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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 09:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Le président du MNS Eric Sorongopé exige de Touadera la fermeté contre les irréductibles

 

http://rjdh.org/ Par Jean Fernand Koena le 14 septembre 2016 

 

BANGUI, 14 Septembre 2016 (RJDH) — Le président du Mouvement National de Solidarité (MNS), Eric Sorongopé Zoumandji appelle à une politique de fermeté contre les mercenaires étrangers qu’il a qualifié d’irréductibles. Cette position est exprimée  dans une interview accordée au RJDH le 13 septembre 2016.

 

RJDH : Monsieur Eric Sorongopé Zoumandji bonjour.

 

Eric Sorongopé Zoumandji : Bonjour.

 

RJDH : En tant qu’allié de Faustin Archange Touadera est ce qu’il rassure ?

 

ESZ : Je voudrais préciser que nous ne sommes pas un parti, mais  un mouvement national de solidarité dont je suis le président. Effectivement nous sommes alliés, je dirai de première heure, après le premier tour du candidat Touadera. Si nous avons été parmi les premiers, c’est qu’il nous rassure et il continue de nous rassurer.

 

RJDH : Il continue de vous rassurer alors que sur le plan politique et sécuritaire, les choses ne sont pas au beau fixe !

 

ESZ : Vous savez, la politique est un art difficile, Touadera vient d’accomplir ses cinq mois de pouvoir, nous discutons avec lui, nous l’observons, nous voyons comment il réagit. Ce qui est fondamental, nous savons qu’il se bat pour le rétablissement de la paix et par l’adhésion des combattants des groupes armés au désarmement, la réinsertion et le rapatriement pour ceux qui ne sont pas des centrafricains. Voilà ce qui nous intéresse à un haut point.

 

RJDH : Comme le désarmement s’obtient par le dialogue, raison pour certains groupes armés d’être hostiles à l’offre de Touadera ?

 

ESZ : Bien sûr ! Nous ne sommes pas naïf, vous savez dans ces choses-là, y a ce que j’appellerai la carotte et le bâton. Je suis certains tout au moins, je pense, qu’il y aura ce dialogue pour amener ceux qui sont de bonne foi, le désarmement c’est-à-dire la paix. Arrivera un moment où les irréductibles surtout les mercenaires étrangers ne voudront pas cette paix, ils vont continuer à pousser les centrafricains à l’agitation. Et je crois certainement  qu’il faut utiliser le bâton.

 

RJDH : Donc pour vous, Touadera est dans la logique de la Carotte ?

 

ESZ : Affirmatif ! Il est dans la logique de la carotte.

 

RJDH : Alors, quand la fin de la Carotte ?

 

ESZ : C’est un processus qui demande un terme, c’est-à-dire un temps. Le peuple centrafricain à soif de la paix. Et je suis certains que dans les prochains mois, certainement après que la conférence de Bruxelles ait lieu et que les bailleurs de fond aient donné les moyens à Touadera de sa politique – moyens extérieurs- et nous verrons bien d’ici au début de l’année prochaine ce qui se passera sur le terrain.

 

Toutes les structures ont été déjà mise en place, il s’agit de réaliser les politiques qui ont été définies. Donc amener les gens à comprendre qu’il y a le désarmement et naturellement, il y a des propositions qui se font au niveau de l’incitation au désarmement. Que ces propositions soient mises en application. Il y aura des irréductibles, certainement d’ici six mois, nous n’allons pas continuer à utiliser la carotte.

 

RJDH : Mais pour utiliser le bâton, il faut nécessairement l’armée or, le pays ne dispose pas de son armée ?

 

ESZ : Très intéressant. Dès lors qu’il y aura une fraction de ces forces illégales qui va se rallier au processus du désarmement, et c’est ce qui est en train d’être fait et Touadera négocie avec tout le monde pour obtenir le désarmement, parce que trop de sang a coulé en Centrafrique, on n’a pas besoin de faire couler le sang.

 

Dès lors que le mouvement du désarmement sera enclenché et qu’il y aura plusieurs appels de pied et que les irréductibles continueront à utiliser leurs armes contre la population civile, nécessairement les forces onusiennes seront obligées de réagir.

 

En ce moment-là, notre Armée sera déjà aguerrie. Croyez-moi, notre Armée aura seulement quelques mois pour jouer sa mission régalienne et de souveraineté.

 

RJDH : Les forces onusiennes ont dit qu’elles ne sont pas là pour faire la guerre !

 

ESZ : On ne leur demande pas de faire la guerre.

 

RJDH : Mais vous misez quand même sur elles?

 

ESZ : Pour la protection de la population comprenez-moi bien,  pour la protection, c’est leur mandat qui les y oblige. Dès lors qu’il y aura des adjudications parce que les irréductibles vont se mettre à tuer, à braquer et à violer. Dès lors les forces onusiennes ne vont pas rester les armes au pied.

 

Deuxièmement. Ce qui peut rassurer est passé peut être anodin : la déclaration du Ministre français de la Défense. Une partie de Sangaris va rester à l’Etat-major et l’autre partie sera affectée au pilotage des drones. Croyez-moi lorsqu’on parle d’utilisation de drones, c’est pour voir le mouvement de la troupe, recueillir des renseignements nécessaires pour répondre avec efficacité aux agitations et tentatives de quelques hordes que ce soit, que cela soit perçu rapidement ! Et si on a ces informations on ne va pas rester les armes au pied ? Non ! on va réagir. Si on surveille les gens et qu’ils tentent de descendre sur Bangui ou attaquer les villes de provinces.

 

RJDH : Vous y croyez ?

 

ESZ : j’y crois  quand même, j’y crois. Vous savez la communauté internationale a dépensé des milliards pour la RCA. Il y a des constructions qui ont été faites et se font. C’est autant des indicateurs qui nous disent que tous ces investissements vont aller à perte et profit. La communauté internationale serait complètement contre-productive, je dirai illogique en ayant beaucoup investi  et laisser ces investissements être détruits par les bandits de grand chemin.

 

RJDH : La BEAC a salué la croissance économique du pays qui avoisinerait 6% d’ici la fin de l’année. Maquillage économique ou la résultante des reformes du gouvernement Sarandji ?

 

ESZ : Vous savez, ce n’est pas un maquillage.  Je suis économiste avant d’être financier. Le pays était tombé très bas et il ne peut que se relever pour peu qu’on apporte quelques réformes et quelques investissements qu’on incite les gens au travail.

 

Qu’est-ce que l’augmentation du produit intérieur brut ? Cela veut dire que les richesses globales de la RCA ont augmenté. Au point  où on était ces richesses ne pouvaient qu’augmenter avec l’avènement de la paix, de la démocratie et les grands travaux qui sont entrepris, qui ont les effets induits  globaux  sur l’économie. Donc nécessairement l’économie ne peut qu’augmenter sauf si les gouvernants sont des idiots et des imbéciles.

 

RJDH : L’augmentation doit tenir compte de l’aspect sécuritaire alors que le gouvernement ne contrôle aujourd’hui quatre préfectures. Qu’en pensez-vous ?

 

ESZ : Ecouter, faisons la différence entre l’augmentation de nos richesses sur une base donnée. Je vous ai dit que le pays est tombé très bas. Un effort a été fait pour que le pays redémarre.  Cela veut dire, si on est au point zéro et qu’on injecte une certaine volonté de réforme et d’investissement, nécessairement nous allons passer du point zéro au point un, deux et trois cela est normal. On n’était tombé très pas, il fallait remonter nécessairement avec la volonté affichée par le gouvernement actuel, sauf qu’on était resté dans la guerre auquel cas, on allait s’effondrer un peu plus. On ne peut que remonter c’est une logique, quant à la suite on verra bien.

 

RJDH : Le gouvernement prépare deux examens de passage la table ronde de Bruxelles et la mise en œuvre du DDR. Comment voyez-vous l’organisation de la Table Ronde et ce qu’il faut attendre du DSRP ?

 

ESZ : Laissant de côté le problème de DSRP que je connais bien, il s’agit de faire en sorte que l’économie redémarre avec force ; impulse la croissance et le développement. Et cette conférence est très importante parce qu’il faut injecter des fonds dans l’économie, nos structures financières car les finances de l’Etat ne peuvent pas le faire. On a besoin des bailleurs extérieurs et c’est ce qui va être fait. Quant à la préparation, y a eu une large concertation et c’est une bonne chose parce qu’on ne peut pas en dehors des intéressés, beaucoup de gens ont été associés, pour qu’on s’accorde sur le projet. Quels sont les projets utiles ?

 

Certaines réformes vont passer devant l’Assemblée Nationale, si des fonds massifs sont injectés dans l’économie centrafricaine et que nous apportions des réformes de fond, nous allons nécessairement aller de l’avant avec la croissance et le développement.

Monsieur Eric Sorongopé Zoumandji je vous remercie.

 

C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Communauté humanitaire et Minusca condamnent l’incursion d’hommes armés dans un hôpital à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org  PAR NOURA OUALOT LE 14 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 septembre 2016 (RJDH) — Le Coordonnateur humanitaire par intérim en Centrafrique, Docteur Michel Yao et Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca ont dénoncé l’incursion des hommes armés dans un hôpital à Kaga-Bandoro.

 

C’était dans la journée du 12 septembre 2016, que l’incursion a eu lieu d’après la déclaration faite par le Dr. Michel Yao«  Nous avons appris avec stupéfaction l’intrusion d’un groupe armé au sein de l’hôpital de Kaga-Bandoro (nord de la RCA) pour réclamer des soins à l’un d’eux blessé dans un accident de circulation, molestant le personnel de soins et provoquant la fuite de patients traumatisés », a-t-il expliqué. Il a condamné cette immixtion d’éléments armés dans les locaux hospitaliers qui d’après lui, « constitue une violation du Droit International Humanitaire ».

 

Même son de cloche du Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro qui a confirmé les faits et l’ont condamné au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca qu’il a animée ce mercredi 14 septembre  au sein de ladite institution.« Cette irruption des éléments de l’ex-Séléka dans l’hôpital est inadmissible. Nous condamnons cet acte surtout que la vie, la sécurité de ceux qui apportent des remèdes à la population est en danger. D’après lui, l’hôpital a été immédiatement sécurisé par les éléments déployés par la force de la Minusca après l’incident ».

 

Le RJDH n’a pas réussi à joindre le responsable de l’hôpital pour plus d’information sur la situation actuelle du centre de santé. Des informations reçues auprès de nos sources dans la localité rapportent que les portes de l’hôpital restent toujours fermées.

 

Devant cette violation flagrante du Droit International Humanitaire, le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr Michel Yao a lancé un appel aux différents groupes armés et forces militaires au respect strict des lieux de santé et leur personnel. Par ailleurs, il rappelle à tout le personnel de santé le caractère neutre, impartial et humanitaire de leur action de nature à consolider la paix et la cohésion sociale.

 

C’est le premier incident rapporté après la visite le 4 août dernier du président Faustin Archange Touadera dans la ville pour parler de la paix et du désarmement

 

 

Centrafrique : Défis de la protection des Aires-Protégées de Dzanga Sangha

 

http://rjdh.org  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 14 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 14 septembre 2016 (RJDH) — La protection et le respect des Aires protégées de Dzanga Sangha demeurent un défi pour les autorités locales. Le braconnage, la violation des zones de chasse, l’abatage clandestin des espèces protégées et le manque du personnel constituent des défis à relever.

 

A plus de 700 Km de Bangui, en pleine forêt équatoriale se trouve les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS), créées le 29 décembre 1990. Elles couvrent une superficie d’environ 400.000 ha (4000 km2). Cependant, sa conservation est un défi, a relevé Dieudonné Mobanza, président de la délégation spéciale de Bayanga, « les gens ne respectent pas les zones de chasse, ni les espèces intégralement protégées. Aussi, nous avons un effectif très limité d’éco-gardes pour assurer la surveillance. Ce sont là les défis que nous devons relever avec l’appui du gouvernement et ses partenaires », a-t-il indiqué.

 

Abordant dans le même sens, le Sous-préfet de Bayanga, Patrice Ngaïpere a évoqué l’absence des moyens logistiques pour les éléments d’éco-gardes dans la région, « il y a la volonté mais les moyens manquent énormément. C’est pourquoi la protection devient un défi important. Il y’a aussi le problème du personnel qualifié pour la protection des espèces », a-t-il soutenu.

 

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Bien que la zone soit menacée, les actions de la protection et de la conservation des biodiversités et d’écosystème sont organisées.

 

D’après les explications  du Conservateur  de ces zones, Christian Ndadet, les objectifs du tri-national est d’instaurer une mode de gestion commune à ces trois Aires Protégées afin de valoriser les ressources forestières et fauniques dans cette partie du bassin du Congo, de sécuriser les recettes provenant de l’exploitation de ses ressources naturelles et améliorer le cadre de vie de la population locale.

 

Ainsi pour mieux les sécuriser, Christian Ndadet a indiqué que les équipes de surveillance sont mises en place par Aire protégée et ensuite une brigade tripartite anti-braconnage effectue des patrouilles régulièrement dans les trois pays concernés notamment la Centrafrique, le Congo Brazzaville et le Cameroun.

 

Selon le constat fait sur place par RJDH, la population s’implique dans la protection des espèces forestières et fauniques afin de combattre le braconnage et la destruction de la forêt. Les sociétés d’exploitation forestières sont toutes fermées dans la région, afin de sauvegarder les Aires Protégées, la population se défend de consommer certaines espèces protégées et voire celles consommées par les gorilles et les éléphants.

 

La communauté de Bayanga soutient toujours que les Aires Protégées sont et demeurent une richesse naturelle à préserver afin de garantir un avenir aux générations futures. Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

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