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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:05
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique Plusieurs morts dans un affrontement entre Séléka et Anti-Balaka à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 17 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 17 septembre 2016 (RJDH)—Un affrontement a eu lieu vendredi 16 septembre dans la soirée entre des fractions ex-Séléka et des miliciens Anti-Balaka au village Ndomété situé à 10 kilomètres de Kaga-Bandoro, faisant au moins une dizaine de morts et plusieurs blessés, a-t-on appris des sources hospitalières.

 

Cet affrontement est survenue après la visite du président Faustin Archange Touadera le 4 août dernier dans la ville pour parler de la paix et du désarmement. Des sources hospitalières ont fait savoir qu’au moins dix (10) personnes ont été tuées et une quinzaine de blessés enregistrés après les événements.

 

Le Préfet de la Nana-Gribizi, Gaston Yendemo, joint par le RJDH alors qu’il se trouve à Bangui, a confirmé l’attaque« oui la situation est sérieuse, il y-a eu au moins cinq personnes tuées et des pillages. Je continue à recouper les informations sur les raisons de cet affrontement car la ligne téléphonique est mauvaise », a-t-il confié au RJDH.

 

Une source sécuritaire a précisé au RJDH que des miliciens Anti-Balaka auraient pris fuite dans la brousse « des représailles des ex-Séléka s’en sont suivis sur la population civile. Des commerces et maisons ont été pillés. La radio Kaga, nouvellement installée a aussi été pillée et des civils repartent en vague sur les sites des déplacés », a-t-elle expliqué, sans donner les raisons de ce nouvel affrontement.

 

Des structures humanitaires sont aussi touchées. L’ONG Person in Need Relief Mission (PNRM), installée à Kaga-Bandoro depuis mai 2016 a été pillée par des hommes armés.

 

Joint par le RJDH, le porte-parole de la Minusca n’a pas été en ligne y compris celui du gouvernement pour donner leur version des faits.

 

Dans la journée du vendredi vers 11 heures, les commerces ont été fermés suite à la sortie massive des ex-Séléka avec leurs armes de guerre. Des humanitaires ont été interdits de sortir de leurs bureaux à cause de ce mouvement inquiétant.

 

Ce matin du samedi 17 septembre, on rapporte la présence des casques bleus de la Minusca pour sécuriser les endroits stratégiques notamment l’aérodrome et l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro, qui a été fermé le 12 septembre suite à l’incursion des ex-Séléka avant d’être rouvert le 15  septembre. Ces derniers avaient violenté le personnel soignant et traumatisé les malades pour mettre la pression afin de soigner leurs compagnons d’armes blessés dans un accident de circulation

 

La ville de Kaga-Bandoro, l’un des fiefs des rebelles de la Séléka, est contrôlée par le général Alkatim, un ancien soldat de 2e classe de l’armée régulière (FACA), promotion 2004 qui avait soutenu la rébellion de François Bozizé en 2003 avant de rejoindre la Séléka en 2011.

 

 

Centrafrique : Plus de 40% d’enfants atteints de malnutrition sévère et aigue à Bouar

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 SEPTEMBRE 2016

 

BOUAR, 17 Septembre 2016 (RJDH)—De sources proches de l’hôpital préfectoral de Bouar, plus de 40% d’enfants souffrent de la malnutrition sévère et aigue à Bouar. Au moins, deux enfants meurent de cette maladie par semaine dans cette ville, selon les mêmes sources.

 

En évoquant la malnutrition, un cadre de l’hôpital préfectoral parle de situation inquiétante « aujourd’hui plus de 40% d’enfants souffrent de la malnutrition sévère et aigue. La situation est plus inquiétante que l’on ne saurait imaginer » a confié cette source sous l’anonymat.

 

La même source a précisé que plusieurs enfants meurent chaque semaine de cette maladie, « nous enregistrons régulièrement des cas de décès d’enfants malnutrition. Pour être précis, un à deux enfants meurent de la malnutrition sévère et aigüe par mois ».

 

L’hôpital préfectoral tente d’apporter les soins à la limite de ses moyens sauf que les aliments distribués prennent d’autres directions, « l’hôpital de Bouar prend en charge gratuitement les enfants atteints par cette maladie, malheureusement, les produits distribués, sont vendus sur le marché et au quartier », regrette un autre responsable de l’hôpital.

 

Une évaluation menée dans la Nana Mambéré, Mambéré Kadei, Sangha Mbaéré et la Lobaye a révélé que 16% des enfants de moins de 5 ans souffrent de la malnutrition aiguë et 6,6% de la malnutrition sévère aigue.

 

Centrafrique : L’ancien ministre Christophe Gazam Betty dément la présence des soldats chinois à Birao

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 17 SEPTEMBRE 2016

BANGUI, 17 septembre 2016 (RJDH)–Christophe Gazam-Betty, ancien ministre d’Etat, silencieux depuis quelques mois, est sorti de sa réserve sur l’affaire des soldats chinois signalés à Birao. L’ancien ministre d’Etat a installé à Birao une société de gardiennage dont les agents s’occupent de la sécurisation du site pétrolier où une entreprise chinoise fait des recherches. La société de Gazam-Betty, est au cœur de polémique depuis l’annonce de la présence des soldats chinois dans cette zone. L’ancien ministre d’Etat répond au RJDH sur la présence des Chinois à Birao, l’origine de sa société, le statut des agents, les relations avec les groupes armés dans la région.

 

RJDH Monsieur Christophe Gazam-Betty,Bonjour

 

Christophe Gazam-Betty Bonjour

 

RJDH : Vous êtes ancien ministre d’Etat mais vous avez mis créé une société de gardiennage dans le Bamningui Bangoran et la Vakaga. Vous qui portez un projet dans ces parties de la RCA, est ce que vous pouvez confirmer la présence signalée des soldats chinois à Ndélé où une entreprise chinoise fait des prospections de pétrole ?

 

CG : Les gens doivent arrêter de fantasmer parce que tout cela, c’est du fantasme. Où est ce que vous avez vu l’armée chinoise installée dans le nord du pays ? Aujourd’hui même les techniciens qui travaillent sur le site pétrolier sont en vacance, il n’y a personne et ils sont en train de chercher à rentrer.  Demandez à ceux qui véhiculent ce type de nouvelles, d’en apporter les preuves.

 

Il ne faut pas rester sur la présence des chinois, pour moi, c’est de l’invention et du fantasme. Aujourd’hui, il y a autre chose qu’on cherche à faire. C’est d’arrêter le projet pétrolier voilà.

 

RJDH : Mais quels sont ceux qui cherchent à arrêter le projet ?

 

CG : Ceux qui diffusent ce genre de nouvelles. Quel objectif poursuivent-ils? Qu’est ce qu’ils veulent réellement en mettant la population dans des situations de détresse et de pression.  Cela devait être sanctionné. Il faudrait qu’il y ait des dispositions qui permettent au pouvoir public d’interpeller et aussi bien les journalistes que ceux qui  diffusent ce genre de nouvelle.

 

Vous ne pouvez pas aller sur une station radio, dans un journal ou sur un site, racontez des énormités. Vous dites que Djotodia fait des courses au marché de Ndélé alors qu’il est à Cotonou, vous dites qu’il est à Birao. Mais qu’est ce que vous racontez comme ça ?

 

RJDH : C’est plutôt Nouredine le n°2 du FPRC qui est dans les environs de Ndélé, vous le confirmez ?

 

CG : Il est dans les environs de Ndélé mais ce n’est pas de ça que vous dites à la population. Vous dites que Djotodia fait des courses au marché de Ndélé, mais ce n’est pas sérieux.

 

RJDH : Le RJDH n’a jamais dit cela !

 

Je n’indexe pas le RJDH mais ces journalistes qui disent que je suis à Birao avec Djotodia. Mais que signifie cette pantalonnade là ! Ceux-ci doivent arrêter.

 

Je crois qu’il va falloir qu’au niveau des textes qui régissent le métier de journalisme et de la presse et au niveau de la gestion de la sécurité du pays, que ceux qui annoncent des coups d’Etat par ci par là, des rebellions par ci par là,  qu’on leur demande au moins de répondre aux questions qui ? Que ? Quoi ? Qu’ils nous disent qui fait le Coup d’Etat, qui finance, qui fait quoi. Ça ne sert à rien d’ameuter les gens. Non ce n’est pas sérieux. Il faudrait que ceux qui répondent ce genre de nouvelles et bien qu’ils soient sanctionnés. Parce que c’est aussi une manière d’insécuriser le pays que de raconter de tel phénomène. Il n’y a aucun militaire chinois sur le territoire centrafricain à Ndélé qu’est ce qu’ils ont à faire là bas. Vous vous pensez que un Etat, une puissance comme la Chine va déployer une force sur un territoire étranger comme ça ?

 

RJDH : Mais il y a au moins des soldats chinois au  niveau de l’Ambassade à Bangui !

 

Ah ! Mon cher ami, depuis qu’il ya des forces spéciales  à l’ambassade des  Etats Unis, vous trouvez normal ! Il y a des militaires français dans l’ambassade de France, c’est normal ! C’est leur territoire, les chinois ont le droit d’avoir la protection des militaires chinois dans leur territoire qu’est leur ambassade.

 

RJDH : Donc ces soldats sont à Bangui et non à Ndélé !

 

CG : L’Ambassade de Chine a failli être détruite comme d’autres sites autour comme l’Assemblée et le ministère des Affaires étrangères. Ils ont pris la peine d’analyser leur situation sécuritaire et ils ont fait garder leur ambassade alors où est le problème ?

 

Les 200 forces spéciales à l’Ambassade des Etats Unis, vous n’avez jamais soulevé ça comme problème. Aujourd’hui quand je vais à  l’ambassade de France, je vois des gendarmes français, ça ne pose pas de problème. Pourquoi voulez vous en faire un débat ? Ils ne sont pas en nombre opérationnel. Ils gardent leur  site dans ces conditions, ils sont protégés par le traité international de Vienne. Les sujets de sécurité du pays, ce n’est pas ça.

 

Si vous posez le problème de sécurité de l’Ambassade de Chine, posez également le problème de sécurité de l’Ambassade de France, des Etats Unis de la même manière, on ne peut pas autoriser et trouver normal que les autres pays ont leur force et que pour les chinois, on en fait un problème. C’est autre chose qu’on veut faire.

 

RJDH : Monsieur le ministre vous avez crée une société de gardiennage à Birao dans la Vakaga et dans le Bamingui Bangoran et ce sont vos agents qui selon les informations protègent le site pétrolier où travaillent les chinois. Comment vous êtes arrivé à créer cette société. Il semble que vous n’engagez que des combattants Séléka.

 

CG : Cette société, je ne l’ai pas créée que pour les sites pétroliers. Mais je ne travaille pas qu’avec les chinois. J’ai crée ma société et j’ai choisi le créneau d’aller sur les secteurs  sensibles tels que le pétrole et autres. C’est ainsi que vous allez voir que le matériel chinois qui a été protéger pendant deux ans n’a pas subi de perte. Il fallait que quelqu’un le fasse. Et ceux qui l’ont gardé au lieu au moins de leur dire merci, mais vous les vilipendez.

 

RJDH : Vous avez créé cette société depuis très longtemps ?

 

J’ai crée ma société pour au moins faire autre chose. N’oublier que j’ai été ministre de la communication et de la réconciliation nationale. J’ai été normalement avec l’ancienne structure vice président du DDR, je me suis occupé de cette question là.

 

RJDH : Vous avez créé votre société pour faire du DDR.

 

 CG : Ma société fait du pré-DDR et je suis en avance  et aujourd’hui je travaille avec les Nations-Unies qui surveillent mes activités. Le panel des experts des Nations-Unies croise les listes que j’ai avec la liste des gens qui sont recherchés. Et il arrive qu’on me dise, faites attention à tel ou tel nom. On travaille sur cette base là. Les critères sont les suivants : le volontariat. Je dis aux gens, vous m’avez dit que vous avez pris les armes parce que, parce ce que etc.., aujourd’hui il y a un projet qui est le vôtre. Qui va développer la région, qui va régler le problème de la mauvaise répartition des richesses dans le pays et qui va résoudre le problème du sous développement  et du désenclavement d’une région. N’oubliez pas que j’ai été ministre résident de la Vakaga, donc j’étais en charge de connaitre les problèmes de la Vakaga.

 

Il ne va pas falloir que je sois candidat à une élection présidentielle que je trouve de solution. Je suis citoyen, je suis patriote. Je n’ai pas à annoncer que je suis ami à tel où tel président pour que le président là, m’aide à faire des solutions dans mon pays. J’ai deux ou trois petites relations qui peuvent m’aider à  apporter des solutions aux miens.  Je viens dans les villages, je leur demande au  nom d’une préférence nationale de garder leur village de le protéger contre les invasions des gens qui viennent d’ailleurs et qui mettent le désordre et les gens comprennent. Aujourd’hui ces gens sont occupés à protéger les sites et vous voyez bien qu’il y a moins de désordre dans la Vakaga et dans le Bamingui Bangoran.

 

Je dis aux jeunes au lieu de vous enrôler dans la rébellion, vous demandez un statut social, je vous le donne, vous êtes salarié, vous êtes déclarés, vous avez une carte de travail.

 

Qu’est ce qui interdit cela ? Pourquoi tant de débat, il y a des sociétés qui font la même chose.  Pourquoi vous ne parlez pas aussi de cela comme vous le faites.

 

J’essaie d’apporter ma part de contribution patriotique. Aujourd’hui, j’essaie de donner un peu de revenus aux gens qui protègent un projet qui va changer la donne au niveau national.

 

RJDH : Nous savons que dans la région, il ya le FPRC de Nourredine et le MPC d’Alkatim. Quelles relations entretenez-vous avec ces groupes armés ?

 

CG : Personne ne me dérange et je ne dérange personne.

 

RJDH : Est ce vous avez rencontré Nourredine qui est signalé dans les environs de  Ndélé ?

 

CG : Non,Nourredine est  dans un village à 80 ou 100 km de Ndélé. Il n’est pas dans la ville. Il arrive qu’il passe à Ndélé quand je ne suis pas là et on n’a pas eu l’occasion de se voir.

 

RJDH : Et Alkatim du MPC ?

 

CG : Alkatim, il est à Kaga Bandoro. Au mois de novembre, ses hommes sont venus saboter le site, je lui ai demandé  de se retirer et je l’ai fait, j’ai aidé le gouvernement à restaurer l’autorité de l’Etat.

 

RJDH : C’est là où vous avez remis de l’argent à ses éléments. On parle de quelques millions.

 

C’est une campagne de diffamation orchestrée par certains journaux. J’ai vu dans un journal que moi, j’ai donné 20 000 000 de franc à Nouredine. Le Confident, j’aurai pu le trainer devant la justice, qu’il apporte la preuve de ce contrat de partenariat  dont il parle, mais tout ça, on ne répond pas au coup de pied de l’âne ! Quand les éléments de MPC étaient arrivés, je leur ai demandé de rester à plus de 80 km et on a parlé pour qu’ils partent. C’est 2 millions qui étaient remis.

 

RJDH : Qui a remis cet argent ?

 

Je vous dis que 2 millions ont été remis, je crois que c’est suffisant car l’essentiel que des vies soient sauvées et le site protégé. Il faut savoir aujourd’hui que certaines personnes ne veulent pas que le projet là réussisse.

 

RJDH : Christophe Gazam-Betty, les agents de sécurité que vous engagez sont-ils armés ?

 

CG : dites moi,  qui n’est pas armé dans ces zones ? Et je vous dirai.

 

RJDH : Ils sont alors armés ?

 

CG : je n’ai pas dit ça ! Je vous demande si vous êtes courageux de venir avec moi, et de me dire qui n’est pas armé la bas, je vous répondrai.

 

RJDH : Est-ce que c’est vous qui fournissez les armes ou les agents amènent leurs propres armes ?

 

RJDH : Que vous inspire les cinq mois de présidence de Touadéra ?

 

CG : je crois qu’à partir du moment où  la transition qui a commencé  pour ma part à Libreville et qui a fini par les élections n’a pas réglé le problème du désarmement, et bien, nous n’avons pas aidé MonsieurTouadera à asseoir un pouvoir qui va dans le sens de la reconstruction.

 

RJDH : Vous vous culpabilisez ?

 

CG : si vous voulez, j’ai géré la transition comme beaucoup d’autres, je dis globalement nous n’avons pas désarmé.

 

RJDH : Christophe Gazam-Betty je vous remercie

 

CG : Je vous en prie.

 

Propos recueilli par Sylvestre Romain Sokambi

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