équipe soignant, au niveau médecins traitants .Il va de soi que cela nécessite une excellente collaboration, une volonté réelle. Il s’agit d’un projet pilote et qui va pousser l’ensemble de la prise en charge avancée en RCA vers  un niveau de qualité d’accessibilité pour l’ensemble des patients vivant avec le virus et qui développe le sida avec une co-infection sachant que le VIH en RCA est une réalité, c’est le pays avec la plus haute prévalence dans la région de l’Afrique centrale. L’accès au traitement, la recherche des perdus de vue, l’interruption du traitement suite au cycle de violence font en sorte aujourd’hui, qu’il ya pas mal des malades grabataires. Ce projet veut leur offrir un accès au soin de qualité et gratuit.

 

RJDH : Parlons de collaboration. Dites nous, quel genre de collaboration que les Médecins Sans Frontières entretiennent ave l’hôpital communautaire ?

 

E L : L’hôpital communautaire de Bangui est un hôpital de niveau central. Au niveau de la médecine interne et au niveau d’accueil, la capacité est réduite. La collaboration est constructive entre nous. De part et d’autre, il ya très souvent des discussions, des échanges. Je crois qu’ensemble avec la direction de l’hôpital communautaire de Bangui, nous nous inscrivons dans la volonté  de mettre en place un projet pilote, un projet innovateur.

 

Nous sommes convaincus de la nécessité de mettre en place  un projet qui puisse garantir un plateau technique des soins infirmiers, des protocoles qui puissent répondre à cet énorme besoin au niveau de Bangui. C’est l’occasion de remercier les différentes équipes MSF, le ministère, les chefs de services impliqués, la direction de l’hôpital pour la collaboration.

 

RJDH : Monsieur Emmanuel Lampayerd, je vous remercie

 

E L : je vous remercie aussi

 

Propos recueillis par Pascale Angéla Saulet Yadibert

 

 

Relations tendues entre le personnel de l’ambassade de la RCA au Soudan

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er septembre 2016—La tension est palpable depuis quelques jours entre le personnel diplomatique de l’ambassade de la RCA au Soudan, a-t-on appris de sources proches du ministère des Affaires Etrangères à Bangui. Des fiches envoyées à Bangui par certains agents, seraient à l’origine de cette situation.  

 

Les relations entre le personnel de la représentation diplomatique centrafricaine au Soudan, sont tendues selon nos informations, suite à des accusations de fiches mensongères qui sont envoyées à Bangui. Le colonel Gérard Mackyo, attaché militaire à l’ambassade de la République Centrafricaine au Soudan est accusé par plusieurs de ses collègues d’être auteur de nombreuses fiches mensongères qui ont fini par glacer les relations. « Pour le moment au sein de l’ambassade, la méfiance s’est installée à cause des fiches que l’attaché de défense ne cesse d’envoyer à Bangui pour demander au ministre de relever certains collaborateurs. Ce sont ces correspondances qui sont à l’origine de la tension ici » a confié un personnel de l’ambassade contacté par la rédaction.

 

Dans un document dont le RJDH a eu copie, le Colonel Gérard Mackfoy, attaché de défense s’est pris à l’ambassadeur qu’il accuse de nourrir des intentions déstabilisatrices. Dans la même note qu’il a adressée au ministre des Affaires Etrangères, Mackfoy a demandé que tous ses proches collaborateurs puissent être relevés et que sa femme soit nommée comme sa secrétaire particulière.

 

De sources autorisées, plusieurs fiches signées par cet officier de l’armée, sont enregistrées au ministère des Affaires Etrangères. Mais, difficile de vérifier la véracité des accusations que le colonel Mackfoy porte contre le numéro 1 de l’Ambassade de la RCA au Soudan.

 

Ni l’ambassadeur ni l’Attaché de défense, sont joignables pour se prononcer sur cette affaire qui a joué sur l’efficacité de la mission diplomatique centrafricaine au Soudan. Au ministère des Affaires Etrangères, on promet d’agir pour mettre fin à la pratique de fiche mensongère « ce n’est pas seulement du Soudan que nous recevons ces fiches qui pour l’essentiel, ne rendent pas compte de la réalité. Des mesures sont en train d’être prises pour que les auteurs soient corrigés parce que cette attitude brise l’élan que est attendu sur le plan diplomatique » a confié un cadre au ministère qui a requis l’anonymat.

 

En fin juillet dernier, la détérioration des relations entre le personnel diplomatique s’est soldée par l’envoi de la police diplomatique au niveau de la mission centrafricaine.

 

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